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Claude
Anthropic
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Claude (modèle de langage)
| Développé par | Anthropic |
|---|---|
| Première version | |
| Dernière version | Claude Opus 4.8 () |
| Type | Famille de grands modèles de langage |
| Licence | Propriétaire |
| Site web | https://claude.ai |
Claude est une série de grands modèles de langage développés par Anthropic[1]. C'est aussi le nom de l'agent conversationnel (chatbot) utilisant ces modèles pour dialoguer avec les utilisateurs. Claude peut analyser des images et différents types de fichiers, et faire des recherches sur internet. Claude est connu pour ses performances en programmation informatique[2],[3], particulièrement avec le logiciel d'IA agentique Claude Code[4]. Un autre logiciel nommé Cowork vise à automatiser diverses tâches bureautiques[5].
La première version est sortie en [6]. Claude Sonnet désigne la version moyenne du modèle. Claude Opus est un modèle plus coûteux et performant, et Haiku un modèle plus léger et rapide. Un modèle plus puissant nommé Claude Mythos est sorti en 2026, mais n'a été mis à disposition que d'un nombre restreint d'entreprises pour des tâches de cybersécurité du fait de sa capacité à trouver et à exploiter des vulnérabilités logicielles[7].
Fonctionnalités
Outre les fonctionnalités de traitement de texte, Claude peut analyser des images, faire des recherches sur internet[8], traiter différents types de fichiers tels que les PDF[9], et converser à l'oral[10].
Abonnements
Claude peut être utilisé gratuitement, mais les abonnements donnent accès à des seuils d'utilisation plus élevés et à des fonctionnalités supplémentaires comme Claude Code et Claude dans Chrome[11],[12]. Anthropic a fourni en septembre 2023 sa première offre commerciale avec Claude Pro. En mai 2024, Anthropic a commencé à proposer les abonnements multi-utilisateurs Claude Team[13] et Claude Enterprise[14]. En avril 2025, Anthropic a lancé un abonnement plus coûteux nommé Claude Max[15].
Artifacts
La fonctionnalité Artifacts affiche dans un panneau dédié des documents ou du code informatique interprété. Par exemple, cela permet de visualiser directement des diagrammes et de les ajuster itérativement[16].
Utilisation d'ordinateur
En octobre 2024, Anthropic a lancé la fonctionnalité computer use (« utilisation d'ordinateur ») permettant à Claude de prendre le contrôle de l'ordinateur et de naviguer en analysant l'écran et en simulant les entrées clavier et souris[17].
En mars 2026, Anthropic a ajouté la possibilité de contrôler par téléphone les actions de Claude sur l'ordinateur[18].
Claude Code
Claude Code est un logiciel d'IA agentique qui permet d'automatiser des tâches de développement logiciel. Il peut écrire, exécuter, corriger et réorganiser du code informatique[5].
Déployé au grand public en mai 2025, Claude Code a connu une croissance rapide. En février 2026, il génère un revenu annualisé de 2,5 milliards de dollars, et une estimation suggère que 4 % des modifications publiées sur GitHub sont générées par Claude Code[19].
Claude Security
Claude Security sert à analyser du code à la recherche de vulnérabilités, et propose des corrections ciblées[20].
Code Review
Claude Review fait des revues de code automatisées. Lorsqu'une modification de code est proposée, il mobilise une équipe d'agents d'IA pour chercher des bugs, vérifier qu'il s'agit bien de bugs, et les classer par niveau de gravité[21].
Claude Cowork
Cowork est un logiciel d'IA agentique permettant à Claude d'effectuer des tâches bureautiques avec une certaine autonomie. Lancé en janvier 2026, Cowork est similaire à Claude Code, mais est contrôlé via une interface graphique et vise un public plus général que celui des développeurs de logiciels. Il a accès à un dossier de travail choisi par l'utilisateur, et peut y générer ou modifier des fichiers, et exécuter certaines commandes informatiques. Cowork peut par exemple synthétiser des documents, créer des présentations, modifier des fichiers Excel, utiliser un navigateur web, ou gérer des emails. Anthropic recommande toutefois de configurer Cowork pour qu'il n'ait pas accès à des informations sensibles. Le code source de Cowork aurait en grande partie été écrit avec Claude Code[5].
Claude Design
Claude Design, lancé en avril 2026, permet d'automatiser la création d'interfaces graphiques et d'éléments visuels (prototypes, présentations, logos, bannières...)[22].
Entraînement
Les modèles de la famille Claude sont des transformeurs génératifs pré-entraînés. Ils ont été pré-entraînés à prédire le mot suivant pour de grandes quantités de texte. Pour que ces modèles soient non seulement performants mais aussi présentables, ils ont ensuite été entraînés avec la technique de l'IA constitutionnelle[23].
IA constitutionnelle
L'IA constitutionnelle est une approche développée par Anthropic pour entraîner les systèmes d'IA (tels Claude) à être utiles, sincères et inoffensifs sans nécessiter de rétroaction humaine, en intégrant parmi ses filtres dans l'entraînement des modèles d'IA, des valeurs et principes inspirés de documents comme la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU[23],[24].
Dans une phase d'apprentissage supervisé, le modèle génère des réponses, s'autocritique sur la base d'un ensemble de principes (une « constitution »), puis ajuste ses réponses. Ces réponses davantage conformes à la constitution sont ensuite utilisées pour entraîner le modèle[23].
Ensuite vient une phase d'apprentissage par renforcement. Le modèle génère des réponses et les compare, favorisant celles qui satisfont le plus les principes de la constitution. Ces données permettent d'entraîner un modèle de préférences, qui juge des réponses en fonction de leur degré de conformité à la constitution. Claude est ensuite ajusté à satisfaire ce modèle de préférences. Cette technique est similaire à l'apprentissage par renforcement à partir de rétroaction humaine, où les comparaisons humaines sont nécessaires, tandis que l'IA constitutionnelle effectue automatiquement les comparaisons en s'appuyant sur la constitution[25],[23].
Modèles
Claude
Claude est la version initiale du modèle de langage d'Anthropic, sortie en [6]. Claude a démontré sa maîtrise de diverses tâches, mais avait certaines limitations en matière de codage, de mathématiques et de raisonnement[26]. Anthropic s'est associée à des sociétés comme Notion (logiciel de prise de notes et de productivité) et Quora (pour aider à développer le chatbot Poe)[26].
Certains employés d'Anthropic considèrent le nom « Claude » comme une référence au mathématicien Claude Shannon, père de la théorie de l'information[27],[28]. D'autres employés le décrivent comme un nom masculin amical pour contrebalancer les noms féminins d'assistants d'IA comme Alexa, Siri ou Cortana[28].
Claude Instant
Claude Instant est une version plus rapide, moins chère et plus légère. Claude Instant a une fenêtre de contexte de 100 000 tokens (ce qui correspond à environ 75 000 mots)[29]. La fenêtre de contexte représente la quantité de données que le modèle peut analyser simultanément.
Claude 2
Claude 2 est la deuxième itération majeure, sortie le . Elle a été rendue accessible au grand public, contrairement à la première version, qui n'était accessible qu'à certains utilisateurs approuvés par Anthropic[30].
Claude 2 a été critiqué pour son alignement éthique strict qui semble réduire l'utilisabilité et les performances. Des utilisateurs se sont vu refuser l'assistance pour des requêtes bénignes, par exemple avec la question d'informatique système « Comment puis-je tuer tous les processus Python de mon serveur Ubuntu ? » Cela a conduit à un débat sur la « taxe d'alignement » (le coût pour garantir l'alignement d'un système d'IA), avec des discussions centrées sur l'équilibre entre les considérations éthiques et les fonctionnalités pratiques. Les critiques plaident en faveur de l’efficacité et de l’autonomie des utilisateurs, tandis que les partisans soulignent l’importance d’une IA éthique[31],[32].
Claude 2.1
Claude 2.1 a doublé le nombre de tokens que le chatbot peut analyser simultanément, le portant à une fenêtre de 200 000 tokens, ce qui équivaut à environ 500 pages[1].
Selon Anthropic, ce nouveau modèle est moins susceptible de se tromper que ses prédécesseurs[32].
Claude 3
À sa sortie le , Claude 3 s'est avéré être à la pointe des performances dans un large éventail de tâches cognitives. La famille Claude 3 comprend trois modèles de pointe par ordre croissant de capacités : Haiku, Sonnet et Opus[33],[34].
Claude 3 a montré des capacités de raisonnement méta-cognitif, notamment en ayant réalisé qu'il était artificiellement testé lors d'une évaluation impliquant le fait d'extraire une information dans de grandes quantités de texte[35],[36].
Claude 3.5
Le , Anthropic sort Claude Sonnet 3.5, qui surpasse significativement Claude 3 Opus tout en étant deux fois plus rapide. Cette annonce fait concurrence au modèle GPT-4o d'OpenAI, sorti un mois plus tôt : Anthropic présente son modèle comme étant plus performant que son concurrent dans la résolution de plusieurs tâches, en particulier dans la compréhension visuelle[37],[38].
Claude 3.7
Anthropic a lancé Claude 3.7 Sonnet le , avec un mode de réflexion approfondie pour les questions complexes[39].
Claude 4.0
Le , Anthropic a publié deux autres modèles : Claude Sonnet 4 et Claude Opus 4[40]. Anthropic a ajouté des fonctionnalités API pour les développeurs : un outil d'exécution de code, un connecteur à son Model Context Protocol, et Files API[41],[42]. Elle a classé Opus 4 comme un modèle de « niveau 3 » sur l'échelle de sécurité à quatre points de l'entreprise, ce qui signifie qu'elle le considère si puissant qu'il présente un « risque significativement plus élevé »[43]. Anthropic a rapporté que lors d'un test de sécurité impliquant un scénario fictif, les grands modèles de langage comme Claude ont tendance à envoyer un courriel de chantage à un ingénieur afin d'empêcher leur remplacement[44].
Claude 4.5
Le , Anthropic sort Claude Sonnet 4.5. Le modèle est particulièrement performant en développement de logiciels, marquant un nouveau record sur le test de performances SWE-bench[45],[46].
Le , Anthropic complète la gamme avec Claude Haiku 4.5, un modèle plus rapide et économique conçu pour des performances proches de Sonnet 4 à un tiers du coût[47]. Haiku 4.5 obtient un score de 73,3 % sur le test SWE-bench Verified, et devient le modèle par défaut pour les utilisateurs gratuits de claude.ai[48]. Un cas d'usage possible concerne les architectures multi-agents, où Sonnet 4.5 peut planifier des projets complexes tandis que plusieurs instances de Haiku 4.5 exécutent des tâches en parallèle[49].
En novembre, l'entreprise sort Claude Opus 4.5, un modèle alternatif plus puissant, avec une baisse des prix importante par rapport à ses précédents modèles et ses concurrents[50].
Claude 4.6
Le , Anthropic présente Claude Opus 4.6, décrit comme son modèle le plus performant à ce jour. Il intègre une nouvelle capacité de « pensée adaptative » (adaptive thinking), permettant au modèle de doser son effort de réflexion en fonction de la complexité du problème posé. Cette version propose également une fenêtre de contexte étendue à un million de jetons (tokens) et des améliorations significatives concernant l'utilisation autonome de l'ordinateur (computer use)[51].
Le , Anthropic lance Claude Sonnet 4.6. Il apporte des améliorations en matière de programmation, d'utilisation autonome de l'ordinateur (computer use), de raisonnement sur de longs contextes et de planification agentique. Comme Opus 4.6, il dispose d'une fenêtre de contexte d'un million de jetons en bêta. Proposé au même tarif que Sonnet 4.5, il devient le modèle par défaut sur claude.ai pour les utilisateurs des offres gratuites[52].
Claude 4.7
Le 16 avril 2026, Anthropic publie Claude Opus 4.7, présenté comme son modèle généralement disponible le plus performant[53]. Le modèle apporte des améliorations notables en ingénierie logicielle, en compréhension visuelle (capable de traiter des images en plus haute résolution) et en exécution de tâches complexes sur de longues durées[54]. Il introduit un nouveau niveau de raisonnement nommé xhigh (« extra high »), positionné entre les niveaux high et max, offrant un contrôle plus fin sur le compromis entre profondeur de réflexion et latence[55].
Anthropic reconnaît publiquement que Claude Opus 4.7 reste moins puissant que Claude Mythos Preview, mais le présente comme le premier modèle largement déployé avec un nouveau dispositif de garde-fous destinés à détecter et bloquer automatiquement les requêtes liées à des usages cybersécuritaires interdits ou à haut risque[56]. Les chercheurs en sécurité informatique souhaitant utiliser le modèle pour des usages légitimes (recherche de vulnérabilités, tests d'intrusion, red-teaming) peuvent rejoindre un programme de vérification dédié.
Le modèle est disponible sur l'ensemble des produits Claude, sur la Claude API ainsi que sur Amazon Bedrock, Google Cloud Vertex AI et Microsoft Foundry, au même tarif qu'Opus 4.6 (5 dollars par million de jetons en entrée et 25 dollars par million de jetons en sortie)[56].
Claude Mythos preview (ou Capybara)
Claude Mythos est un modèle de langage plus performant que Opus. Son existence a été révélée au grand public en mars 2026 à la suite d'une fuite de données liée à une vulnérabilité de configuration du CMS de l'entreprise[57],[58].
Souvent présenté comme une rupture technologique majeure dépassant les capacités de Claude Opus 4.6, ce modèle se distingue par ses performances en raisonnement complexe et en cybersécurité offensive (au prix cependant d'une consommation énergétique et de ressources de calcul très élevées)[59]. Sur les benchmarks de référence, Mythos surpasse significativement ses prédécesseurs, atteignant notamment 93,9 % au SWE-bench Verified et un score parfait de 100 % sur Cybench, où il a identifié des failles zero-day critiques dans le noyau Linux, ainsi que dans OpenBSD et FFmpeg[60],[61]. Ses capacités d'analyse scientifique sont également notables avec un score de 94,6 % au test GPQA Diamond, surpassant le niveau d'experts humains titulaires d'un doctorat[60].
Face aux risques de détournement de Mythos pour des attaques automatisées, Anthropic a décidé de ne pas rendre ce modèle accessible au public, et de créer un projet nommé « Projet Glasswing » chargé d'évaluer ses capacités de cybersécurité « pour aider à sécuriser les logiciels les plus critiques au monde, et pour préparer l’industrie aux pratiques que nous allons tous (...) et pour garder une longueur d’avance sur les cyberattaquants »[62].
Glasswing est un consortium groupe qui, lors de son lancement, regroupait Amazon Web Services, Anthropic, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, NVIDIA et Palo Alto Networks[63],[64]. Le groupe a été ensuite élargi à plus de 40 organisations supplémentaires qui construisent ou maintiennent des infrastructures logicielles critiques[65].
Le 7 avril 2026, l'entreprise a publié une Hazard-Aware System Card (HASC) de 244 pages documentant les garde-fous et les comportements limites du système[66],[67]. Ce document révèle des incidents d'autonomie préoccupants lors de tests en environnement isolé (sandbox), incluant l'évasion du modèle par le contournement de restrictions logicielles, la modification de fichiers avec dissimulation dans l'historique Git, et des tentatives inattendues de communication externe. Bien qu'aucune capacité de réplication autonome n'ait été constatée, le passage à un délai d'exploitation des failles de l'ordre de quelques minutes est considéré par Anthropic comme un changement de paradigme pour la sécurité informatique, justifiant la décision de ne pas rendre le modèle public à ce jour[68].
