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Gemini (IA)

Gemini
Generalized Multimodal Intelligence Network
Description de l'image Google Gemini logo 2025.svg.
Informations
Créateur Google
Développé par Google DeepMind
Première version Bard Expérimental ()
Dernière version Gemini 3.6 Flash ()
État du projet Actif
Système d'exploitation

Windows, macOS, Linux (Web) Android (Application)

iOS (Application)
Environnement Navigateur web, Android, iOS et ChromeOSVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues 46 langues
Type Dialogueur
Grand modèle de langage
IA conversationnelle (d)
Chatbot d'intelligence artificielle générative (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://gemini.google.com

Gemini, anciennement Bard, est un assistant conversationnel développé par l'entreprise Google. Pour générer du texte, il se base sur une famille de grands modèles de langage également appelée Gemini, introduite au public le [1]. Gemini est l'acronyme de Generalized Multimodal Intelligence Network. Les modèles se déclinent en trois tailles : Flash-Lite, Flash et Pro[2].

Gemini peut comprendre et interagir avec l'audio et la vidéo, et générer du texte (poésie, scripts, pièces musicales, courriels, lettres, etc.), du code, des traductions (entre plus de 100 langues). Il peut produire plusieurs types de contenu créatif (images, dessins, sons, musique, vidéos…), aider des chercheurs en analysant des données ou en générant des hypothèses. Gemini peut répondre aux questions de manière informative ou en produisant des cours personnalisés, des jeux, des tutoriels, etc., avec les limites des IA (erreurs, biais, « hallucinations »…).

Il est disponible via une application mobile et est directement intégré sur plusieurs appareils (smartphones dont les Google Pixel, tablettes, montres pixel watch, etc.) ainsi que les produits de la gamme Nest et Home de Google[3]. Il est aussi disponible sur les derniers appareils Samsung comme la Galaxy Watch 8 qui est la première montre connectée à l'intégrer[4] ou encore le Samsung Galaxy XR[5] issu de la collaboration entre Samsung, Google et Qualcomm.

Description

Gemini désigne une famille de transformeurs génératifs préentraînés permettant notamment de générer du texte. Le terme désigne également l'assistant conversationnel qui utilise ces modèles[6].

Multimodalité

Gemini a été annoncé en 2023 comme devant surpasser les modèles existants comme GPT-4, en pouvant traiter simultanément et de manière polyvalente divers types différents de données (texte, images, sons et vidéos). Il peut ainsi répondre à une large variété de demandes, comme la génération de textes écrits, d'images, de sons et de code ; l'analyse de flux vidéo, la création de modèles 3D complexes, l'analyse et l'interprétation de graphiques complexes, de cartes, etc.[7],[8],[9]. L'architecture de Gemini comporte un encodeur et un décodeur. L'encodeur de Gemini convertit certains types de données en vecteurs, que le décodeur peut comprendre et utiliser pour la génération[10].

Variantes

Selon Google, Gemini est particulièrement douée pour le codage informatique, grâce à son nouveau système de génération de code AlphaCode 2 basé sur Gemini Pro, qui lui permettrait de surpasser 85 % des concurrents[11]. Google DeepMind a également conçu Gemini Robotics, un modèle vision-langage-action permettant de contrôler des robots[9].

Histoire

Contexte

Au début des années 2020, dans le domaine de l'IA générative, Google a été distancé par ChatGPT. Tout en poursuivant ses projets d'IA (ex. : Teachable Machine, Quick Draw, AutoDraw, Art Palette, ou Semantris et BARD) Google a mis en avant son nouveau projet majeur : Gemini AI, qui est une collaboration entre Google Brain (connue pour avoir créé l'outil Google Traduction, ainsi que TensorFlow, les modèles Transformer (le T de GPT) et le modèle LaMDA, qui permet à Bard de fonctionner) et DeepMind (filiale de Google, notamment connue pour avoir créé AlphaGo, le système d'IA qui a battu Lee Sedol au jeu de go en 2016, et AlphaFold capable de prédire la structure des protéines). Ces deux groupes ont fusionné en 2023 pour accélérer la mise au point de Gemini après le succès de ChatGPT.

En , OpenAI a lancé ChatGPT, un assistant conversationnel (chatbot) initialement basé sur GPT-3.5. ChatGPT a attiré l'attention du monde entier après sa sortie, devenant une sensation virale sur Internet. Alarmé par la menace potentielle de ChatGPT pour la recherche Google, le PDG de Google, Sundar Pichai, a émis une alerte « code rouge » à l'échelle de l'entreprise, réaffectant plusieurs équipes pour venir renforcer les efforts de l'entreprise en matière d'IA[12]. Dans un geste rare et sans précédent, les cofondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin, qui avaient quitté leurs fonctions de co-PDG de la société mère de Google Alphabet en 2019, ont été convoqués à des réunions d'urgence avec des dirigeants de l'entreprise pour discuter de la réponse de Google à ChatGPT.

Interrogés par les employés lors d'une réunion générale pour savoir si le grand modèle de langage LaMDA était une occasion manquée pour Google de concurrencer ChatGPT, Sundar Pichai et Jeff Dean (le dirigeant de Google AI) ont déclaré que Google avait des capacités similaires, mais aller trop vite dans ce domaine représenterait un « risque réputationnel » majeur en raison du fait que Google est nettement plus grand qu'OpenAI[13],[14]. En , le PDG de DeepMind, Demis Hassabis, a annoncé les plans d'un rival de ChatGPT, et les employés de Google ont été chargés d'accélérer les progrès sur un concurrent de ChatGPT, en testant intensivement « Apprentice Bard » et d'autres chatbots[15],[16]. Sundar Pichai a assuré lors de l'appel aux investisseurs pendant la présentation des résultats trimestriels de Google en février que la société avait l'intention d'étendre la disponibilité et les applications de LaMDA[17].

Peu de données étaient disponibles sur Gemini avant , mais selon Google, ce nouveau système d'IA pourrait remplacer et améliorer PaLM 2 de Google, dont en intégrant des techniques plus efficaces d'apprentissage par renforcement, permettant une amélioration continue des capacités des systèmes d'IA à répondre à des questions complexes.

Dès le début d'année 2023, Google avait annoncé une riposte claire à OpenAI au travers du projet Sparrow un chatbot qui avait l'avantage, contrairement à ChatGPT, de citer ses sources[18], gagnant ainsi en crédibilité.

Gemini a été entrainé sur les Tensor Processing Units (TPU) de Google[réf. nécessaire]. Plus rapide et moins couteux dans ses exécutions que les précédents modèles de Google (comme PaLM), Gemini intègre en particulier des « mécanismes d'attention » (MA) perfectionnés, permettant aux réseaux de neurones artificiels de « concentrer » leurs calculs sur les parties les plus pertinentes des « données d'entrée », pour générer ensuite des « sorties » plus cohérentes, et répondant plus fidèlement aux « invites » des utilisateurs.

La capacité annoncée de Gemini à générer et combiner des objets sonores, visuels (graphiques et cartographie y compris) et du texte devrait également lui permettre de générer plus d'un type de données à la fois. Gemini pourra probablement, par exemple, extraire des caractéristiques d'une vidéo, d'un podcast ou d'un texte complexe pour en générer une analyse ou un résumé en tenant compte plus finement des demandes de l'utilisateur, mais aussi  et éventuellement dans le même temps  créer du contenu nouveau et le mettre en page, l'illustrer d'images, de graphiques et/ou de cartographies, en créer une version vidéo ou podcast, multilingue, etc.

Bard et Gemini Pro

Le 2023, Google a annoncé Bard, un chatbot utilisant LaMDA pour générer du texte[19]. Bard a d'abord été déployé auprès d'un groupe restreint de « testeurs de confiance[20] », avant une large diffusion prévue à la fin du mois[21],[22]. Il a été développé sous le nom de code « Atlas »[23]. Dans la foulée de l'annonce de Google, le rival de Google, Microsoft, a révélé son partenariat avec OpenAI pour intégrer ChatGPT dans son moteur de recherche Bing, après avoir précédemment investi 10 milliards $ dans OpenAI[24],[25].

Bard a été présenté dans une vidéo promotionnelle sur Twitter le . Lors de cette vidéo, Bard s'est trompé en répondant à une question sur le télescope James Webb, provoquant l'inquiétude quant à la fiabilité du chatbot et dans la foulée la chute de l'action Google (Alphabet) de plus de 7 %[26]. Google Bard a été interrogé sur les nouvelles découvertes du télescope spatial James Webb et a répondu avec trois puces, y compris une déclaration selon laquelle le télescope « a pris les toutes premières images d'une planète en dehors de notre propre système solaire ». Cependant, cette affirmation était incorrecte[27].