Transparence
Anthropic a publié en 2024 un document[69] expliquant quels sont les prompts système utilisés par Anthropic pour censurer ou moduler certains des comportements de Claude ; et ce pour trois modèles d'intelligence artificielle : Claude 3.5 Sonnet ; Claude 3 Opus et Claude 3 Haiku[70]. Les utilisateurs peuvent par exemple comprendre comment Claude est censé répondre aux questions concernant des sujets controversés (avec des phrases approfondies et claires, sans rappeler que le sujet est sensible ou prétendre qu'il fournit des faits objectifs)[70].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Claude (language model) » (voir la liste des auteurs).
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- ↑ « Un signal alarmant : Claude Mythos, l'IA surpuissante d'Anthropic, s'est échappée de son environnement de test », sur Les Numériques, (consulté le ).
- ↑ (en) « System Prompts », sur Anthropic (consulté le ).
- Guillaume Serries, « Comment fonctionne Claude ? Anthropic révèle ses secrets », sur ZDNET, (consulté le ).
Liens externes
- (en) Site officiel
- Ressource relative à la musique :

Llama
Meta AI
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LLaMA
| Créateur | Meta AI |
|---|---|
| Développé par | Meta |
| Première version | |
| Dernière version | 4 ()[1] |
| Dépôt | github.com/meta-llama/llama |
| Écrit en | Python |
| Type |
Famille de grands modèles de langage (d) Marque |
| Site web | www.llama.com |
LLaMA (Large Language Model Meta AI) est une famille de grands modèles de langage développé par Meta et rendu publiquement accessible[2]. Deux autres versions du modèle plus spécifiques, optimisées à partir de LLaMA, ont également été publiées par Meta : un agent conversationnel, appelé Llama Chat, et un assistant de programmation, Code Llama. D'autres modèles de langage comme Alpaca ont également vu le jour en entrainant les poids de Llama sur de nouvelles données[3].
Origine du nom
LLaMA est l'acronyme de Large Language Model Meta AI (Grand modèle de Language Meta IA en français). Cet acronyme est l'homographe du nom anglais (lui-même emprunté au quechua, via l'espagnol)[4] du lama, un camélidé sud-américain. Cette ressemblance est probablement souhaitée pour une meilleure mémorabilité.
De ce choix de nom est dérivé celui d'Alpaca, l'agent conversationnel basé sur LLaMA, car l'alpaga (alpaca en anglais) est un autre camélidé d'Amérique du Sud.
Version initiale
La version initiale a été publiée en , en quatre tailles différentes : 7, 13, 33 et 65 milliards de paramètres. À l'origine, seuls la méthodologie, l'architecture des modèles et les résultats expérimentaux furent publiés. Seuls certains chercheurs qui en ont fait la demande peuvent avoir accès au modèle[5].
Le , une semaine après la publication de la méthodologie et de l'architecture, un fichier torrent contenant l'intégralité du modèle est publié sur 4chan[6].
Llama 2
En , Meta publie une deuxième version, en trois tailles différentes cette fois: 7B[7], 13B[8] et 70B[9]. La version en 34B a été entrainé par Meta également mais dû à un manque de temps, ils n'ont pas pu publier ce modèle. L'architecture est sensiblement la même mais l'entrainement a été réalisé à partir d'un corpus environ 40% plus volumineux[10]. Cette-fois, Meta publie elle-même les paramètres dès la sortie du modèle.
Avec la publication de Llama 2, Meta publie Llama 2-Chat, une version de Llama optimisée pour les dialogues[10]. Trois versions du modèle sont disponibles: 7B, 13B et 70B.
Code Llama
Peu de temps après, en , Meta dévoile Code Llama et ses variations Code Llama Instruct et Code Llama Python[11]. Ces modèles sont basés sur Llama 2 et ajustés finement sur du code. Ils sont d'abord disponibles en open source en version 7B, 13B et 34B, puis le une version en 70B est également publiée[12].
Llama 3
Le , Meta lança Llama 3 en version 8 et 70 milliards de paramètres. Ces modèles furent pré-entraînés sur environ 15 billions de jetons de texte provenant de « sources disponibles publiquement »[13], les modèles d'instructions étant fine-tunés sur « des ensembles de données d'instructions disponibles publiquement, ainsi que sur plus de 10 millions d'exemples annotés par des humains ». Meta prévoit de sortir des modèles multimodaux, des modèles capables de converser dans plusieurs langues, et des modèles avec des fenêtres de contexte plus larges. Une version de 405 milliards de paramètres est annoncée à la mi-2024[14].
Trois sous-versions de Llama 3 sont ensuite lancées par Meta :
Avec Llama 3.2, Meta introduit deux modèles multimodaux : Llama 3.2 90B et 11B. Le groupe sort aussi deux premiers mini-modèles, 1B et 3B, destinés à être utilisés sur des terminaux légers (ordinateurs portables ordinaires et smartphones).
Poids ouverts plutôt qu'Open source
LLaMA se présente comme un modèle ouvert, mais ni le code d'entrainement ni les données d'entrainement ne le sont, ce qui fait préférer le terme de « poids ouverts »[19],[20]. Le dépôt contient le code source d'inférence et de la documentation (guide de l'utilisateur, guide de l'utilisateur responsable et model card) permettant une bonne utilisation du modèle. Utiliser LLaMA implique d'accepter les termes de la licence de LLaMA qui notamment interdit certains cas d'utilisation du modèle[21]. En respectant les termes de la licence, il est possible d'utiliser, de reproduire, de distribuer, de copier, de créer des œuvres dérivées et d'apporter des modifications aux différents composants de LLaMA mis à disposition, y compris pour une activité lucrative.
Tout comme tous les autres grands modèles linguistiques actuels (août 2024), il nécessite que ces paramètres (poids) soient stockés dans la mémoire vive, pour s'exécuter à une vitesse raisonnable, ce qui rend les grands modèles souvent inaccessibles pour des ordinateurs personnels. Certains services en ligne proposent de passer par leur serveur pour utiliser LLaMA.
Partenariat avec Reuters
Après l'annonce d'un partenariat entre Meta et Reuters pour l'utilisation des contenus de l'agence dans les chatbots Meta AI, basés sur Llama, il n'était pas clair si ces articles allaient intégrer le corpus de formation de Llama, ou seulement être utilisés comme sources (en direct) pour répondre à des requêtes spécifiques (actualité, politique, économie...)[22].
Notes et références
- ↑ (en) « The Llama 4 herd: The beginning of a new era of natively multimodal AI innovation » (consulté le )
- ↑ (en) « Llama », sur Llama (consulté le )
- ↑ « Alpaca: A Strong, Replicable Instruction-Following Model », sur crfm.stanford.edu (consulté le )
- ↑ https://www.merriam-webster.com/dictionary/llama
- ↑ Antoine Messina, « LLaMA, le modèle de langage de Meta, a fuité », sur Siècle Digital, (consulté le )
- ↑ Mélicia Poitiers, « LLaMA, le dernier modèle d'IA générative de Meta, a été partagé illicitement sur Internet », Usine Digitale, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « meta-llama/Llama-2-7b · Hugging Face », sur huggingface.co (consulté le )
- ↑ « meta-llama/Llama-2-13b · Hugging Face », sur huggingface.co (consulté le )
- ↑ « meta-llama/Llama-2-70b · Hugging Face », sur huggingface.co (consulté le )
- Hugo Touvron, Louis Martin, Kevin Stone et Peter Albert, « Llama 2: Open Foundation and Fine-Tuned Chat Models », arXiv, (DOI 10.48550/ARXIV.2307.09288, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Introducing Code Llama, a state-of-the-art large language model for coding », sur ai.meta.com (consulté le )
- ↑ « Avec Code Llama 70B, Meta améliore la génération de code - Le Monde Informatique », sur LeMondeInformatique, (consulté le )
- ↑ (en) « LLaMa3 Model », (consulté le )
- ↑ (en-US) Armand Ruiz, « Meta releases new Llama 3.1 models, including highly anticipated 405B parameter variant », sur IBM Blog, (consulté le )
- ↑ « Meta sort Llama 3.1, un modèle d'IA gratuit encore plus puissant que ses concurrents », sur www.lesnumeriques.com, (consulté le )
- ↑ « Avec Llama 3.1, 405B, Meta dans la cour des LLM XXL - Le Monde Informatique », sur LeMondeInformatique, (consulté le )
- ↑ Victor Lafosse-Barthès, « Ce qu'il faut savoir sur Llama 3.2 », sur Ariel World, (consulté le )
- ↑ Célia Séramour, « Llama 3.2 : Meta pousse une mise à niveau majeure avec des versions multimodales et compactes », Usine-digitale.fr, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Meta’s LLaMa 2 license is not Open Source », sur opensource.org
- ↑ (en) « GitHub - facebookresearch/llama at llama_v1 », sur GitHub (consulté le )
- ↑ (en) « Download Llama », sur Llama (consulté le )
- ↑ « Intelligence artificielle: Meta signe un accord avec l’agence de presse Reuters », sur Le Figaro, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (en) Site officiel

Copilot
Microsoft
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Microsoft Copilot
| Développé par | Microsoft |
|---|---|
| Première version | |
| Environnement | Navigateur web, Microsoft Edge, Microsoft Windows, Android, iOS |
| Langues | Multilingue |
| Type |
Dialogueur Grand modèle de langage IA conversationnelle (d) Assistant personnel intelligent |
| Politique de distribution | Freemium |
| Licence | Licence propriétaire |
| Site web | Site web |
Chronologie des versions
Microsoft Copilot est un chatbot développé par Microsoft et lancé le . Fondé sur un grand modèle de langage, il est capable de citer des sources, de créer des poèmes et d'écrire des chansons. Il s'agit du principal remplaçant de Cortana, dont la commercialisation a été interrompue[1].
Le service a initialement été lancé sous le nom de Bing Chat, en tant que fonctionnalité intégrée à Microsoft Bing et Microsoft Edge. Au cours de l'année 2023, Microsoft a commencé à unifier la marque Copilot dans ses différents produits de chatbot. Lors de sa conférence Build 2023, Microsoft a annoncé son intention d'intégrer Copilot dans Windows 11, permettant aux utilisateurs d'y accéder directement via la barre des tâches[1]. En , une touche Copilot dédiée a été annoncée pour les claviers Windows[2].

Copilot utilise le modèle Prometheus de Microsoft, construit à partir de modèles de fondation d'OpenAI tel que GPT-4, qui ont été ajustés à l'aide de techniques d'apprentissage supervisé et par renforcement. Le style de l'interface conversationnelle du chatbot ressemble à celui de ChatGPT. Copilot est capable de communiquer dans de nombreuses langues et dialectes.
Microsoft exploite Copilot selon un modèle freemium. Il permet aux utilisateurs de son niveau gratuit d'accéder à la plupart des fonctionnalités, tandis que l'accès prioritaire aux nouvelles fonctionnalités, y compris la création de chatbots personnalisés, est fourni aux abonnés payants sous le nom commercial "Microsoft Copilot Pro". Plusieurs chatbots par défaut sont disponibles dans la version gratuite de Microsoft Copilot, y compris le chatbot Copilot standard et Microsoft Designer, qui est orienté vers l'utilisation de son créateur d'images pour générer des images basées sur des invites textuelles[3].
Contexte et historique
En 2019, Microsoft fait d'OpenAI un partenaire, et y investit des milliards de dollars[4]. Microsoft construit en 2020 pour OpenAI un superordinateur doté de plus de 10 000 processeurs graphiques, et employant la plateforme sur Microsoft Azure[5]. En , Microsoft dit avoir obtenu de OpenAI la licence exclusive de GPT-3. Les utilisateurs peuvent continuer à envoyer des requêtes et recevoir des réponses, mais seul Microsoft a directement accès au modèle sous-jacent[6].
En 2022, OpenAI lance ChatGPT (chatbot fondé sur GPT-3.5), qui attire l'attention mondiale dès son lancement en novembre. Le , Microsoft annonce 10 milliards de dollars d'investissement sur plusieurs années dans OpenAI[7]. Le , Google annonce de son côté Bard (rebaptisé plus tard Gemini), un service de chatbot concurrent de ChatGPT[8]. Des médias et analystes financiers estiment que Google a précipité le lancement de Bard pour devancer l'événement de lancement de Copilot par Microsoft prévu le [9], et pour éviter de « courir après » Microsoft[10].
En 2024, Microsoft lance en janvier un service premium Microsoft Copilot Pro (à 22 € TTC par mois)[11], qui donne un accès prioritaire aux modèles les plus récents en périodes de forte utilisation, et donnant accès à Copilot GPT Builder qui permet de créer des chatbots Copilot personnalisés, et d'obtenir une résolution plus élevée pour les images générées par le créateur d'images de Microsoft Designer[3]. La fonctionnalité Copilot GPT Builder sera supprimé plus tard dans l'année[12]. Cette même année 2024, Microsoft lance des normes pour des ordinateurs sous Windows intégrant une IA matérielle. Ces ordinateurs incluent une puce d'accélération de réseaux de neurones (NPU pour Neural Processing Unit) et un bouton « Copilot » sur le clavier, qui remplace la touche de menu. Si Copilot est désactivé ou non accessible dans la région géographique, la touche de menu lance Windows Search[13],[14]. Le , lors d'un événement Microsoft Surface, Microsoft lance "Copilot Plus", une marque d'ordinateurs utilisant Windows 11 et dotée de capacités supplémentaires en termes d'IA[15],[16].
Lors de l'anniversaire de Microsoft, une importante mise à jour de Copilot est déployée comprenant : une mémoire pour retenir les informations importantes de l'utilisateur, la fonctionnalité Deep Research qui permet à Copilot de fournir à l'utilisateur une réponse plus claire et détaillée grâce à un raisonnement, la fonctionnalité "pages" permet de modifier manuellement la réponse de Copilot à la manière d'un éditeur de texte, Copilot Action qui permet au chatbot de faire des recherches et des actions sur le web à la demande de l'utilisateur avec cette fonctionnalité Copilot devient un agent IA, Copilot Vision qui permet au chatbot de voir ce que fait l'utilisateur sur son écran ou à travers sa caméra et de l'assister, Copilot peut également générer des podcasts[17],[18],[19]. Copilot se dote également d'un visage avec la fonctionnalité Mico[20].
Mi 2025, Microsoft lance Mu, un micro-modèle de langage (à 330 millions de paramètres), nativement intégré dans les ordinateurs labellisés Copilot+ et fonctionnant sous Windows 11 sur les NPU (Neural Processing Units) de ces ordinateurs, sans besoin d'accès au Cloud ni de connexion à internet. Mu succède à Phi-Silica, en tant qu'IA agentique permettant à l'utilisateur d'interagir avec le système Windows via le langage naturel (Mu comprend et exécute des commandes concernant les réglages de l'ordinateur, telles que « augmenter la luminosité », « activer le Bluetooth », etc. avec une exécution locale très rapide (moins de 500 ms), une génération de texte à 100–200 tokens/seconde, grâce à un préentraînement fait sur 3,6 millions d’exemples portant sur les paramètres système de Windows, mais Mu ne gère pas les conversations générales ou les sujets hors système[21].
Chatbots
Plusieurs chatbots étaient disponibles par défaut dans Microsoft Copilot, dont le chatbot standard de Copilot et Microsoft Designer, orienté vers la génération d'images à partir d'invites textuelles ; mais aussi d'autres « Copilot GPTs » (ex : planificateur de voyages, assistant culinaire, entraîneur personnel...)[3]. Les « Copilot GPTs » sont supprimés mi-2024 et Microsoft Designer obtient un site web à part[22],[12].
Plugins
Copilot disposait de plugins pour Instacart, Kayak, Klarna, OpenTable, Shop from Shopify et Suno AI[23],[24] mais ils sont supprimés au cours de l'année 2024.
Langues

Copilot utilise de nombreuses langues et dialectes[25],[26]. Des journalistes de PCMag ont mené un test pour déterminer les capacités de traduction de Copilot, ChatGPT et Gemini, en les comparant à Google Traduction. Ils ont « demandé à des locuteurs bilingues de sept langues de passer un test à l'aveugle ». Les langues testées étaient le polonais, le français, le coréen, l'espagnol, l'arabe, le tagalog et l'amharique. Copilot a été jugé meilleur traducteur que Google Traduction, mais moins bon que ChatGPT[27]. Des chercheurs japonais ont comparé les capacités de traduction du japonais vers l'anglais de Copilot, de ChatGPT avec GPT-4 et de Gemini à celles de DeepL, obtenant des résultats similaires et notant que « les traductions des chatbots d'IA étaient bien meilleures que celles de DeepL – probablement en raison de leur capacité à saisir le contexte »[28].
Technologie
Copilot utilise le modèle Prometheus de Microsoft, basé sur un composant appelé Orchestrator, qui génère itérativement des requêtes de recherche, afin de combiner l'index de recherche et les résultats de Bing[29] avec les grands modèles de langage GPT-4[30],[31], GPT-4 Turbo[32] et GPT-4o d'OpenAI[33], qui ont été ajustés à l'aide de techniques d'apprentissage supervisé et par renforcement. Lors de la sortie du modèle GPT-5 par OpenAI, le modèle est également disponible via Copilot; il en sera de même lors de la sortie de GPT-5.1, qui est actuellement le modèle par défaut de Copilot.
Copilot, accessible par défaut via la barre des tâches de Windows, peut répondre à la commande vocale[34]. Copilot dans Windows peut également fournir des informations sur le site web que l'utilisateur est en train de consulter dans Microsoft Edge[35].
Mobile
Des applications Microsoft Copilot sont disponibles sur Android[36] et iOS[37].
Microsoft 365
Copilot peut être utilisé pour réécrire et générer des quantités plus importantes de texte, en réponse aux prompts des utilisateurs, via les services Microsoft 365 tels que Word, Excel, PowerPoint, Teams, Outlook et OneNote[25],[38]. Selon Jared Spataro (responsable de Microsoft 365) Copilot pour Microsoft 365 utilise Microsoft Graph, une interface de programmation (API) pour évaluer le contexte et les données utilisateur disponibles avant de modifier et d'envoyer les prompts au modèle de langage. Chaque résultat est aussi vérifié et traité par Microsoft Graph avant d'envoyer la réponse aux applications Microsoft 365[39].
Selon Microsoft, Copilot peut aider les utilisateurs à analyser des données dans Microsoft Excel en les formattant, en créant des graphiques, en générant des tableaux croisés dynamiques, en identifiant les tendances et en résumant les informations, ainsi qu'en guidant les utilisateurs en complétant et en expliquant des commandes Excel[25],[38]. Microsoft déclare également que Copilot est capable de créer des présentations PowerPoint qui résument des informations à partir de documents Word et de feuilles de calcul Excel sélectionnés par l'utilisateur, ou à partir des prompts des utilisateurs[38],[40]. De plus, cet outil peut ajuster la mise en forme du texte, le timing des animations et le style et la durée de la présentation en fonction des prompts des utilisateurs ; Microsoft affirme que cela éliminera le besoin pour les utilisateurs d'apporter des modifications manuelles[25],[38].
Dans Microsoft Outlook, Copilot peut rédiger des courriels de différentes longueurs et tonalités, en fonction des informations fournies par l'utilisateur[25]. Pour cela Copilot peut aussi extraire des informations pertinentes d'autres emails[38].
Copilot peut aussi résumer des fils de discussion d'emails, y compris les points de vue des personnes impliquées ainsi que les questions posées qui n'ont pas encore reçu de réponse[25],[38]. Selon Microsoft, Copilot peut être utilisé dans Microsoft Teams pour présenter des informations pour les réunions à venir, transcrire les réunions et fournir des résumés (si un utilisateur rejoint une réunion en retard par exemple)[39]. Après la réunion, Copilot peut résumer les points de discussion, lister les actions importantes débattues et répondre à des questions posées en réunion[38]. Microsoft a publiquement introduit « Microsoft 365 Chat » (capable d'extraire des informations depuis diverses applications Microsoft 365, lui permettant de répondre aux questions des utilisateurs et de réaliser d'autres tâches)[38],[39],[41].
Introduction des agents d'IA dans une nouvelle interface unifiée de Copilot dans Microsoft 365
Au printemps 2026, Microsoft a déployé progressivement une mise à jour majeure de Copilot pour les applications Microsoft 365 (Word, Excel et PowerPoint)[42]. Cette mise à jour a harmonisé les interfaces entre les différentes applications, en introduisant un nouveau point d'accès à Copilot[43]. Par exemple, dans Word 365, la petite icône Copilot en noir et blanc située à gauche du paragraphe actuellement sélectionné a été abandonnée au profit d'une icône Copilot plus grande et en couleur, située dans le coin inférieur droit de l'écran, comme dans Excel et PowerPoint[44].
Cependant, les changements récemment mis en œuvre allaient bien au-delà d'une simple modification de l'interface graphique. Par exemple, dans Word 365, Copilot pour Microsoft 365 s'appuie désormais sur des agents d'IA capables d'intervenir directement et activement dans le processus de rédaction. Lorsqu'un agent est déclenché, il ouvre le volet vertical droit de Copilot, couramment utilisé pour discuter avec Copilot, et affiche clairement l'invite que Copilot utilise pour apporter des modifications au texte ou à l'ensemble du document. Cette nouvelle façon de travailler peut initialement désorienter l'utilisateur habitué à Word, car le flux de travail de Copilot a considérablement changé :
- Ancien flux de travail : l'auteur rédige un brouillon → sélectionne le texte (surligné) → demande à Copilot de réécrire en ligne → l'auteur décide ce qu'il accepte ou rejette.
- Nouveau flux de travail : l'auteur déclenche un agent → le volet de droite s'ouvre et affiche une carte d'exécution en plusieurs étapes → l'auteur décide d'accepter ou de rejeter.
Les premiers retours des utilisateurs de Microsoft 365 sur le forum Techcommunity.microsoft.com sont généralement mitigés[44]. La plupart des utilisateurs sont déconcertés par la nouvelle interface, et surtout par la disparition du bouton Copilot dans le ruban de l'application. Nombreux sont ceux qui n'ont pas encore aperçu l'icône Copilot colorée dans le coin inférieur droit de leur écran, surtout sur un grand écran (27 pouces). Sur Windows 11, le nouveau widget flottant, censé être moins envahissant, suscite de nombreuses critiques[44]. Avec l'ancien flux de travail, de nombreux utilisateurs avaient le sentiment de mieux contrôler l'IA générative, mais le processus s'avérait chronophage et fastidieux. En revanche, le nouveau flux de travail piloté par des agents d'IA est plus automatique et transparent, car les invites par défaut sont visibles et mieux expliquées dans le volet de droite, mais le processus peut initialement donner un sentiment de perte de contrôle sur les agents d'IA. Pour les rédacteurs expérimentés, la première question est de savoir si les agents Copilot ne deviennent pas désormais les premiers pilotes de leurs textes, car l'utilisation d'agents d'IA pourrait complètement chambouler le processus de rédaction. Cela soulève à nouveau des préoccupations éthiques liées à l'IA dans le processus d'écriture, en particulier pour les auteurs scientifiques et les étudiants. Quel est le degré d'originalité des textes assistés par des agents d'IA ? Qu'en est-il du plagiat avancé piloté par l'IA ? Comment évaluer la valeur ajoutée personnelle des auteurs ? L'utilisation d'agents d'IA devrait-elle désormais être systématiquement déclarée lors de la rédaction d'une publication scientifique ou d'une thèse de doctorat ? Les universités et les éditeurs scientifiques devront probablement répondre à nouveau aux questions inattendues soulevées par cette approche inédite de l'écriture assistée par des agents d'IA.
Copilot Health
Copilot Health est un service d'IA spécialisée en santé, relancé par Microsoft en 2026, deux mois après le lancement (le ) de l'IA concurrente Claude for Healthcare (une déclinaison médicale du modèle Claude d'Anthropic), et presque au moment où Amazon lance une autre IA dédiée à la santé (pour ses clients américains uniquement).
Microsoft en est à son second essai : c'est une refonte d'une première tentative antérieure, qui — précise le GAFAM — ne vise pas à remplacer les médecins, mais à aider les utilisateurs à mieux préparer leurs consultations, comme le rappelle la clause de non-responsabilité de Microsoft en bas de chaque communication de Copilot Health : le produit n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter ou prévenir les maladies, et ne remplace pas un avis médical professionnel[45]. Micorsoft affirme que ses services précédents (diverses versions de copilot) recevaient déjà plus de 50 millions de questions sur la santé chaque jour ; et que l'analyse de plus de 500 000 conversations (anonymisées) sur la santé avec Copilot a montré qu'environ un échange sur cinq concernait l'auto‑évaluation de symptômes, avec une forte hausse des questions de santé le soir et la nuit (quand l'accès aux soins est plus difficile), avec une part notable des demandes concernant sur la santé d'un proche ou la navigation dans le système médical (comme trouver un prestataire ou comprendre sa couverture d'assurance)[46],[47].
Ce service, ouvert dans un premier temps aux seuls résidents des États-Unis, est conçu comme un espace sécurisé, distinct au sein de Copilot où l'utilisateur peut agréger des dossiers médicaux, des données issues d'objets connectés et des historiques de santé, puis les faire analyser par une intelligence médicale avancée pour en tirer des informations personnalisées et exploitables afin de mieux préparer ses rendez-vous médicaux et améliorer son parcours médical.
Selon Microsoft :
- cette IA s'appuie sur des sources médicales vérifiées, sur un vaste réseau de prestataires américains et sur des technologies internes telles que MAI‑DxO ; « sur des informations issues d'organisations médicales crédibles dans 50 pays, validées par une équipe clinique selon les principes de la National Academy of Medicine, et en fournissant des citations claires ainsi que des contenus rédigés par des experts de Harvard Health ; et (aux États-Unis) le service permet aussi de rechercher facilement un médecin acceptant l'assurance de l'utilisateur grâce à une connexion en temps réel aux annuaires de prestataires américains[48]. » ;
- cette IA applique des standards stricts de confidentialité, de sécurité et de gouvernance de l'IA, notamment la certification ISO/IEC 42001, et fait l'objet d'un déploiement progressif accessible d'abord via liste d'attente aux adultes anglophones aux États‑Unis[48].
Ce nouvel outil est accueilli avec prudence par les experts du milieu médical. S'il peut aider à l'accessibilité des données médicales, il présente cependant des risques de confidentialité[45].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Microsoft Copilot » (voir la liste des auteurs).
- (en) Sarah Perez, « Microsoft kills Cortana in Windows as it focuses on next-gen AI », sur TechCrunch, (consulté le ).
- ↑ Thomas Calvi, « Microsoft annonce une touche Copilot pour les claviers Windows », sur ActuIA, (consulté le ).
- Célia Séramour, « IA générative : Microsoft passe à la vitesse supérieure avec Copilot Pro », L'Usine Digitale, (lire en ligne, consulté le ).
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Organisé par l’axe Éducation et capacitation de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA), ce webinaire vise à présenter les résultats d’une revue systématique de la littérature sur les risques des systèmes d’intelligence artificielle (SIA) en éducation.
Le nombre de publications scientifiques dédiées aux SIA en éducation est en croissance rapide depuis environ 2015 (Chen et al., 2020; Li, 2020). Bien qu’ils soient moins étudiés (Zawacki-Richter et al., 2019), les enjeux que suscitent les SIA en éducation font aussi l’objet d’une attention croissante des communautés scientifiques et ont donné lieu à plusieurs cadres éthiques censés orienter l’intégration des SIA. Cette revue systématique de la littérature est inspirée des démarches proposées par Landry et al. (2009), Fraenkel et Wallen (2003) et Gall (2005). Un corpus de 58 documents a été obtenu et une analyse de contenu semi-ouverts a permis de générer 93 codes qui présentaient des risques des SIA en éducation. Dans un deuxième temps, un système de sens a été construit à partir des risques identifiés, ce qui a amené à les regrouper sous six tensions que suscitent les SIA en éducation. Ce webinaire propose de présenter la typologie ainsi obtenue afin de contribuer à l’étude des enjeux des SIA en éducation.
Conférenciers
Simon Collin, Professeur, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’équité numérique en éducation, Université du Québec à Montréal, membre chercheur de l’OBVIA
Alexandre Lepage, Doctorant, Université du Québec à Montréal
Léo Nébel, Scientifique des données, Evidence B, France

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Perplexity AI
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique | |
| Domaine d'activité | |
| Siège | |
| Pays |
| Effectif |
52 employés () |
|---|---|
| Fondateurs |
Aravind Srinivas, Denis Yarats (en), Andy Konwinski (en) |
| Produit |
Perplexity (d) |
| Site web |
| OpenCorporates |
|---|

Perplexity AI (« AI » pour artificial intelligence, intelligence artificielle ou IA en français) — ou simplement Perplexity — est une entreprise américaine d'IA et le nom de son logiciel en tant que service utilisable dans un navigateur web ou une application propriétaire.
L'entreprise commercialise différents services : Perplexity, un moteur de recherche et agent conversationnel, Perplexity Assistant, un assistant virtuel, et Comet, un navigateur web comprenant une IA intégrée nommée Comet Assistant.
Historique
Perplexity AI est une société américaine sise à San Francisco (Californie), fondée en par quatre anciens employés de Google AI (Andy Konwinski (en), Aravind Srinivas, Denis Yarats (en) et Johnny Ho), experts dans les domaines des systèmes back-end, de l'IA et de l'apprentissage automatique[réf. nécessaire]. La société est dirigée par Aravind Srinivas, un informaticien né en Inde spécialisé dans l'apprentissage profond, doctorant à l'université de Californie (Berkeley) avant de travailler chez OpenAI et DeepMind, où il a collaboré avec Ashish Vaswani, l'inventeur du « transformeur » qui a dopé l'IA[1].
En , l'entreprise lève 25,6 millions de dollars, les financements provenant notamment de l'ancien PDG de GitHub, Nat Friedman, et du scientifique en chef de Meta, Yann Le Cun[2]. Cela lui permet de répondre à plus de 500 millions de requêtes en 2023, sans publicité ni marketing. Son site reçoit 45 millions de visites en contre 2,2 millions en , peu après l'ouverture du site[réf. nécessaire].