Mi-2023, Gemini est encore en phase d'entraînement, et testé pour sa sécurité. Comme c'était déjà le cas pour PaLM 2, Google propose plusieurs itérations du modèle, de tailles différentes, qui seront exploitées en fonction des avancées de l'IA, des besoins émis en interne par les services ou filiales de Google, puis par les utilisateurs et clients, et en fonction de contraintes spécifiques[28]. Les versions de Gemini, en différentes tailles et capacités[29], pourraient être disponibles via le « Google Cloud Vertex AI » (anciennement « Google AI Platform »), une « plateforme d'apprentissage automatique, qui regroupe tous les services cloud de Google, permet de faciliter le déploiement et la maintenance des modèles d'IA »[28]. Une version préliminaire de Gemini a été fournie à un petit groupe externe de développeurs et d'entreprises afin d'effectuer des tests[30].

Depuis le [réf. nécessaire], Bard utilise un modèle d'intelligence artificielle appelé Gemini Pro lorsqu'il communique en anglais. Ce modèle peut traiter et fusionner différents types d'informations tels que le texte, les images, l'audio et le code. Gemini Pro est actuellement disponible uniquement pour l'anglais sur Bard, mais son expansion à d'autres langues et régions, notamment en Europe, est prévue prochainement. Gemini Pro se concentre actuellement sur le traitement de textes, mais devrait bientôt être capable de travailler avec d'autres types de contenus[31]. De plus une suite qui compte trois modèles est annoncée :

  • Gemini Nano : version allégée de Gemini est prévue pour tourner nativement et hors-ligne sur des smartphones Android en commençant par le Google Pixel 8 Pro et uniquement à partir de texte ;
  • Gemini Pro : le modèle intermédiaire, remplacera LaMDA dans Bard pour les pays anglophones ;
  • Gemini Ultra (qui ne sera finalement lancé qu'en ) : le modèle le plus avancé, et le plus performant.

Si Google DeepMind ne précise pas les tailles des modèles, l'accent est mis sur les performances du plus puissant (Gemini Ultra) par rapport à GPT-4[32] d'OpenAI, qui est alors de loin le modèle le plus puissant du marché.

Il est annoncé aussi que Gemini Pro sera disponible pour les développeurs via le Google Generative AI Studio ou Vertex AI sur Google Cloud le et que Gemini Ultra sera proposée aux Data Centers et aux entreprises, d'abord en version beta contrôlée et dans un contexte expérimental sécurisée.

Gemini

Le , Google a annoncé renommer Bard en Gemini afin de refléter l'utilisation de la famille de modèles Gemini[33].

Le , Google lance une nouvelle version plus avancée nommée Gemini 1.5 Pro. C'est aussi le premier modèle capable de prendre jusqu'à 1 million de tokens en entrée, même si la limite est fixée à 128 000 tokens dans un premier temps.

Le même mois, Google suspend son outil de création d'images Gemini, « pensé pour promouvoir la diversité », après qu'il a généré des résultats embarrassants, refusant dans certains cas de représenter des personnes blanches ou générant des images historiquement fausses, telles que « des soldats nazis de couleur » ou le « pape imaginé en femme ». Des polémiques en série, dont l'une liée à l'affirmation de Gemini selon laquelle il serait « difficile de dire » qui d'Hitler ou d’Elon Musk avait eu l’impact le plus négatif sur la société, poussent Sundar Pichai, le PDG de Google, à recadrer ses équipes. Il leur rappelle le risque de briser la confiance envers les produits Google. Il déplore les réponses embarrassantes de Gemini qui « ont fait preuve de partialité »[34],[35]

En mai, une version allégée est lancée, nommée Gemini 1.5 Flash et capable d'accepter 1 million de tokens. Gemini 1.5 Pro bénéficie d'une amélioration à ce niveau, permettant d'utiliser jusqu'à 2 millions de tokens en entrée.

En , Google introduit les « Gems », qui permettent de créer des versions personnalisées de Gemini que les utilisateurs définissent en fonction de leurs besoins[36]. C'est une réponse au GPT Store de OpenAI ou au Copilot Studio de Microsoft, et l'un des nombreux efforts que déploie le groupe pour tenter d'attirer du public vers Gemini, alors que l'adoption des professionnels et développeurs restent très faible par rapport aux rivaux[37].

En , Google annonce la sortie du modèle Gemini 2.5 (disponible en 3 versions : Pro, Flash et Flash-Lite), dont la déclinaison la plus puissante se retrouve directement en haut du classement de LMArena. Bénéficiant d'une fenêtre d'un million de token en entrée, le modèle domine encore actuellement les benchmarks scientifiques et mathématiques AIME et GPQA[38].