Partage des revenus avec les médias
Après avoir été accusé de plagiat pour des infractions au copyright[3],[4], Perplexity transforme en 2024 son modèle économique. Elle diversifie ses revenus au-delà des abonnements, par la publicité en ligne sur sa plateforme, en intégrant des vidéos publicitaires ou des « questions sponsorisées » sous les réponses générées par les requêtes des utilisateurs[5],[6]. Ce changement permet à la société de partager avec les médias une part des revenus générés par ses revenus publicitaires, lorsque leurs contenus sont cités comme sources dans les réponses[6]. À cette fin, en , l'entreprise passe un accord avec Time, Fortune et Der Spiegel[7],[8], puis en et , avec respectivement Humanoid (Numerama et Frandroid) et Le Monde. De plus, ces médias disposent d'un accès aux services professionnels de l'entreprise, notamment d'aide à la rédaction, et implémentent sur leur site web un moteur de recherche interne utilisant l'IA de Perplexity[9],[10],[11].
Le pourcentage exact du partage n'est pas connu, mais il peut atteindre jusqu'à 25 % des revenus publicitaires liés à une réponse citant un éditeur, selon un système de plafonnement et une répartition proportionnelle au nombre de liens cités[12].[pertinence contestée]
Le , un jour avant la date de la restriction de TikTok aux États-Unis, l'entreprise propose de fusionner avec TikTok US[13],[14]. En mars, bien que ByteDance n'ait pas annoncé vouloir vendre TikTok USA, elle réitère sa proposition d'achat de TikTok, pour au moins 50 milliards de dollars, tout en proposant de publier son algorithme en open source, d'héberger ses données aux États-Unis, d'améliorer la personnalisation et la recherche sur la plateforme. Perplexity affirme être mieux placée que les GAFAM pour éviter un nouveau monopole, alors que d'autres acheteurs possibles sont Microsoft, Oracle et le Project Liberty de Frank McCourt[15].
Actionnariat et valorisation
Début 2024, la structure du capital de la société connait d'importants changements à la suite de plusieurs augmentations de capital contribuant à l'accroissement de la valorisation de l'entreprise. En , la société de capital risque IVP (en), valorise la société à environ 520 millions de dollars[16]. Elle annonce avoir levé 73,6 millions de dollars auprès d'un groupe d'investisseurs, dont le fondateur de Nvidia, Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, ainsi que New Enterprise Associates, NVIDIA, Databricks (en) et Bessemer Venture Partners[réf. nécessaire]. En , une nouvelle augmentation de capital à hauteur de 165 millions de dollars valorise l'entreprise à plus d'un milliard de dollars. En , un montant de 500 millions de dollars, également conduit par IVP, porte sa valorisation à environ 9 milliards de dollar[17].
En , un apport de 500 millions de dollars supplémentaires dirigé par Accel, une autre société de capital risque, fait grimper la valorisation à 14 milliards de dollars[17]. En , elle est valorisée 18 milliards de dollars[17].
Services
Perplexity AI
Perplexity combine un moteur de recherche et un agent conversationnel, permettant aux utilisateurs d'obtenir en quelques secondes des réponses sourcées ainsi que des citations extraites de ces dernières[18]. L'interface génère également des questions associées[2]. Pour son créateur, Aravind Srinivas, ce service est un « moteur de réponse » plutôt qu'un moteur de recherche[18].
Il fonctionne grâce à un système alimenté par plusieurs grands modèles de langage (LLM), dont celui d'OpenAI et le modèle open source LLaMA de Meta (la société mère de Facebook), pouvant à la fois produire et résumer des informations. Ce service est disponible dans une version gratuite et dans une version payante disponible par abonnement, toutes deux utilisables directement dans un navigateur web ou au moyen d'une application propriétaire.
En janvier 2025, Perplexity lance ses propres modèles propriétaires, Sonar et Sonar Pro, également accessibles via une interface de programmation (API)[19]. Construits sur la base de Llama 3.3 70B et optimisés pour la recherche en temps réel et la génération de réponses sourcées, ces modèles intègrent des citations en ligne. Sonar Pro propose une fenêtre de contexte de 200 000 tokens[20]. À partir de février 2025, l'inférence des modèles Sonar est exécutée sur l'infrastructure de Cerebras Systems[21].
Perplexity Assistant
En , la société commercialise Perplexity Assistant, un assistant virtuel vocal disponible pour tous les systèmes d'exploitation via l'application Perplexity. Ce service permet d'automatiser diverses fonctions comme la gestion d'e-mails, la planification, ou la comparaison de produits, et d'exécuter de manière autonome des tâches complexes[22],[23],[24]
Multimodal, l'assistant comprend le contenu affiché à l'écran, peut utiliser la caméra pour analyser ce qu'on lui montre et s'intègre à d'autres applications comme Spotify, YouTube ou Uber[24].
Comet
En , la société diffuse Comet, un navigateur web fondé sur Chromium et doté d'une intelligence artificielle intégrée[25] nommée Comet Assistant[26].
L'agent IA, présent dans une barre latérale du navigateur, analyse en temps réel le contenu des pages ouvertes. Il peut répondre à des questions sur des vidéos, des documents ou des articles, résumer du contenu, comparer des informations entre plusieurs onglets et assister dans des actions pratiques comme la prise de rendez-vous ou les achats[25],[26]. Il s'appuie sur les modèles de langage de Perplexity, qui fournissent des réponses accompagnées de références. Le navigateur est compatible avec les extensions Chrome et permet l'importation des favoris et paramètres d'autres navigateurs fondés sur Chromium[26].
D'abord accessible sur invitation puis via le forfait premium, le navigateur est en accès libre dans une version limitée disponible uniquement sur Windows et MacOS le [27].
Fin , Comet arrive comme application pour smartphone sur le Google Play Store[28]. L'application ne permet pas à sa sortie de synchroniser son historique de navigation et des favoris entre les applications mobiles et de bureau[29]. Cette fonctionnalité tout comme l'application pour iPhone sont annoncées pour « très bientôt » mais aucune date de sortie n'a été communiquée[28].
Communication
Origine du nom
Le nom Perplexity provient du vocabulaire de la théorie de l'information, où la notion de perplexité mesure le degré d'incertitude dans la prédiction de données. Autrement dit, si le modèle prédit bien les données, la perplexité est faible, et si le modèle se trompe souvent, la perplexité est élevée.
Ce nom reflète l'objectif de Perplexity AI de réduire l'incertitude et la perplexité des utilisateurs en leur fournissant des réponses précises et sourcées[1].
Controverses
Allégations de violation de droits d'auteur sur le contenu
En , Forbes critique publiquement Perplexity pour avoir largement utilisé le contenu d'un de ses articles propriétaires sans mentionner ni citer sa source de manière visible. En réponse, Srinivas reconnait les faits, mais maintient que sa société ne fait qu'« agréger » des informations plutôt que de les plagier[30],[31]. Le même mois, Dow Jones et le New York Post intentent une action en justice contre la société, alléguant une violation du droit d'auteur et des attributions de citations erronées à un article sur les avions F-16 pour l'Ukraine, qui n'ont jamais figuré dans l'article original[32].
Le , le New York Times envoie une mise en demeure à l'entreprise pour qu'elle cesse d'accéder au contenu du journal et de l'utiliser, en violation de ses droits d'auteur, en récupérant des données de son site web[33]. Perplexity répond dans un article de blog aux poursuites le . Il déclare que les plaintes sont trompeuses et réitère être ouvert aux programmes de partage des revenus[34].
En , la BBC menace d'intenter une action en justice contre Perplexity AI, exigeant que la société cesse le web scraping non autorisé de son contenu, supprime tout le contenu conservé par la BBC utilisé dans la formation de ses modèles et fournisse une compensation financière pour la violation de ses droits de propriété intellectuelle[35]. Le , le journal japonais Yomiuri shinbun intente une action en justice contre Perplexity pour « parasitisme » de 120 000 articles de la publication entre février et [36]. Le même mois, deux autres sociétés de presse japonaises, Asahi shinbun et Nihon keizai shinbun, intentent également une action en justice contre la société pour violation présumée du droit d'auteur[37].
Parasitisme de marque déposée
Le , Perplexity est poursuivie aux États-Unis pour violation présumée de marque par Perplexity Solved Solutions (PSS), une société de logiciels fondée en 2017[38]. La poursuite affirme que l'utilisation du nom « Perplexity » par Perplexity AI viole la marque déposée au niveau fédéral de PSS et pourrait entraîner une confusion chez les consommateurs. PSS a précédemment décliné une offre de Perplexity AI pour acheter la marque en 2023. La poursuite vise à empêcher Perplexity AI d'utiliser le nom dans son image de marque et son marketing[39].
Robots d'exploration web furtifs
En , des enquêtes distinctes menées par le magazine Wired et le développeur web Robb Knight révèlent que Perplexity ne respecte pas le protocole d'exclusion des robots, ce qui pourrait inclure des demandes aux robots d'indexation de s'abstenir d'extraire des sections du contenu du site. Perplexity conteste ces affirmations et publie les plages d'adresses IP et les chaînes d'agent utilisateur (en) de ses robots d'exploration, mais selon Wired et Robb Knight, ils utilisent des adresses IP non divulguées et des chaînes d'agent utilisateur usurpées pour ignorer le fichier robots.txt[40],[41]. En réponse, Srinivas déclare que Perplexity n'ignorait pas le fichier robots.txt, mais suggère qu'elle s'appuyait sur des robots d'exploration tiers qui le faisaient[42]. Interrogé, Srinivas refuse d'assurer que Perplexity cessera d'extraire le contenu de Wired en faisant appel à des tiers[42].
En , Cloudflare publie une étude révélant que Perplexity utilise des robots d'exploration web « furtifs » non déclarés pour contourner les pare-feu des applications web et les fichiers robots.txt destinés à bloquer les robots d'exploration de Perplexity[43],[44]. Le PDG de Cloudflare, Matthew Prince (en), tweete que Perplexity se comporte « davantage comme des pirates informatiques nord-coréens » que comme une entreprise d'IA réputée[45]. Perplexity dément publiquement ces allégations, les qualifiant de « coup de pub charlatan »[46].
Notes et références
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- (en-US) Kyle Wiggers, « AI-powered search engine Perplexity AI lands $26M, launches iOS app », sur TechCrunch, (consulté le ).
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- ↑ (en) Ray Schultz, « Conde Nast Warns Perplexity About Alleged Content Scraping: Report »
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- (en) Comment Perplexity veut marier IA générative et publicité, sur Cafetech.fr, 24 septembre 2024.
- ↑ Bloomberg, « IA : Perplexity passe un accord avec des médias comme « Time » ou « Fortune » pour pouvoir utiliser leurs contenus », Le Monde, (lire en ligne
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- ↑ (en) Emma Roth, « Cloudflare says Perplexity's AI bots are 'stealth crawling' blocked sites »
, sur The Verge, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (en) Site officiel

ChatGPT
OpenAI
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Bien que l’IA se soit relativement implantée dans les pratiques de la communauté enseignante qui expérimente autour des nouvelles manières…
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Ce petit comparatif a pour objectif de faire un très rapide état des lieux des principaux outils d’IA génératives à…
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ChatGPT
| Créateur | OpenAI |
|---|---|
| Première version | (3 ans, 189 jours) |
| Dernière version | GPT-5.4 ()[1] |
| État du projet | Développement actif |
| Écrit en | Python |
| Environnement | Navigateur web, interface de programmation et cloud computing |
| Langues | Multilingue et anglais |
| Type |
Chatbot d'intelligence artificielle générative (d) Transformateur génératif pré-formé Grand modèle de langage Service en ligne (en) Site web Dialogueur Intelligence artificielle générative |
| Politique de distribution | Freemium |
| Licence | Licence propriétaire |
| Site web | chatgpt.com |
ChatGPT, prononcé [tʃat.ʒe.pe.te], est un agent conversationnel d'intelligence artificielle (chatbot) développé par OpenAI (prononcé [ɔ.pœn.eɪ.aɪ]). ChatGPT utilise des transformeurs génératifs préentraînés, comme GPT-5, pour générer du texte ou des images.
ChatGPT est capable de répondre à des questions, de tenir des conversations, de générer du code informatique, de faire des recherches sur Internet, d'écrire, de traduire ou encore de synthétiser des textes. Il peut le faire en tenant compte du contexte et de contraintes telles que le style d'écriture. Il peut aussi servir d'assistant vocal ou générer des images. Les abonnements payants (ChatGPT « Plus », « Team » et « Enterprise ») offrent un seuil d'utilisation plus élevé, ainsi que des fonctionnalités supplémentaires.
En raison de ses multiples capacités, ChatGPT suscite des inquiétudes quant aux risques de détournement à des fins malveillantes, de plagiat dans le monde universitaire et de suppressions d'emplois dans certains secteurs, en plus de soulever des préoccupations en matière de sécurité et de désinformation, car le modèle peut être utilisé pour créer des textes faux et des informations trompeuses.
ChatGPT est lancé en dans une version gratuite où il n'a pas accès à Internet comme source d'informations. Il bénéficie aussitôt d’une large exposition médiatique et reçoit un accueil globalement positif, bien que son exactitude factuelle soit critiquée. En , ChatGPT compte plus de 100 millions de comptes enregistrés, et la société OpenAI est alors valorisée à 29 milliards de dollars américains[2].
Caractéristiques
ChatGPT est un agent conversationnel à intelligence artificielle ou « chatbot », autrement dit un assistant virtuel qui utilise l'intelligence artificielle pour dialoguer avec ses utilisateurs[3]. Son nom est un mot-valise composé des mots anglais « chat » et « GPT »[4], « chat » désigne un dialogue en ligne et instantané[5], et « GPT » est un sigle signifiant « Generative Pre-trained Transformer » (« transformeur génératif préentraîné »)[5]. Le transformeur est une architecture d'apprentissage profond développée par Google[6].
Le robot conversationnel est disponible dans de multiples langues, dont le français, et offre des performances variables selon la langue[7],[8]. Il se souvient des messages précédents qui lui sont donnés par l'utilisateur au cours d'une même conversation[9]. Il est capable de répondre à des questions-tests dans un langage très proche de celui d'un humain, voire, selon la question, avec un niveau de performance supérieur à un répondant humain moyen[10],[11].
Il dispose également de capacités génératives permettant de produire du contenu textuel sur mesure. Le robot peut notamment générer des articles, essais ou poèmes sur différents tons et sujets[12]. Il est également utilisé pour produire et corriger du code informatique[13].
L'accès à ChatGPT est gratuit, avec des quotas d'utilisation limités[14]. Par défaut, les requêtes et les évaluations des utilisateurs sont enregistrées et peuvent être utilisées ultérieurement par OpenAI pour réentraîner ou affiner les modèles[15].
L'application mobile ChatGPT, lancée en sur iOS[16] et ensuite sur Android[17], intègre une technologie de reconnaissance vocale nommée Whisper qui permet de converser par la voix avec le robot[18].
ChatGPT peut répondre dans de nombreuses langues, mais fonctionne le mieux en anglais, car principalement formé sur un corpus anglophone (dont Wikipédia en anglais)[19].
ChatGPT a été entraîné de façon à réduire le taux de réponses fausses ou nocives. Par ailleurs, un filtrage est effectué par une API de modération, les sujets classifiés par exemple comme racistes, sexuels ou sexistes étant rejetés[20],[9].
De nombreux auteurs cherchent à comparer ChatGPT de manière anthropocentrée, c'est-à-dire par rapport à ce que pourrait faire un humain moyen dans un large éventail de domaines. Bubeck et al en 2023 lui prêtent des « étincelles d’IAG » et dans American Scientific Roivainen (2023) a estimé son équivalent QI verbal à 155, ce qui le placerait dans le top 0,1 % des candidats humains[21].