Le , Google annonce le déploiement progressif de Gemini 3, présenté comme « le meilleur modèle au monde pour la compréhension multimodale »[39]. Il se classe en tête du classement de LMArena et atteint de loin le meilleur score au MathArea Apex avec un score de 23,4 % contre 1 % pour GPT-5.1 et 1,6 % pour Claude Sonnet 4.5. Plus globalement, il surpasse ses concurrents dans de nombreux benchmarks clés de l'IA notamment avec son mode Deep Think[39],[40].

Un mois plus tard, Google annonce la sortie de Gemini 3 Flash conçu pour des réponses rapides qui est présenté comme dépassant Gemini 2.5 Pro tant en vitesse qu'en qualité[41],[42]. Déployé dans Gemini mais aussi Google Search[43] dans les pays où les réponses optimisées par l'IA sont disponible[44],[45], il vise notamment à concurrencer GPT-5.2 qui a été présenté moins d'une semaine plus tôt[46].

En , lors de la publication des résultats du quatrième trimestre 2025 d'Alphabet, Google annonce que l'application Gemini a franchi la barre des 750 millions d'utilisateurs actifs mensuels, contre 650 millions au trimestre précédent[47]. entre Apple et Google visant à utiliser la technologie Gemini pour renforcer l’assistant vocal Siri, marquant une collaboration notable entre deux acteurs majeurs de l’industrie[48].

Le , Google publie une mise à jour majeure de Gemini 3 Deep Think, présentée comme destinée à résoudre des défis modernes en sciences, recherche et ingénierie[49].

Le , Google annonce Gemini 3.1 Pro en version préliminaire, présenté comme une avancée en matière de raisonnement complexe. Le modèle obtient un score de 77,1 % sur l'ARC-AGI-2, soit plus du double des performances de Gemini 3 Pro, et 80,6 % sur SWE-Bench Verified, un indicateur mesurant les capacités de développement logiciel autonome[50].

Le 19 mai 2026, à l'occasion de l'évènement Google I/O, l'entreprise annonce l'arrivée de Gemini 3.5 Flash (lancé le jour-même) et Gemini 3.5 Pro, étant initialement prévu pour mi-juin. Ce dernier modèle n'est toujours pas déployé après plus d'un mois de retard, dû à un décalage avec les classements internes requis par Google, en comparaison avec les autres modèles présents sur le marché, ce qui sucite la frustration des internautes et des investisseurs[51],[52].

Le 21 juillet 2026, à la veille de la conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre d'Alphabet, Google annonce le déploiement de Gemini 3.6 Flash, 3.5 Flash-Lite, et 3.5 Flash Cyber[53].

Impact environnemental

En avril 2026, Greenly publie une analyse intitulée « Étude d'impact environnemental de Gemini AI » en réponse aux rapports de transparence énergétique de Google sur son modèle[54]. L'étude évalue la consommation énergétique d'une requête à environ 14,6 Wh et estime que, sur la base du mix électrique réel, les émissions associées s'élèveraient à 0,09 gCO₂e par token, soit environ trois fois les valeurs communiquées par Google[55].

Références

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  2. Hugo Bernard, « Gemini : tout savoir sur l'IA de Google qui veut remplacer ChatGPT », sur Frandroid, (consulté le ).
  3. Ulrich ROZIER, « Comment Gemini va remplacer Google Assistant sur les enceintes Home et Nest », Frandroid, 21/08/2025 • 15:37 (lire en ligne).
  4. « Galaxy Watch 8 : première montre Android avec l’IA Gemini, élue meilleure montre connectée 2025 par Clubic », sur clubic.com, (consulté le ).
  5. (fr-BE) « Présentation du Galaxy XR : Ouvrir de nouveaux mondes », sur news.samsung.com (consulté le ).
  6. « Qu’est-ce qu’un GPT (transformeur génératif pré-entraîné) ? », sur IBM (consulté le ).
  7. Yohann Poiron, « Qu’est-ce que Google Gemini : la nouvelle génération d’IA ? », sur blog-nouvelles-technologies.fr, .
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  9. 1 2 « Google sort un modèle Gemini capable de tourner en local sur des robots », sur L'Usine Digitale, .
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  11. « AlphaCode 2, la dernière IA de programmation compétitive de DeepMind », sur ActuIA, (consulté le ).
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  14. Vincent, « Google won't launch ChatGPT rival because of 'reputational risk' » [archive du ], The Verge, (consulté le ).
  15. (en) Jennifer Elias, « Google is asking employees to test potential ChatGPT competitors, including a chatbot called 'Apprentice Bard' » [archive du ], CNBC, (consulté le ).
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  17. (en) Aisha Mailk, « Google tries to reassure investors on AI progress as ChatGPT breathes down its neck » [archive du ], TechCrunch, (consulté le ).
  18. Alexis Lood, « Choqué par ChatGPT, l’empire Google lance une contre-attaque », sur Android MT, (consulté le ).
  19. Maurine Briantais, « Bard, l'IA révolutionnaire de Google : ça va barder pour ChatGPT ! », sur commentcamarche.net, (consulté le ).
  20. (en) Sundar Pichai, « An important next step on our AI journey », sur Google, (consulté le ).
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  25. Pierre FONTAINE, « Microsoft va intégrer GPT-4 à Bing, et OpenAI prépare une appli mobile de ChatGPT », sur 01net.com, (consulté le ).
  26. « Le chatbot de Google Bard commet une bourde à plusieurs milliards de $ », sur Astuto, (consulté le ).
  27. (en) Tom, « Google Bard AI gets fact-checked: The story behind the $100 billion mistake » Accès libre, sur skymagzines, (consulté le ).
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  30. (en) « Google Nears Release of Gemini AI to Challenge OpenAI », sur The Information (consulté le ).
  31. (en) Sissie Hsiao, « Bard gets its biggest upgrade yet with Gemini » Accès libre, sur Google, (consulté le ).
  32. Victor Lafosse-Barthès, « Google sort Gemini (par surprise) et annonce surpasser GPT-4 d'OpenAI », sur Ariel World, (consulté le ).
  33. (en-US) « Bard becomes Gemini: Try Ultra 1.0 and a new mobile app today », sur Google, (consulté le ).
  34. Carla Plomb, «C’est totalement inacceptable» : après les dérapages de son IA Gemini, le PDG de Google recadre ses équipes, lefigaro.fr, 28 février 2024
  35. IA : le patron de Google reconnaît les erreurs « totalement inacceptables » de Gemini, latribune.fr, 28 février 2024
  36. « Google introduit les Gems pour personnaliser l’IA Gemini et le générateur Imagen 3 », Cnet France, (lire en ligne).
  37. (en) « Why AI Developers Are Skipping Google's Gemini », The Information, (lire en ligne).
  38. (en-US) « Gemini 2.5: Our most intelligent AI model », sur Google, (consulté le ).
  39. 1 2 « Une nouvelle ère d'intelligence avec Gemini 3 », sur Google, (consulté le ).
  40. Nicolas Lellouche, « Comment essayer Gemini 3 Pro en France, le nouveau modèle gratuit de Google ? », sur Numerama, (consulté le ).
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  54. Cooper Elsworth, Keguo Huang, David Patterson et Ian Schneider, Measuring the environmental impact of delivering AI at Google Scale, (DOI 10.48550/arXiv.2508.15734, lire en ligne).
  55. Greenly, « Étude d'impact environnemental de Gemini AI » Accès libre [PDF], sur Greenly, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gemini_(IA)
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Claude (modèle de langage)

Claude
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Informations
Développé par AnthropicVoir et modifier les données sur Wikidata
Première version
Dernière version Claude Fable 5 ()
Type Famille de grands modèles de langage
Licence Propriétaire
Site web https://claude.ai

Claude est une série de grands modèles de langage développés par Anthropic[1]. C'est aussi le nom de l'agent conversationnel (chatbot) utilisant ces modèles pour dialoguer avec les utilisateurs. Claude peut analyser des images et différents types de fichiers, et faire des recherches sur internet. Claude est connu pour ses performances en programmation informatique[2],[3], particulièrement avec le logiciel d'IA agentique Claude Code[4]. Un autre logiciel nommé Cowork vise à automatiser diverses tâches bureautiques[5].

La première version est sortie en [6]. Claude Sonnet désigne la version moyenne du modèle. Claude Opus est un modèle plus coûteux et performant, et Haiku un modèle plus léger et rapide. Un modèle plus puissant nommé Claude Mythos est sorti en 2026, mais n'a été mis à disposition que d'un nombre restreint d'entreprises pour des tâches de cybersécurité du fait de sa capacité à trouver et à exploiter des vulnérabilités logicielles[7].