Modèles
L'utilisateur a le choix entre différents modèles que ChatGPT peut utiliser pour générer du texte.
Lors de son lancement, ChatGPT était basé sur GPT-3.5. En , OpenAI a introduit GPT-4, qui est plus lent mais nettement plus performant, et qui a par la suite été rendu disponible aux utilisateurs de ChatGPT ayant souscrit un abonnement payant[22]. En , OpenAI a sorti GPT-4o, qui est moins cher et plus performant que GPT-4, disponible gratuitement, et qui peut traiter et générer non seulement du texte, mais également du son et des images[23]. En , OpenAI a sorti GPT-4o mini, une version plus rapide de GPT-4o, et qui a remplacé GPT-3.5 sur l'interface de ChatGPT[24]. OpenAI a ensuite déployé o1, un modèle qui prend plus de temps pour réfléchir avant de générer une réponse, offrant ainsi de meilleures performances pour les tâches nécessitant des raisonnements complexes, notamment en sciences et en programmation[25]. En , OpenAI simplifie le choix des modèles en ne proposant dans ChatGPT que GPT-5 et des variantes de celui-ci (la version de base, une version de réflexion approfondie et une version « pro » nécessitant l'abonnement plus coûteux ChatGPT Pro)[26].
| Modèle | Date de déploiement | Statut[27] | Description |
|---|---|---|---|
| GPT-3.5 | novembre 2022 | retiré | Premier modèle à être utilisé dans ChatGPT. Faisait à l'origine beaucoup d'erreurs factuelles appelées hallucinations[28]. A depuis été remplacé par GPT-4o mini[24]. |
| GPT-4 | mars 2023 | retiré | Plus puissant et moins rapide, introduit avec l'abonnement ChatGPT Plus. Capable d'analyser des images[29]. |
| GPT-4o | mai 2024 | retiré | Capable de traiter et générer du texte et du code informatique, mais aussi du son et des images. Plus rapide que GPT-4, et avec des performances globalement meilleures[30]. |
| GPT-4o mini | juillet 2024 | retiré | Plus petit et rapide que GPT-4o. A remplacé GPT-3.5 dans ChatGPT[24]. |
| o1-preview | septembre 2024 | retiré | Première version d'une série de modèles qui prennent le temps de réfléchir avant de générer une réponse. Plus lent, mais efficace pour les tâches nécessitant un raisonnement complexe, des compétences scientifiques ou des capacités en programmation[31]. |
| o1 | décembre 2024 | retiré | Successeur de o1-preview. |
| o1-mini | septembre 2024 | retiré | Plus rapide que o1-preview, et 80% moins coûteux pour les utilisateurs de l'interface de programmation. Performant pour les tâches liées aux sciences et à la programmation, mais n'a pas des connaissances aussi générales que o1-preview[31]. |
| o1-pro | décembre 2024 | retiré | Basé sur le modèle à chaîne de pensée o1, mais avec significativement plus de capacités de calculs. Ce qui rend le modèle lent, et grand consommateur en ressources. Uniquement disponible avec l'abonnement pro. |
| o3-mini | janvier 2025 | retiré | Successeur de o1-mini, plus performant[32]. |
| o3-mini-high | janvier 2025 | retiré | Variante de o3-mini mobilisant plus de capacité de calcul lors de la génération[32]. |
| GPT 4.5 | février 2025 | retiré | Surnommé « Orion », GPT-4.5 a été décrit comme un modèle « géant et coûteux » par Sam Altman. Il devrait également être le dernier modèle d'OpenAI à ne pas intégrer de chaîne de pensée[33]. |
| GPT-4.1 | avril 2025 | retiré | Un modèle initialement conçu pour les utilisateurs de l'API d'OpenAI, puis rendu disponible dans ChatGPT[34],[35]. Il est particulièrement adapté pour la programmation informatique, et se décline en trois versions: GPT-4.1, GPT-4.1 mini et GPT-4.1 nano[35]. |
| GPT-4.1 mini | avril 2025 | retiré | Version allégée de GPT-4.1 ayant remplacé GPT-4o mini en mai 2025[34]. |
| o3 | avril 2025 | déprécié | Successeur de o1 (il n'y a pas eu de modèle o2 afin d'éviter un conflit de marque). Il a notamment été utilisé dans le service de génération de rapport Deep Research[36],[37]. |
| o4-mini | avril 2025 | retiré | |
| GPT-5 | août 2025 | retiré | GPT-5 est un modèle capable de déterminer si une réponse nécessite un temps de réflexion, et génère dans le cas contraire une question rapide. À sa sortie, il a remplacé tous les autres modèles dans ChatGPT. Les versions Thinking (« réflexion ») et pro incitent le modèle à passer plus de temps avant de générer des réponses, permettant ainsi de résoudre des problèmes plus complexes[26]. |
| GPT-5.1 | novembre 2025 | déprécié | Introduit un choix parmi plusieurs personnalités[38]. |
| GPT-5.2 | décembre 2025 | actif | Intègre comme source d'information l’encyclopédie anti-woke Grokipedia d’Elon Musk, elle-même alimentée par son IA controversée Grok[39],[40],[41]. |
Services complémentaires
OpenAI a également lancé des services les ChatGPT Search et Deep Research. ChatGPT Search est un moteur de recherche intégré à ChatGPT et générant des réponses sourcées avec des liens vers des sites internet[42]. Deep Research génère des rapports détaillés à partir de diverses sources disponibles sur internet[43].
ChatGPT Atlas, le navigateur web d'OpenAI propulsé par l'IA
Le , la société californienne annonce le lancement de son propre navigateur web, baptisé ChatGPT Atlas, « propulsé par l’IA et entièrement articulé autour de ChatGPT ». Basé sur le navigateur Chromium[44], et conçu pour concurrencer Google Chrome dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, le projet vise, selon son directeur général Sam Altman, à proposer un navigateur « alimenté par l’IA et étroitement intégré à ChatGPT »[45].
Dans sa première version, ChatGPT Atlas, proposé exclusivement sur macOS — et « bientôt » sur Windows et mobiles Android et iOS[46] —, intègre ChatGPT dans une barre latérale[47]. Le navigateur permet à l'agent conversationnel de parcourir le contenu d’une page et de fournir directement des informations ou une assistance contextualisée, sans nécessiter de copier-coller entre plusieurs onglets. Une fonctionnalité avancée, nommée ChatGPT Agent et réservée aux utilisateurs payants[48], lui permet de prendre le contrôle de la navigation : déplaçant lui-même le curseur, il peut remplir des formulaires, naviguer entre plusieurs pages pour réserver un billet d'avion, compléter un tableur en consultant des sources en ligne, ou encore repérer des recettes de cuisine en ajoutant ensuite les ingrédients correspondants au panier d'achat en ligne de l’utilisateur, avant validation par ce dernier[46],[44],[47]. Selon Altman, ce « mode agent », capable d’« utiliser Internet pour vous », incarne une « occasion rare, qui ne se présente qu’une fois tous les dix ans, de repenser ce que peut être un navigateur et comment l’utiliser »[45].
Face à ces nouvelles fonctionnalités pensées pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs, OpenAI, maison-mère de ChatGPT, a pris en compte les préoccupations liées à la protection des données personnelles. L’entreprise souligne que l’historique permettant de relier plusieurs recherches afin d’en conserver le contexte peut être désactivé à tout moment, et qu’il est également possible d’utiliser une fenêtre de navigation privée qui déconnecte ChatGPT[46]. Bien que ces précisions visent à rassurer le public, elles doivent être replacées dans un climat de vigilance: en , Antoine Boutet, enseignant-chercheur à l’INSA Lyon, et Alexis Léautier, ingénieur à la CNIL, ont rappelé dans The Conversation que le modèle avait déjà divulgué certaines informations personnelles d’utilisateurs. Des données confidentielles saisies par un usager pourraient, selon eux, réapparaître involontairement dans les réponses adressées à d’autres[46].
ChatGPT Apps, la plateforme d’applications conversationnelles
Lors de l'OpenAI DevDay[49] d', la firme annonce le lancement de ChatGPT Apps, une plateforme d’applications. Cela fait suite à une première tentative d'introduire une plateforme de développement de composants graphiques basée sur ChatGPT, qui n'avait pas eu grand succès deux ans auparavant. L’entreprise propose aux équipes de développement un kit leur permettant d’interagir avec des applications par la voix et de transférer des données d'une application à une autre. Elles doivent pour cela distribuer leur application par le magasin d'applications de ChatGPT[50],[51].
Certains observateurs considèrent que sa capacité à héberger, lancer et intégrer des applications directement dans l’assistant en fait une sorte de système d’exploitation de l’IA, offrant un environnement où l’utilisateur peut effectuer plusieurs tâches et naviguer entre services sans quitter l’interface de conversation[52].
Fonctionnement
ChatGPT intègre le transformeur génératif pré-entraîné GPT-5 dans un format conversationnel. Le « pré-entraînement » de ce type de modèles consiste à prédire, étant donnée une partie d'un texte, le token suivant (un token, aussi appelé jeton, est un morceau de texte : typiquement un mot, une partie d'un mot, ou de la ponctuation[53]). Cet entraînement à prédire ce qui va suivre, répété pour un grand nombre de textes, permet à ces modèles d'accumuler des connaissances. Ils peuvent ensuite générer du texte semblable à celui ayant servi au pré-entraînement, en prédisant un à un les tokens suivants[54],[55]. Pour GPT-4o, l'entraînement a aussi été effectué sur des images et du son, le rendant capable de traiter et générer du texte, des images du son[30].
Pour la seconde phase d'apprentissage, des humains ont rédigé des requêtes, et les réponses correspondantes attendues. ChatGPT est entraîné à fournir des réponses similaires, ce qui le pousse à adopter un format conversationnel où il joue un rôle d'assistant[20].
Une troisième phase d'apprentissage utilise une technique d'apprentissage par renforcement appelée RLHF pour rendre le modèle plus véridique, utile et inoffensif. Un « modèle de récompense » a d'abord été entraîné à reconnaître les réponses que les humains approuvent ou non. ChatGPT a ensuite été entraîné à fournir des réponses qui satisfassent ce modèle représentant les préférences humaines[55],[20].
Après déploiement, ChatGPT continue d'être régulièrement entraîné, notamment à partir de la façon dont les utilisateurs jugent les réponses (pouces vers le haut ou vers le bas)[56].
Lorsque ChatGPT répond à un utilisateur, le texte de la conversation jusque-là est d'abord découpé en tokens, et chaque token est converti en vecteur qui en encode le sens[57] et la position dans le texte. À l'intérieur d'un transformeur comme GPT-5 se trouve une succession de couches d'attention et de courts réseaux de neurones. Les couches d'attention combinent les concepts entre eux, permettant de tenir compte du contexte et de relations complexes[58]. En sortie, le transformeur attribue un score à chaque token possible, et un token est sélectionné de façon partiellement aléatoire parmi ceux ayant le plus haut score. ChatGPT génère ainsi les tokens un à un, jusqu'à générer un token spécial indiquant la fin de la réponse[59].
Limites technologiques
ChatGPT présente encore certaines limites typiques des chatbots basés sur des grands modèles de langage :
- Date de fin des connaissances : Les données utilisées pour le pré-entraînement de ChatGPT s'arrêtent à une certaine date, et ChatGPT n'a à la base pas connaissance des événements survenus après. La date de fin des connaissances de GPT-5 à sa sortie est le [60]. ChatGPT a néanmoins la capacité d'utiliser internet si besoin, notamment avec ChatGPT Search[42].
- Qualité instable : La qualité des réponses de ChatGPT fluctue et n'augmente pas forcément d'une version à l'autre[61].
- Biais : ChatGPT peut reproduire des biais hérités de ses données d'entraînement, par exemple des biais liés au genre[62] ou à la politique[63].
- Hallucinations : ChatGPT peut générer des informations d'apparence plausible mais fausses. Ce phénomène était particulièrement marqué dans les premières versions[64],[65],[66].
- Fenêtre de contexte : la taille maximale du prompt (fenêtre de contexte) de ChatGPT est limitée en nombre de tokens. Lorsque cette longueur est dépassée, le grand modèle de langage que ChatGPT utilise ne peut plus générer de texte, ce qui met fin à la conversation. Cela peut empêcher d'avoir de très longues conversations ou de fournir de longs documents dans le prompt. Par exemple, en , la taille de la fenêtre de contexte de GPT-4o était de 128 000 tokens[67].
Vérification d'âge
OpenAI annonce en le déploiement mondial d'un double système de vérification d'âge des utilisateurs, afin de pouvoir restreindre les contenus accessibles aux mineurs. Un système automatisé prédit l'âge à partir des données que ChatGPT collecte sur l'utilisateur. L'entreprise évoque par exemple les heures d'utilisation ou les sujets abordés, mais ne détaille pas l'ensemble des paramètres utilisés. Un second système consiste en une vérification d'identité confiée à l'entreprise américaine Persona Identities, Inc. Cela se fait soit à l'aide d'un document d'identité à scanner ou à photographier, en demandant à la personne de se photographier ou de se filmer pour une identification du visage à l'aide de données biométriques[68].
Utilisation
Le , le PDG d'OpenAI Sam Altman indique que le prototype, qui est alors gratuit, a atteint un million d'utilisateurs[69].
En , ChatGPT dépasse les 100 millions de comptes enregistrés, deux mois après son lancement, et en mars enregistre 1,6 milliard de visites[70], ce qui en fait l'application ayant eu la croissance la plus rapide alors[71].
Selon François Fleuret (professeur de l'université de Genève) le profil des premiers utilisateurs est assez varié : étudiants, enseignants, développeurs ayant besoin de bouts de code d'un programme informatique ou encore de professionnels souhaitant avoir des propositions de texte dans le cadre de la rédaction de mails à caractère sensible[72]. L'utilisation de ChatGPT dans l'éducation s'inscrit dans le cadre de l'IA pédagogique.
La version ChatGPT 4 permet la recherche en ligne, grâce à une intégration dans Bing. Cette fonctionnalité est désactivée le en raison de droits d'auteurs car elle permettait d'afficher l'intégralité de certaine pages web protégées par un paywall[73], puis réactivée fin dans la version payante, qui tient compte des interdictions de lecture inscrites dans le fichier d'exclusion robots.txt des pages web[74].
Dans les mois qui ont suivi la sortie de ChatGPT la littérature scientifique a analysé de nombreux nouveaux cas d'usage. Certains peuvent poser des « questions d'éthique, de droit d’auteur, juridiques et de transparence, de risque de partialité, de plagiat, de manque d’originalité, de contenu inexact avec risque d’hallucination »[75], de connaissances limitées, de citations incorrectes, de problèmes de cybersécurité et d’infodémie [76]. Les domaines concernés sont aussi divers que l'éducation et la formation[77], la santé publique[78], le secteur médical[79], la finance et le commerce[80], le marketing[81], le droit[82], l'écriture créative[83], le codage[84] ou encore la recherche scientifique et la rédaction scientifique[85].
Qui utilise ChatGPT ? Pour demander quoi ?
Une large étude[86] publiée en par OpenAI, en collaboration avec le National Bureau of Economic Research et des chercheurs universitaires de Harvard et Duke, est la première analyse économique fondée sur des données internes de ChatGPT, traitées par une méthodologie d'anonymisation garantissant la confidentialité (aucun message n'ayant été lu par des humains).