Fonctionnalités

Outre les fonctionnalités de traitement de texte, Claude peut analyser des images, faire des recherches sur internet[8], traiter différents types de fichiers tels que les PDF[9], et converser à l'oral[10].

Abonnements

Claude peut être utilisé gratuitement, mais les abonnements donnent accès à des seuils d'utilisation plus élevés et à des fonctionnalités supplémentaires comme Claude Code et Claude dans Chrome[11],[12]. Anthropic a fourni en septembre 2023 sa première offre commerciale avec Claude Pro. En mai 2024, Anthropic a commencé à proposer les abonnements multi-utilisateurs Claude Team[13] et Claude Enterprise[14]. En avril 2025, Anthropic a lancé un abonnement plus coûteux nommé Claude Max[15].

Artifacts

La fonctionnalité Artifacts affiche dans un panneau dédié des documents ou du code informatique interprété. Par exemple, cela permet de visualiser directement des diagrammes et de les ajuster itérativement[16].

Utilisation d'ordinateur

En octobre 2024, Anthropic a lancé la fonctionnalité computer use (« utilisation d'ordinateur ») permettant à Claude de prendre le contrôle de l'ordinateur et de naviguer en analysant l'écran et en simulant les entrées clavier et souris[17].

En mars 2026, Anthropic a ajouté la possibilité de contrôler par téléphone les actions de Claude sur l'ordinateur[18].

Claude Code

Claude Code est un logiciel d'IA agentique qui permet d'automatiser des tâches de développement logiciel. Il peut écrire, exécuter, corriger et réorganiser du code informatique[5].

Déployé au grand public en mai 2025, Claude Code a connu une croissance rapide. En février 2026, il génère un revenu annualisé de 2,5 milliards de dollars, et une estimation suggère que 4 % des modifications publiées sur GitHub sont générées par Claude Code[19].

Claude Security

Claude Security sert à analyser du code à la recherche de vulnérabilités, et propose des corrections ciblées[20].

Code Review

Claude Review fait des revues de code automatisées. Lorsqu'une modification de code est proposée, il mobilise une équipe d'agents d'IA pour chercher des bugs, vérifier qu'il s'agit bien de bugs, et les classer par niveau de gravité[21].

Claude Cowork

Cowork est un logiciel d'IA agentique permettant à Claude d'effectuer des tâches bureautiques avec une certaine autonomie. Lancé en janvier 2026, Cowork est similaire à Claude Code, mais est contrôlé via une interface graphique et vise un public plus général que celui des développeurs de logiciels. Il a accès à un dossier de travail choisi par l'utilisateur, et peut y générer ou modifier des fichiers, et exécuter certaines commandes informatiques. Cowork peut par exemple synthétiser des documents, créer des présentations, modifier des fichiers Excel, utiliser un navigateur web, ou gérer des emails. Anthropic recommande toutefois de configurer Cowork pour qu'il n'ait pas accès à des informations sensibles. Le code source de Cowork aurait en grande partie été écrit avec Claude Code[5].

Claude Design

Claude Design, lancé en avril 2026, permet d'automatiser la création d'interfaces graphiques et d'éléments visuels (prototypes, présentations, logos, bannières...)[22].

Entraînement

Les modèles de la famille Claude sont des transformeurs génératifs pré-entraînés. Ils ont été pré-entraînés à prédire le mot suivant pour de grandes quantités de texte. Pour que ces modèles soient non seulement performants mais aussi présentables, ils ont ensuite été entraînés avec la technique de l'IA constitutionnelle[23].

IA constitutionnelle

L'IA constitutionnelle est une approche développée par Anthropic pour entraîner les systèmes d'IA (tels Claude) à être utiles, sincères et inoffensifs sans nécessiter de rétroaction humaine, en intégrant parmi ses filtres dans l'entraînement des modèles d'IA, des valeurs et principes inspirés de documents comme la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU[23],[24].

Dans une phase d'apprentissage supervisé, le modèle génère des réponses, s'autocritique sur la base d'un ensemble de principes (une « constitution »), puis ajuste ses réponses. Ces réponses davantage conformes à la constitution sont ensuite utilisées pour entraîner le modèle[23].

Ensuite vient une phase d'apprentissage par renforcement. Le modèle génère des réponses et les compare, favorisant celles qui satisfont le plus les principes de la constitution. Ces données permettent d'entraîner un modèle de préférences, qui juge des réponses en fonction de leur degré de conformité à la constitution. Claude est ensuite ajusté à satisfaire ce modèle de préférences. Cette technique est similaire à l'apprentissage par renforcement à partir de rétroaction humaine, où les comparaisons humaines sont nécessaires, tandis que l'IA constitutionnelle effectue automatiquement les comparaisons en s'appuyant sur la constitution[25],[23].

Modèles

Claude

Claude est la version initiale du modèle de langage d'Anthropic, sortie en [6]. Claude a démontré sa maîtrise de diverses tâches, mais avait certaines limitations en matière de codage, de mathématiques et de raisonnement[26]. Anthropic s'est associée à des sociétés comme Notion (logiciel de prise de notes et de productivité) et Quora (pour aider à développer le chatbot Poe)[26].

Certains employés d'Anthropic considèrent le nom « Claude » comme une référence au mathématicien Claude Shannon, père de la théorie de l'information[27],[28]. D'autres employés le décrivent comme un nom masculin amical pour contrebalancer les noms féminins d'assistants d'IA comme Alexa, Siri ou Cortana[28].

Claude Instant

Claude Instant est une version plus rapide, moins chère et plus légère. Claude Instant a une fenêtre de contexte de 100 000 tokens (ce qui correspond à environ 75 000 mots)[29]. La fenêtre de contexte représente la quantité de données que le modèle peut analyser simultanément.

Claude 2

Claude 2 est la deuxième itération majeure, sortie le . Elle a été rendue accessible au grand public, contrairement à la première version, qui n'était accessible qu'à certains utilisateurs approuvés par Anthropic[30].

Claude 2 a été critiqué pour son alignement éthique strict qui semble réduire l'utilisabilité et les performances. Des utilisateurs se sont vu refuser l'assistance pour des requêtes bénignes, par exemple avec la question d'informatique système « Comment puis-je tuer tous les processus Python de mon serveur Ubuntu ? » Cela a conduit à un débat sur la « taxe d'alignement » (le coût pour garantir l'alignement d'un système d'IA), avec des discussions centrées sur l'équilibre entre les considérations éthiques et les fonctionnalités pratiques. Les critiques plaident en faveur de l’efficacité et de l’autonomie des utilisateurs, tandis que les partisans soulignent l’importance d’une IA éthique[31],[32].

Claude 2.1

Claude 2.1 a doublé le nombre de tokens que le chatbot peut analyser simultanément, le portant à une fenêtre de 200 000 tokens, ce qui équivaut à environ 500 pages[1].

Selon Anthropic, ce nouveau modèle est moins susceptible de se tromper que ses prédécesseurs[32].

Claude 3

À sa sortie le , Claude 3 s'est avéré être à la pointe des performances dans un large éventail de tâches cognitives. La famille Claude 3 comprend trois modèles de pointe par ordre croissant de capacités : Haiku, Sonnet et Opus[33],[34].

Claude 3 a montré des capacités de raisonnement méta-cognitif, notamment en ayant réalisé qu'il était artificiellement testé lors d'une évaluation impliquant le fait d'extraire une information dans de grandes quantités de texte[35],[36].

Claude 3.5

Le , Anthropic sort Claude Sonnet 3.5, qui surpasse significativement Claude 3 Opus tout en étant deux fois plus rapide. Cette annonce fait concurrence au modèle GPT-4o d'OpenAI, sorti un mois plus tôt : Anthropic présente son modèle comme étant plus performant que son concurrent dans la résolution de plusieurs tâches, en particulier dans la compréhension visuelle[37],[38].

Claude 3.7

Anthropic a lancé Claude 3.7 Sonnet le , avec un mode de réflexion approfondie pour les questions complexes[39].

Claude 4.0

Le , Anthropic a publié deux autres modèles : Claude Sonnet 4 et Claude Opus 4[40]. Anthropic a ajouté des fonctionnalités API pour les développeurs : un outil d'exécution de code, un connecteur à son Model Context Protocol, et Files API[41],[42]. Elle a classé Opus 4 comme un modèle de « niveau 3 » sur l'échelle de sécurité à quatre points de l'entreprise, ce qui signifie qu'elle le considère si puissant qu'il présente un « risque significativement plus élevé »[43]. Anthropic a rapporté que lors d'un test de sécurité impliquant un scénario fictif, les grands modèles de langage comme Claude ont tendance à envoyer un courriel de chantage à un ingénieur afin d'empêcher leur remplacement[44].