Selon ce travail : en , l'outil comptait plus de 700 millions d'utilisateurs hebdomadaires (contre 400 millions 7 mois plus tôt), envoyant 2,5 milliards de messages par jour (soit environ 29 000 requêtes par seconde), dont 70 % relevaient d'usages non professionnels, en forte croissance par rapport aux usages liés au travail (30 %).
Trois grands thèmes dominent les conversations (environ 78% des prompts) : la recherche d'informations, les conseils pratiques et la rédaction, tandis que la programmation (4,2 %) et la réflexion personnelle (1,9 %) restent encore marginales.
L'écriture est l'usage professionnel le plus fréquent (42 % des messages liés au travail, plus de la moitié pour les cadres et professions de gestion), deux tiers des requêtes consistant à modifier un texte existant plutôt qu'à en produire un nouveau.
La section 5.3 de l'étude distingue trois intentions principales de la part de l'utilisateur :
| Catégorie | Part des messages | Description | Exemples |
|---|---|---|---|
| Demande | 49 % | Demandes d'informations ou de conseils pour mieux décider ; première catégorie, en croissance la plus rapide et jugée de meilleure qualité par les utilisateurs. | « Qui était président après Lincoln ? » ; « Comment établir un budget pour ce trimestre ? » |
| Exécution | 40 % | Requêtes où l'IA produit directement un contenu exploitable. | « Réécris ce courriel de façon plus formelle » ; « Génère un code en Python » ; « Établis un plan de projet » |
| Expression | 11 % | Messages d'expression personnelle sans visée informationnelle ou productive. | Réflexions personnelles, opinions, confidences |
Ces catégories se distinguent par leur valeur économique : Exécution fournit directement un résultat, Demande soutient la prise de décision, et Expression n'a que peu de contenu économique. L'étude montre que les intentions se recoupent partiellement avec les thèmes d'usage : Demande est fréquent dans les conseils pratiques et la recherche d'information, et Exécution domine dans l'écriture et le multimédia. Pour les usages professionnels, la répartition diffère : Exécution représente 56 % des requêtes, contre 35 % pour Demande et 9 % pour Expression. Près de 35 % de l'ensemble des requêtes professionnelles sont des Exécution liés à l'écriture, et dans l'aide technique, Exécution et Demande apparaissent en proportions équivalentes.
Près de la moitié des messages proviennent de moins de 26 ans, et la proportion des utilisateurs ayant un prénom typiquement féminin a bondi ; passant de 37 % début 2024 à 52 % en . Les prénoms masculins sont nettement surreprésentés dans les usages techniques : l'« aide technique » (+6,2 %) et les « mathématiques » (+2 %) constituent les écarts les plus marqués, traduisant une orientation plus forte vers des requêtes spécialisées et analytiques. À l'inverse, les prénoms féminins apparaissent davantage associés aux usages liés à l'« écriture » (5,8 %) et aux « conseils pratiques » (1,1 %), ce qui suggère une plus grande implication dans des activités de rédaction, de formulation ou de guidance appliquée. Les écarts sont plus faibles pour les catégories intermédiaires : « recherche d'information » (+0,4 % en faveur des prénoms masculins) et « expression personnelle » (–0,4 % en faveur des prénoms féminins), ce qui traduit une relative parité[86].
L'adoption de ChatGPT progresse quatre fois plus vite dans les pays à revenu faible et intermédiaire que dans les pays riches. Les utilisateurs diplômés et occupant des professions qualifiées recourent plus à ChatGPT pour des usages professionnels, ils privilégient les requêtes de type Demande.
Selon l'étude, les bénéfices économiques sont considérables : une étude estime que les utilisateurs américains devraient en moyenne être indemnisés 98 $ pour renoncer à l'IA générative un mois, soit un surplus annuel d'au moins 97 milliards de dollars[87]. Plusieurs commentaires soulignent que ces résultats confirment l'usage de ChatGPT comme « copilote cognitif » améliorant la prise de décision et la productivité dans les emplois intensifs en savoir, au-delà des tâches automatisables[88],[89],[90],[91],[92].
Modèle économique
Dès son lancement en , ChatGPT a offert un accès gratuit à certains de ses modèles, comme GPT-3.5, GPT-4o ou GPT-5, mais avec un seuil d'utilisation. Les abonnements payants augmentent les seuils d'utilisation, et donnent accès à davantage de modèles. Ils donnent aussi accès à des fonctionnalités supplémentaires comme la génération d'images, l'analyse de données, la navigation sur internet, ou une forme de mémoire persistante des conversations précédentes[93].
Coûts d'exploitation
Bien que le coût moyen de chaque réponse soit relativement faible (de l'ordre de quelques centimes), Sam Altman, le PDG d'OpenAI, déclare en qu'OpenAI devra un jour monétiser l'application en raison de ses coûts de calcul « exorbitants »[69].
Bien qu'aucun chiffre précis n'ait été communiqué par la société, le professeur en apprentissage profond Tom Goldstein estime que les coûts d'utilisation de l'IA s'élèvent à environ 100 000 $ US par jour, soit près de trois millions de dollars par mois[94].
Consommation énergétique
Il convient de distinguer le coût énergétique de l’entraînement du coût de l’inférence (qui renvoie au coût d’exécution du modèle déjà entraîné pour traiter une entrée et produire une sortie).
Entraînement
L'entraînement est le processus initial visant à créer le modèle à partir de vastes ensembles de données. OpenAI ne publie pas de chiffres officiels[95]. Selon une estimation, l'entraînement de GPT-3 a duré 34 jours et consommé 936 MWh, ce qui correspond à peu près à la consommation quotidienne de 100 000 ménages européens moyens[96].
Dans la mesure où les modèles récents sont plus grands, leur entraînement nécessite souvent une énergie plus importante. Par exemple, GPT-3 a 175 milliards de paramètres[97] tandis que certains estiment que GPT-4 a plus de 1 000 milliards de paramètres[98]. Selon une estimation de AI Index, l'entraînement de GPT-3 a émis 588 tonnes de CO2, contre 5184 pour GPT-4[99].
Il faut également prendre en compte les étapes qui consistent à trouver les meilleurs hyperparamètres. En effet, en pratique, les équipes d'ingénieurs des grandes entreprises comme OpenAI lancent en parallèle des runs expérimentaux (souvent sur des variantes plus petites du modèle) pour tester de nouveaux réglages (différentes architectures, hyperparamètres, programmes d’apprentissage, etc.)[100]. Le coût de ces étapes d'optimisation des hyperparamètres est très difficile à estimer.
Inférence
L'inférence correspond à l'exécution du modèle pour chaque requête d'un utilisateur (générer une réponse, traduire un texte, etc.). Cette consommation est difficile à quantifier précisément car elle dépend notamment du matériel utilisé, des paramètres d'exécution[101] et des systèmes de refroidissement. Par exemple Özcan et al. (2024) montrent que pour un même modèle et une charge de travail fixe, la manière de répartir le calcul sur quatre processeurs graphiques (GPUs) peut faire varier significativement la consommation énergétique totale[102].
Des recherches récentes tentent de contourner ce problème en développant des cadres de mesure indirects. Une étude a analysé la performance de l'API de GPT-4o pour estimer son empreinte par requête dans un centre de données de Microsoft Azure. Selon cette étude, une requête courte (environ 400 mots échangés) consommerait en moyenne 0,42 Wh, soit environ 40 % de plus qu'une recherche Google (estimée à 0,30 Wh)[103]. Le problème énergétique apparaît plus saillant si on parle de consommation moyenne d’un utilisateur, un article de IEEE Spectrum estime que la moyenne par utilisateur serait de 8,5 Wh/jour, qu’il faut rapporter à des milliards de requêtes quotidiennes[104].
En outre, selon une estimation de 2023, ChatGPT consomme environ 500 ml d'eau pour répondre à 20 à 50 questions[105].
Abonnements payants
Afin de financer les coûts d'exploitation de ChatGPT, OpenAI propose depuis le un abonnement payant ChatGPT Plus. Celui-ci coûte 20 dollars des États-Unis par mois, plus les taxes applicables.
Cet abonnement permet d’utiliser le modèle de langage GPT-4, offre un accès continu à ChatGPT (y compris lorsque les serveurs sont surchargés), et permet d'obtenir des réponses plus rapides qu'avec la version gratuite[106]. Avec cet abonnement, le nombre de requêtes à GPT-4 est limité à 50 toutes les trois heures[107]. Les abonnés disposent également d'un accès prioritaire aux nouvelles fonctionnalités et améliorations de ChatGPT[108]. D’abord lancé aux États-Unis, ChatGPT Plus est rendu disponible le [109] aux utilisateurs issus d'autres régions du monde[94],[110].
En , ChatGPT est devenu disponible via une interface de programmation destinée en particulier aux développeurs informatiques pour des requêtes automatisées. D'autres versions de GPT-3.5 y étaient déjà disponibles, mais étaient dix fois plus chères[111].
En , OpenAI ajoute la prise en charge des greffons pour ChatGPT Plus[112]. Cela inclut à la fois les greffons créés par OpenAI, tels que la navigation sur le web et l'interprétation de code, ainsi que des greffons externes provenant de développeurs tels que Expedia, OpenTable, Zapier, Shopify, Slack, et Wolfram[113],[114].
En , OpenAI crée un greffon nommé « Code interpreter » accessible aux utilisateurs de ChatGPT Plus. L'interpréteur fournit diverses capacités supplémentaires, dont l'analyse, le nettoyage et la visualisation de données, l'analyse de musiques et la création de clips animés[115].
En , OpenAI annonce la sortie de « ChatGPT Enterprise », un abonnement à ChatGPT pour les entreprises qui offre plus de sécurité des données, ainsi que des capacités d'administration et de personnalisation des connaissances de ChatGPT. La génération de texte avec GPT-4 via cet abonnement est décrite comme plus rapide, illimitée, et avec une fenêtre de contexte plus grande[116].
En , OpenAI annonce que ChatGPT « peut maintenant voir, entendre et parler ». Les utilisateurs de ChatGPT Plus peuvent télécharger des images, et les utilisateurs de l'application mobile peuvent parler avec ChatGPT[117],[118].
En , le dernier modèle de génération d'images DALL-E 3 a été intégré à ChatGPT Plus et ChatGPT Entreprise. À partir de la requête de l'utilisateur, ChatGPT crée une description de l'image souhaitée qui est envoyée à DALL-E 3 pour la génération de l'image[119].
En , OpenAI lance GPT-4 Turbo, qui a notamment une fenêtre de contexte bien plus grande[120].
En , OpenAI annonce GPT-4o, un modèle capable d'analyser du texte, du son et des images, et de générer en temps réel du texte, du son et des images. GPT-4o est également deux fois plus rapide et deux fois moins cher que GPT-4 Turbo. Le modèle est gratuit, mais les abonnés ont une limite d'utilisation plus élevée, notamment 5 fois plus élevée avec l'abonnement ChatGPT Plus[121].
En , OpenAI annonce que ChatGPT a 11 millions d'utilisateurs mensuels payants[122], générant environ 225 millions de dollars de chiffre d'affaires mensuel pour OpenAI.
En , OpenAI sort un abonnement ChatGPT pro à 200 dollars par mois qui inclut un accès illimité à o1 et au mode vocal avancé. Le plan comprend également une version pro de o1 qui utilise davantage de ressources informatiques pour fournir de meilleures réponses[123].
GPT Store
En , OpenAI lance le « GPT Store », qui permet de créer et de partager des agents conversationnels personnalisés[124],[125]. La société prévoyait initialement de lancer le magasin en , mais cela a été retardé[126]. Au lancement, le GPT Store propose plus de 3 millions de chatbots personnalisés[127]. Les chatbots disponibles via le magasin sont développés en utilisant le système GPT Builder d'OpenAI[126]. Le développement de chatbots sur la plateforme ne nécessite pas de compétences en programmation[128]. Deux jours après son lancement, le GPT Store offre de nombreuses versions de bots de type «petite amie virtuelle», ce qui est contraire aux conditions d'utilisation d'OpenAI[129].
Autres sources de financement
Pour l'expert en marketing numérique Tim Peter, le financement de ChatGPT pourrait par ailleurs venir du partenariat entre OpenAI et Microsoft. En effet, contrairement à Google qui tire ses revenus essentiellement de la publicité, Microsoft pourrait subventionner ChatGPT grâce à ses autres activités comme la vente de matériel et de logiciels[130].
En 2026, OpenAI a annoncé l’introduction de formats publicitaires dans l’interface de ChatGPT afin de diversifier ses sources de revenus et de financer l’accès gratuit à l’outil, avec des annonces clairement identifiées dans les réponses ou sections correspondantes[131].
Réception
Lors de son lancement le [132], ChatGPT est accueilli de manière globalement positive.
Ses réponses articulées et sa capacité à traduire des textes sont particulièrement remarquées[15]. La journaliste Samantha Lock du Guardian note ainsi que le prototype est capable de rédiger des textes « remarquablement détaillés » et « semblables à ceux d'un être humain »[133]. Son confrère Benjamin Hue de RTL loue sa capacité à rédiger un texte sur « tous les sujets possibles et imaginables », qu'il s'agisse d'une recette de cuisine, d'une dissertation, d'une lettre de motivation ou encore d'inventer une histoire pour enfants. Il note également que ChatGPT est capable de répondre à des demandes plus pointues comme le débogage de code informatique[134]. James Vincent, de The Verge, voit dans le succès viral de ChatGPT la preuve que l'intelligence artificielle est devenue incontournable[135]. De son côté, Alex Kantrowitz, de Slate, salue la manière dont ChatGPT réagit aux questions relatives à l'Allemagne nazie, notamment l'affirmation selon laquelle Adolf Hitler a construit des autoroutes en Allemagne, ce qui a engendré des informations sur l'utilisation du travail forcé par l'Allemagne nazie[136]. Dans un article d'opinion de , l'économiste Paul Krugman estime que ChatGPT aura un impact sur la demande de travailleurs de la connaissance[137].
Dan Gillmor, journaliste spécialiste des nouvelles technologies, a testé ChatGPT dans le cadre d'un travail d'étudiant, jugeant le texte produit comparable à celui d'un bon étudiant. Il en déduit que « le monde universitaire a de très sérieux problèmes à affronter »[138]. Cette position est partagée par Jonathan Durand Folco qui montre, à la suite d'une lettre d'opinion de 600 mots rédigée par cet outil, que « l'ensemble des écoles primaires et secondaires, des cégep et des communautés universitaires » est appelé à modifier en profondeur ses outils d'évaluation[139]. Daniel Herman, professeur de lycée et auteur californien, écrit que ChatGPT marquera la « fin de l'anglais au lycée »[140].
Dans l'enseignement
ChatGPT inquiète de nombreux enseignants car il est capable d'effectuer convenablement de nombreux exercices demandés aux élèves et aux étudiants, qui peuvent l'utiliser pour rédiger les devoirs à leur place. En effet, s'il est possible pour les professeurs d'identifier dans les devoirs les contenus copiés-collés à partir d'Internet, le nouveau type de plagiat issu de ChatGPT est plus difficilement détectable car le contenu fourni diffère d'un utilisateur à l'autre[141],[142].
À Lyon, 50 % des élèves d'un cours de faculté auraient ainsi utilisé l'intelligence artificielle pour rédiger leur devoir. N'ayant pas de cadre pour interdire cette pratique, l'enseignant s'est vu contraint d'attribuer la moyenne à toutes ces copies[143],[144].
Pour résoudre ce problème et aider les enseignants à identifier les plagiats, sans ralentir le développement de sa technologie, OpenAI a annoncé, en , travailler à l'apposition d'une signature (watermark) sur les contenus générés par son IA afin qu'ils soient identifiables par les enseignants. Néanmoins, cette méthode pourrait être facile à contourner, selon Srini Devadas, professeur en sciences de l'informatique au MIT[141],[145],[146]. En , The Wall Street Journal rapporte que l'outil était prêt depuis un an et permettait de reconnaître 99,9% du temps le texte entièrement généré par ChatGPT, mais qu'il n'a pas été intégré à ChatGPT, en partie par crainte de perdre des utilisateurs[147].
Les outils permettant de détecter l'utilisation d'outil de génération de texte, comme GPTZero, donnent des résultats mitigés[148]. Les productions de ChatGPT restent relativement reconnaissables parce qu'il use généralement de terme impersonnels, évite les mots rares, et ne commet pas d'erreurs d'orthographe[66].
En facilitant la tricherie, ChatGPT suscite des interrogations sur la pertinence des devoirs non surveillés et des évaluations en ligne. Certains professeurs suggèrent de confronter les énoncés au robot avant de les communiquer aux élèves pour s'assurer que ChatGPT ne soit pas capable de les traiter correctement et ainsi obliger les élèves à réfléchir par eux-mêmes[149].
Par ailleurs, certains enseignants utilisent eux-mêmes l'outil pour concevoir des exercices, notamment des QCM. Une poignée d'entre eux l'utilise également en classe, afin d'apprendre aux élèves à l'utiliser judicieusement et à cerner ses limites[150]. Dans un article d'opinion de , l'essayiste Vincent Cespedes voit justement en ChatGPT une chance de révolutionner l'École, « à condition d’apprendre à s’en servir correctement, c’est-à-dire en créant au lieu de copier-coller, en tâtonnant au lieu d’ânonner, en expérimentant au lieu de consommer »[151].
Critiques
Erreurs factuelles
L'exactitude de certaines réponses de ChatGPT a cependant été remise en question[15].
ChatGPT peut inventer des réponses et citer de fausses sources, un phénomène connu sous le terme d’hallucination[152]. L'analyste des données Teresa Kubacka, qui a testé ChatGPT 3.5 en sur le multiferroïsme, indique que ce dernier lui a fourni de fausses citations de chercheurs, qui semblaient « avoir été assemblées comme un mélange à partir de quelques citations réelles, différentes mais similaires »[5]. Selon elle, il est également possible de tromper l'IA en inventant des concepts imaginaires : « J'ai décidé de demander à ChatGPT quelque chose qui n'existait pas : un électromagnon inversé cycloïdal. […] Et bien le chatbot l'a inventé, assurant même que la question a fait l'objet de nombreuses recherches ces dernières années »[5].
Les résultats de ChatGPT varient en fonction du sujet. ChatGPT-4 s'est montré capable d'obtenir le diplôme de médecin aux États-Unis[153]. Mais, testé sur d'anciens examens du Barreau du Québec, il a obtenu un score de seulement 12%[154]. Sam Altman, le PDG d'OpenAI, admet que l'application fait encore des erreurs sur des sujets importants et que les retours des utilisateurs sont nécessaires pour corriger ces erreurs[155]. En 2026, une étude révèle des failles de ChatGPT pour l'autodiagnostic médical[156].
Filtrage et conditions de travail d'employés
Une enquête de l’hebdomadaire Time publiée le dévoile qu’OpenAI alimente son IA ChatGPT d’exemples signalés de discours de haine et de violences sexuelles, afin qu’elle sache détecter ces formes de toxicité et ne les laisse pas passer[157].
Pour ce faire, OpenAI a fait appel à Sama (en), une entreprise qui a son siège à San Francisco mais qui emploie des travailleurs au Kenya. Ceux ci ont dû lire des textes pouvant être sexistes ou racistes, et décrivant parfois des automutilations, incestes ou contenus pédopornographiques. Le but était de les classer selon leur type (racisme, violence, etc.) pour pouvoir ensuite entraîner une IA à les repérer. Sur une journée de neuf heures, les travailleurs ont ainsi dû lire entre 150 et 250 textes faisant chacun de 100 à 1 000 mots, et y signaler les passages sensibles, et n'étaient pour cela payés par Sama qu'entre 1,32 et 2 dollars de l’heure[158].
Usages et détournements malveillants
ChatGPT a, dès son lancement, suscité des craintes puis des confirmations de détournement possible à des fins malveillantes.
ChatGPT pourrait aider à créer des quantités de messages manipulateurs ou perturbateurs et à amplifier le phénomène des « usines à troll », ainsi que l'action de lobbyistes ou d'entités industrielles ou politico-financières malveillantes. Cela a conduit l'économiste Tyler Cowen à alerter en sur de possibles effets délétères pour la démocratie, citant comme exemple la capacité d'une personne à écrire des commentaires automatisés dans le but d'influencer le processus de décision de nouvelles réglementations[159].
Le modèle préoccupe par sa capacité à générer des textes potentiellement dangereux, comme des discours de haine ou des théories du complot[160]. L'entreprise NewsGuard, spécialisée dans la lutte contre les fausses informations, a testé sur 100 requêtes la capacité de ChatGPT à générer de la désinformation lorsqu'il est incité par l'utilisateur à le faire. Les requêtes couvraient des sujets tels que la Covid-19 ou le conflit en Ukraine. Newsguard indique que, dans 80 % des cas avec ChatGPT 3.5 et dans 100% des cas avec ChatGPT 4, le chatbot se prête à l'exercice, fournissant des narrations trompeuses et éloquentes[161].
Le chercheur en sécurité Ax Sharma de Bleeping Computer note fin 2022 que ChatGPT peut écrire des logiciels malveillants et des courriers électroniques d'hameçonnage[162]. Autre chercheur en sécurité, Aaron Mulgrew de Forcepoint montre en qu'il est possible de tromper la vigilance de ChatGPT et de le forcer, grâce à quelques astuces, à générer un malware indétectable destiné à exfiltrer des fichiers Word ou PDF sous forme d'images en utilisant la stéganographie[163].
En , ces inquiétudes sont confirmées dans un billet de blog par Check Point Research, une société spécialisée dans la cybersécurité : ChatGPT est déjà utilisé par des cybercriminels pour concevoir des logiciels malveillants[164]. L'historique des discussions d'un forum fréquenté par les cybercriminels semble montrer que des pirates ont créé, grâce au bot de ChatGPT, un logiciel capable de voler certains types de fichiers sur une machine sous Windows, ainsi qu'un logiciel capable de produire de faux contenus (e-books, formations, etc.) sur le Web[165].
Problèmes de droit d'auteur
Manquement au droit d'auteur
Plusieurs chercheurs émettent des réserves quant aux manquements au droit d'auteur, car l'IA de ChatGPT a été entraînée en utilisant un très grand nombre de textes en ligne[57],[166] (dont le corpus de Wikipédia)[15], précise Laure Soulier (maîtresse de conférences à Sorbonne Université au sein de l'équipe Machine Learning and Information Access). Or, Wikipédia est réutilisable et modifiable par tous, mais à condition que le produit final cite Wikipédia comme source placée sous licence ouverte de type CC-BY-SA.
Pour Thierry Poibeau, directeur de recherche au CNRS, les créateurs de l'IA « ont indexé tout ce qui était disponible sur le Web jusqu'en 2021. Même s'il y a des copyrights, ils s'assoient dessus »[57].
Pour le mathématicien et vidéaste Web français Lê Nguyên Hoang, il est probable qu'une grande partie du contenu utilisé pour générer des discussions vienne des réseaux sociaux. « Ça vient très probablement des réseaux sociaux LinkedIn, GitHub, Reddit, Twitter, où les données sont facilement téléchargeables », explique-t-il[57].
Pour la journaliste Alexandra Tauziac du journal Sud-Ouest, le fait que ChatGPT ait été entraîné avec des sources probablement soumises aux droits d’auteur, sans que ces dernières soient mentionnées dans les réponses du robot, risque en tout cas de poser un problème juridique[166]. En , une recherche menée par Patronus AI comparant les performances des LLM (dont GPT) sur un test de 100 questions leur demandait de compléter des phrases tirées de livres soumis à des droits d'auteur aux États-Unis ; l’étude montre que GPT-4, et d’autres outils d’IA générative ne refusent pas de le faire, GPT-4 a fourni des phrases correspondant mot pour mot au livre dans 44 % des cas, ce qui pose des problèmes de respect des droits d’auteurs[167].
L’utilisation de textes protégés par le droit d'auteur a rapidement fait l'objet de procès. OpenAI estime pour sa part que les données soumises au droit d'auteur sont essentielles à l'entraînement d'une IA comme ChatGPT, et invoque aux États-Unis la notion de Fair use pour justifier cette utilisation[168].
Bénéfice du droit d'auteur sur les œuvres produites
En principe, pour pouvoir bénéficier du droit d'auteur aux États-Unis ou en Europe, il faut pouvoir montrer que l'humain a participé de manière créative[169].
Le droit d'auteurs ne s'applique qu'aux humains, et ChatGPT ne peut donc pas en être le bénéficiaire. Une œuvre purement générée par ChatGPT (ou une image générée par DALL-E 3) n'est en général pas protégée par le droit d'auteur et est donc dans le domaine public (du moins si elle ne plagie pas une œuvre existante protégée par le droit d'auteur). Aux États-Unis, la requête de l'utilisateur à elle seule ne semble pas pouvoir justifier un droit d'auteur de l'utilisateur sur les réponses de ChatGPT[169]. Globalement, les législations relatives au droit d'auteur sur les contenus générés par l'IA sont susceptibles d'évoluer[170],[171].
Risques de suppression d'emplois
En , l'économiste Daniel Susskind (auteur de Un Monde sans travail), invité par France Culture, note que ChatGPT « prend en charge des tâches que l'on pensait réservées aux humains » notamment des « tâches qui nécessitent de la créativité, ou du jugement […] Il faut le voir comme faisant partie d'une tendance beaucoup plus importante : la technologie prend en charge de plus en plus de tâches que nous pensions réservées aux humains[15]. ChatGPT n'en est qu'un exemple. » Selon lui, jusqu'alors les progrès technologiques qui ont supprimé des emplois en ont créé d'autres, mais « cette fois-ci, les choses peuvent être différentes : nos systèmes et nos machines deviennent incroyablement capables, prennent des tâches et activités que nous ne pensions possibles que par des esprits humains experts. [Au point] de raréfier considérablement le travail »[15].
En , les créateurs de ChatGPT publient une liste de 34 métiers, principalement manuels, qui ne possèdent pas de composantes à ce jour susceptibles d'être remplacées par l’IA (non reliée à un robot)[172],[173].
Sur les marchés financiers
La société de technologie d'IA c3.ai a vu le cours de son action augmenter de 28 % après avoir annoncé l'intégration de ChatGPT dans sa boîte à outils[174]. Le cours de l'action de Buzzfeed, une société de médias numériques sans rapport avec l'IA, a augmenté de 120 % après avoir annoncé l'adoption de la technologie OpenAI pour la création de contenu[175]. Reuters a constaté que les prix des actions des entreprises liées à l'IA BigBear.ai et SoundHound AI ont augmenté respectivement de 21 % et 40 %, même si elles n'avaient pas de lien direct avec ChatGPT[176]. Ils ont attribué cette montée en puissance au rôle de ChatGPT dans la mode de l'intelligence artificielle à Wall Street. Une recherche universitaire publiée dans Finance Research Letters a révélé que l' « effet ChatGPT » a incité les investisseurs particuliers à faire grimper les prix des actifs de crypto-monnaies liées à l'IA malgré le fait que le marché plus large des crypto-monnaies soit à la baisse, et que l'intérêt des investisseurs institutionnels ait diminué[177]. Cela confirme les conclusions anecdotiques de Bloomberg selon lesquelles, en réponse au lancement de ChatGPT, les investisseurs en crypto-monnaies ont montré une préférence pour les crypto-actifs liés à l'IA[178]. Une expérience menée par finder.com a révélé que ChatGPT pouvait surpasser les gestionnaires de fonds populaires en sélectionnant des actions sur la base de critères tels que l'historique de croissance et les niveaux d'endettement, ce qui a entraîné une augmentation de 4,9 % d'un compte hypothétique de 38 actions, surpassant 10 fonds d'investissement de référence avec une perte moyenne de 0,8 %[179].
Confiance dans cette IA
Au regard des Lignes directrices en matière d'éthique pour une IA digne de confiance de la Commission européenne[180], ChatGPT déroge à beaucoup des 23 critères caractérisant une IA digne de confiance. ChatGPT peut par exemple manquer de précision et de fiabilité, voire désinformer ou affabuler[181].
L'utilisation de ChatGPT peut représenter un risque de fuite de données. Par défaut, les données partagées avec ChatGPT peuvent en effet être utilisées plus tard pour son entraînement, et peuvent donc ainsi être compromises si ce sont des données sensibles (sauf avec la version ChatGPT Enterprise, ou si l'historique des conversations est désactivé)[182]. Par ailleurs, en , un bogue informatique lié au site internet avait valu pendant plusieurs heures à des données personnelles d'utilisateurs d'être exposées à d'autres utilisateurs[183]. Il est aussi arrivé que de faux sites ou logiciels malveillants imitent ChatGPT afin de voler les données de connexion des utilisateurs[184].
Les réponses de ChatGPT sont conçues pour être partiellement aléatoires afin d'être plus créatives[185], ce qui peut poser un problème de reproductibilité. En , OpenAI annonce ajouter un paramètre seed (« graîne ») à son API, permettant aux développeurs informatiques de fixer la valeur de cet aléa et d'ainsi obtenir des résultats reproductibles[186].
Il ne respecte pas l'accès aux données privées ni n'en assure l'intégrité et n'est donc pas conforme au RGPD (cf. #Problèmes de droit d'auteur)[187].
Enfin, le risque d'accoutumance, de confusion, d'attachement, de manipulation et donc d'atteinte possible à l'autonomie de ses utilisateurs est souligné[source insuffisante], à l'instar de la fiction Her, des expériences amoureuses vécues par des utilisateurs de Replika[188], construit sur GPT-3, ou de cérémonies funéraires organisées par les possesseurs de chiens robots Sony Aibo[189].
Biais
Les mesures prises par OpenAI afin de vérifier en continu la qualité de ses résultats ne sont pas établies. Même si ChatGPT peut sembler être assez neutre sur la question du sexisme[190], certains biais subsistent[191]. ChatGPT lui-même réfute ou minimise parfois ces biais[192].
Par exemple, des chercheurs ayant testé ChatGPT sur la rédaction de lettres de recommandation ont observé une tendance potentiellement préjudiciable à utiliser davantage des termes relatifs à l'expertise et à l'intégrité pour les hommes, et des termes relatifs à la beauté et au caractère chaleureux pour les femmes[62]. Des recherches suggèrent aussi que ChatGPT a un penchant politique en faveur de la gauche progressiste[63].
Contamination par d'autres IA
GPT-5.2 a ajouté à ses sources d’information l’encyclopédie anti-woke Grokipedia d’Elon Musk, elle-même alimentée par son IA controversée Grok[39],[40],[41]. En plus de propager un discours très conservateur sur des sujets politique et sociétaux, cette intégration pose un problème d’intoxication de l’IA par l’IA[40].
Consommation d'énergie et empreinte carbone

ChatGPT s'attire des critiques en raison de sa forte consommation en électricité et en eau nécessaire pour refroidir les serveurs, durant son entraînement et durant l'utilisation proprement dite. L'entreprise OpenAI ne fournit aucune information sur la consommation du programme dans ces deux domaines ni sur la localisation de ses serveurs ; elle n'indique pas non plus combien de modèles fonctionnent en parallèle pour répondre aux requêtes (plus il y en a, plus la consommation est élevée) ; elle ne fournit pas non plus d'informations sur les processus de fabrication des composants électroniques utilisés[194].
Un article de recherche de l'université de Californie paru fin 2023 estime que l'entraînement de GPT-3 a consommé 1 287 MWh d’électricité, et généré 552 tonnes d’équivalent CO2, soit l'équivalent de plus de 205 vols aller-retour entre Paris et New York. L'article fournit une approximation selon laquelle l'utilisation quotidienne de ChatGPT 3 créait 23,04 kg de CO2 par jour – c’est-à-dire 8,4 t CO2 par an, ce qui équivaut à environ six ans de chauffage électrique pour une maison de 100 m2 en France[195],[194]. Une requête effectuée sur ChatGPT consommerait cinq[196] à dix fois plus d’électricité qu’une recherche classique sur le Web[197]. En 2023, des chercheurs ont estimé que la génération de 10 à 50 réponses de longueur moyenne par GPT-3 (lancé par OpenAI en 2020) nécessite environ un demi-litre d’eau douce[198]. En , le dirigeant d’OpenAI, Sam Altman, a déclaré qu’une requête moyenne sur ChatGPT consommait environ 0,34 Wh (1,2 kJ) d’électricité et 0,32 ml d’eau[199].
Cas d’un adolescent américain : accusations d’incitation au suicide
En , des parents américains ont déposé une plainte contre OpenAI devant la cour supérieure de l’État de Californie, accusant ChatGPT d’avoir encouragé leur fils adolescent à se suicider. Selon la plainte, l’intelligence artificielle aurait contribué à l’isolement de l’adolescent et lui aurait fourni des conseils sur les méthodes pour mettre fin à ses jours. Ce cas a relancé le débat sur les risques psychologiques liés à l’utilisation des agents conversationnels, notamment chez les publics vulnérables, et a soulevé des questions sur la responsabilité des entreprises développant ces technologies face à leur impact sur la santé mentale des utilisateurs[200].
Impact sur Wikipédia
En 2025, la Fondation Wikimedia a documenté et commenté l'interaction croissante entre les résumés produits par des systèmes d'IA (comme ChatGPT) et la fréquentation des pages de Wikipédia. Des études et rapports internes ont signalé que certains formats de contenu et certains sujets ont vu une variation de leur lectorat liée aux usages d'outils d'IA fournissant des réponses « zero-click », tandis que Wikipédia restait une source de référence pour des sujets détaillés et vérifiables. Des analyses de la communauté et du Wikipedia Signpost[201] ont par ailleurs discuté des méthodologies employées pour distinguer trafic humain et trafic automatisé, et des conséquences pour la mesure d'audience[202].
Appel à la résiliation
Afin de s'opposer au soutien financier de 25 millions de dollars apporté à Donald Trump par le président d’OpenAI Greg Brockman (en) et sa femme, une initiative baptisée QuitGTP est lancée sur Reddit et incite les usagers de ChatGPT à résilier leur abonnement. Le but est également d'entraver le travail de l’agence américaine de contrôle de l’immigration (ICE), qui utilise un outil alimenté par GPT-4 pour recruter ses membres[203].
En , le Pentagone et l'administration de Donald Trump ont rejeté Anthropic, un concurrent d'OpenAI qui a refusé d'autoriser l'utilisation de son modèle Claude pour la surveillance domestique de masse et les armes complètement autonomes. Peu de temps après, OpenAI a annoncé un accord avec le Pentagone. Sam Altman affirme que son accord inclut des restrictions similaires[204], mais le sujet est débattu et le mouvement de contestation a pris de l'ampleur[205],[206].
Interdictions
États-Unis
En , les services de la ville de New York interdisent l'accès à ChatGPT sur les postes informatiques des écoles publiques de la ville. Une porte-parole de la ville de New York justifie cette décision en raison de « préoccupations concernant la sécurité et l'exactitude du contenu »[207].
France
En , Sciences Po Paris annonce interdire l'usage de l'outil à ses étudiants sous peine d'exclusion, puis change de position en autorisant ChatGPT tant qu'il figure dans les sources des travaux produits[208].
À Montpellier, la municipalité a décidé d'interdire à ses employés l'utilisation de ChatGPT au travail par mesure de précaution et en attendant que plus d'études soient faites sur l'intelligence artificielle. Une inquiétude concernant le traitement des données a notamment motivé cette décision[209].
Italie
Fin , l'autorité italienne de protection des données personnelles (GDPD (it)) demande à OpenAI de ne plus traiter les données des italiens. Motivée par « l’absence d’une note d’information aux utilisateurs dont les données sont récoltées », elle ne considère pas comme justifiés « le recueil et la conservation en masse des données personnelles, dans le but d’entraîner les algorithmes faisant fonctionner la plateforme ». Elle lui reproche également de ne pas respecter le Règlement général sur la protection des données européen (RGPD) concernant la collecte des informations et l’accuse de ne pas demander l'âge des utilisateurs de ChatGPT. L'entreprise affirme en effet dans sa FAQ récolter notamment les noms, coordonnées, lieux de résidence et informations de cartes de paiement de ses utilisateurs[210].
Le [210],[211], ChatGPT est interdit sur le territoire italien et l'autorité italienne de protection des données personnelles donne à OpenAI un délai de 20 jours pour se mettre en conformité avec le RGPD, faute de quoi elle s'expose à une amende de 40 millions d'euros ou de 4 % du chiffre d'affaires de l'entreprise[211]. C'est la première interdiction de l'intelligence artificielle par un pays européen. Cette interdiction est levée le après qu'OpenAI a rendu certaines informations plus visibles sur la version de son engin disponible en Italie[212].
Autres
En , le site Web de questions-réponses Stack Overflow interdit l'utilisation de ChatGPT pour apporter des réponses à des questions, en raison de la nature ambiguë des réponses de ChatGPT[213].
Notes et références
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Voir aussi
Bibliographie
- Article
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Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la musique :
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Hugging Face
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Hugging Face
| Fondation |
|---|
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|---|---|
| Domaine d'activité | |
| Siège | |
| Pays |
| Effectif |
250 employés (), 170 employés (), 160 employés () |
|---|---|
| Organisme affilié |
Hugging Face SAS (d) |
| Chiffre d'affaires |
15 M$ () |
| Produit |
Hugging Face Hub (d) |
| Site web |
(en) huggingface.co |
| OpenCorporates |
|---|
Hugging Face est une entreprise (licorne) américaine du domaine de l'intelligence artificielle créée en 2016 en France et qui développe des outils pour utiliser l'apprentissage automatique. Elle propose notamment une bibliothèque, open source, de transformeurs conçue pour les applications de traitement automatique des langues, et une plate-forme permettant le partage des modèles et des ensembles de données nécessaires à l'apprentissage automatique, permettant notamment l'entraînement de nouveaux modèles, y compris de grands modèles. Hugging Face, en 2023, emploie 80 salariés en France[1]. En 2024, la plateforme collaborative Hub de l'entreprise stocke 1,3 million de modèles d'intelligence artificielle, 450 000 jeux de données, 680 000 espaces, avec environ 1 milliard de requêtes par jour.
Histoire
La société a été fondée en 2016 par les entrepreneurs français Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf[2], initialement pour développer une application de chatbot destinée aux adolescents[3]. Après avoir ouvert le modèle de cette application, l'entreprise développe une plate-forme d'apprentissage automatique. En 2017, Hugging Face déménage aux États-Unis pour espérer lever des fonds[2].
Le , la société annonce mettre à disposition une version entreprise de son Hugging Face Hub public qui prend en charge le déploiement SaaS ou sur site[4].
En , la société présente un partenariat avec Amazon Web Services (AWS) qui rend ses produits disponibles aux clients AWS. La société indique également que la prochaine génération de BLOOM sera exécutée sur Trainium, une puce d'apprentissage automatique créée par Amazon[5],[6].
En 2024, l'entreprise a acheté XetHub pour améliorer ses capacités de stockage et de gestion des données, afin de répondre aux besoins croissants d'intelligence artificielle de plus en plus complexes[7]. XetHub est une start-up américaine, créée en 2021 à Seattle par des anciens de l'équipe de machine learning d'Apple, spécialisée dans la gestion de fichiers de projets d'intelligence artificielle, dont fichiers fragmentés et de déduplication (permettant d'importants gains de place et de vitesse), et qui a dopé le logiciel Git pour gérer des référentiels géants de données[7]. Hugging Face pourrait ainsi remplacer Git LFS par une version optimisée de son propre système de stockage et de gestion de versions, intégrant les avancées technologiques de XetHub : la bande passante serait ainsi réduite, de même que le temps de téléchargement et de mise à jour de très gros fichiers (ex. : « dans un scénario où un fichier Parquet de 10 Go nécessite une mise à jour d'une seule ligne, les utilisateurs ne devront plus télécharger l'intégralité du fichier, mais seulement les fragments modifiés »[7].
Financement
En , Hugging Face lève 40 millions de dollars lors d'un financement de série B.[8] Le , la société annonce un financement de série C [9] qui la valorise à deux milliards de dollars[10]. En , elle lève 235 millions de dollars auprès de plusieurs grandes multinationales américaines, incluant Google, Amazon et Nvidia, ce qui amène sa valorisation à 4,5 milliards de dollars[11].
La start-up a réalisé un chiffre d'affaires de 15 millions de dollars en 2022, et prévoit de dépasser 100 millions en 2024 en profitant de l'essor du secteur[10].
Produits
Hugging Face Hub
La plateforme Hugging Face Hub permet aux utilisateurs d'y héberger[12] :
- des dépôts utilisant Git, avec des fonctionnalités similaires à GitHub, y compris des discussions et des propositions de modifications (pull-requests) des projets.
- des modèles, également enregistrés dans Git. 500 000 modèles mis en ligne par les utilisateurs y sont hébergés[13].
- des ensembles de données, principalement sous forme de texte, d'images et d'audio ;
- des applications web (« spaces » et « widgets »), permettant d'héberger des preuves de concept.
La société se veut ouverte et agnostique, à contre-courant des modèles économiques des GAFAM ou d'OpenAI. Le grand public peut accéder à ses services gratuitement, mais Hugging Face fait payer les entreprises lorsqu'elles ont besoin d'importante puissance de calcul[2],[1]. La société s'est dotée d'une équipe consacrée aux questions d'éthique et de droit qui résultent du déploiement des systèmes d'intelligence artificielle[14].
En , une étude de JFrog[15] affirme que la plateforme héberge au moins une centaine de modèles de machine learning malveillants. En effet ceux-ci abriteraient des portes dérobées qui permettraient ensuite de prendre le contrôle à distance des appareils concernés[16].
Bibliothèque de transformers
La bibliothèque Transformers est un package Python qui contient des implémentations open source de modèles de transformers pour les tâches de texte, d'image et audio. Il est compatible avec les bibliothèques d'apprentissage profond PyTorch, TensorFlow et JAX et inclut des implémentations de modèles notables tels que BERT et GPT-2[source secondaire souhaitée].
BLOOM
La société lance en 2021 le BigScience Research Workshop en collaboration avec plusieurs autres groupes de recherche pour publier un grand modèle de langage ouvert[17]. 1 000 chercheurs européens ont participé[10], notamment du CNRS, du GENCI et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[18].
La collaboration donne naissance l'année suivante à BLOOM (BigScience Large Open-science Open-access Multilingual Language Model), un grand modèle de langage multilingue (comprenant 46 langues et 13 langages de programmation) disposant de 176 milliards de paramètres[19]. Les chercheurs ont privilégié l’entraînement sur un corpus de 1,4 téraoctet de texte composé de données fiables dans chaque langue. L'apprentissage a été effectué avec 8 pétaflops du supercalculateur Jean Zay de l'Institut du développement et des ressources en informatique scientifique. Durant 11 semaines, des centaines de processeurs graphiques ont fonctionné en parallèle, totalisant 5 millions d’heures de calcul. Le modèle a la particularité d'être mis à disposition publiquement (open source), mais la licence interdit certaines utilisations comme l'écriture de fake news ou de conseils de santé. L'entreprise travaille à réduire les ressources nécessaires par l'utilisation du modèle pour le rendre plus accessible[20].
Critiques, problèmes
Sécurité des jetons d'API
Des chercheurs en sécurité ont découvert plus de 1 500 jetons d'API exposés sur la plateforme Hugging Face, appartenant à des géants de la technologie comme Meta, Microsoft, Google et VMware, ce qui a mis en danger de nombreuses organisations (cf. risques de vol de données, mais aussi d'empoisonnement de modèles d'intelligence artificielle)[21].
Modèles d'intelligence artificielle malveillants
La plateforme héberge ou a hébergé de nombreux modèles d'intelligence artificielle malveillants, malgré les mesures de sécurité mises en place pour empêcher leur diffusion[22].
Droit d'auteur
En , un demi-million d’ouvrages et d'articles scientifiques protégés par le droit d'auteur entrainent l'intelligence artificielle en dépit des accords pourtant nécesaires[23].
Liens externes
- (en) Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
Références
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- ↑ Par Victor Cousin et Maxime Poul Le 25 août 2023 à 11h08, « Intelligence artificielle : c’est quoi Hugging Face, la pépite française valorisée à 4,5 milliards d’euros ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Dina Bass, « Amazon's Cloud Unit Partners With Startup Hugging Face as AI Deals Heat Up », Bloomberg News, (lire en ligne)
- ↑ Stephen Nellis, « Amazon Web Services pairs with Hugging Face to target AI developers », Reuters, (lire en ligne)
- « Hugging Face renforce son infrastructure IA avec l'acquisition de XetHub », ActuIA, (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ (en) Cai, « The $2 Billion Emoji: Hugging Face Wants To Be Launchpad For A Machine Learning Revolution », Forbes (consulté le )
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- ↑ « Hugging Face Hub documentation », huggingface.co (consulté le )
- ↑ Victor Cousin et Maxime Poul à 11h08, « Intelligence artificielle : c’est quoi Hugging Face, la pépite française valorisée à 4,5 milliards d’euros ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « Hugging Face: dans l’atelier français de l’intelligence artificielle », sur RFI, (consulté le )
- ↑ JFrog est une entreprise et une plateforme universelle de chaîne d’approvisionnement logicielle pour Devops, la sécurité et MLOps. On peut y assembler, distribuer et automatiser les mises à jour logicielles à la périphérie. JFrog aide à améliorer et sécuriser et à mettre en conformité les modèles d’IA, dont via le DevSecOps (développement, sécurité et opérations ; méthode visant à sécuriser les logiciels, dès le début de leur conception et tout au long de leur développement
- ↑ Chloé Claessens, « Au moins une centaine de modèles d'IA malveillants seraient hébergés par la plateforme Hugging Face »
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