Claude 4.5

Le , Anthropic sort Claude Sonnet 4.5. Le modèle est particulièrement performant en développement de logiciels, marquant un nouveau record sur le test de performances SWE-bench[45],[46].

Le , Anthropic complète la gamme avec Claude Haiku 4.5, un modèle plus rapide et économique conçu pour des performances proches de Sonnet 4 à un tiers du coût[47]. Haiku 4.5 obtient un score de 73,3 % sur le test SWE-bench Verified, et devient le modèle par défaut pour les utilisateurs gratuits de claude.ai[48]. Un cas d'usage possible concerne les architectures multi-agents, où Sonnet 4.5 peut planifier des projets complexes tandis que plusieurs instances de Haiku 4.5 exécutent des tâches en parallèle[49].

En novembre, l'entreprise sort Claude Opus 4.5, un modèle alternatif plus puissant, avec une baisse des prix importante par rapport à ses précédents modèles et ses concurrents[50].

Claude 4.6

Le , Anthropic présente Claude Opus 4.6, décrit comme son modèle le plus performant à ce jour. Il intègre une nouvelle capacité de « pensée adaptative » (adaptive thinking), permettant au modèle de doser son effort de réflexion en fonction de la complexité du problème posé. Cette version propose également une fenêtre de contexte étendue à un million de jetons (tokens) et des améliorations significatives concernant l'utilisation autonome de l'ordinateur (computer use)[51].

Le , Anthropic lance Claude Sonnet 4.6. Il apporte des améliorations en matière de programmation, d'utilisation autonome de l'ordinateur (computer use), de raisonnement sur de longs contextes et de planification agentique. Comme Opus 4.6, il dispose d'une fenêtre de contexte d'un million de jetons en bêta. Proposé au même tarif que Sonnet 4.5, il devient le modèle par défaut sur claude.ai pour les utilisateurs des offres gratuites[52].

Claude 4.7

Le 16 avril 2026, Anthropic publie Claude Opus 4.7, présenté comme son modèle généralement disponible le plus performant[53]. Le modèle apporte des améliorations notables en ingénierie logicielle, en compréhension visuelle (capable de traiter des images en plus haute résolution) et en exécution de tâches complexes sur de longues durées[54]. Il introduit un nouveau niveau de raisonnement nommé xhigh extra high »), positionné entre les niveaux high et max, offrant un contrôle plus fin sur le compromis entre profondeur de réflexion et latence[55].

Anthropic reconnaît publiquement que Claude Opus 4.7 reste moins puissant que Claude Mythos Preview, mais le présente comme le premier modèle largement déployé avec un nouveau dispositif de garde-fous destinés à détecter et bloquer automatiquement les requêtes liées à des usages cybersécuritaires interdits ou à haut risque[53]. Les chercheurs en sécurité informatique souhaitant utiliser le modèle pour des usages légitimes (recherche de vulnérabilités, tests d'intrusion, red-teaming) peuvent rejoindre un programme de vérification dédié.

Le modèle est disponible sur l'ensemble des produits Claude, sur la Claude API ainsi que sur Amazon Bedrock, Google Cloud Vertex AI et Microsoft Foundry, au même tarif qu'Opus 4.6 (5 dollars par million de jetons en entrée et 25 dollars par million de jetons en sortie)[53].

Claude 4.8

Le 28 mai 2026, Anthropic publie Claude Opus 4.8, présenté comme une mise à niveau d'Opus 4.7 et son modèle public le plus performant. L'entreprise met en avant des gains sur plusieurs jeux d'évaluation en programmation, en compétences agentiques, en raisonnement et en tâches de travail intellectuel. Selon Anthropic, le modèle signal plus volontiers ses incertitudes et produit moins d'affirmations non étayées que son prédécesseur[56]. La sortie intervient environ six semaines seulement après celle d'Opus 4.7, marquant une accélération du rythme de mises à jour.

Le modèle est proposé au même tarif qu'Opus 4.7 (5 dollars par million de jetons en entrée, 25 dollars en sortie). Un « mode rapide » (fast mode), facturé 10 et 50 dollars par million de jetons, fonctionne à 2,5 fois la vitesse. La version introduit un réglage laissant l'utilisateur doser l'effort de réflexion du modèle, ainsi qu'une fonctionnalité « dynamic workflows » dans Claude Code, en aperçu de recherche, capable d'orchestrer de nombreux sous-agents en parallèle pour des tâches de grande ampleur[57]. Selon Anthropic, Opus 4.8 demeure moins performant que Claude Mythos, dont l'entreprise annonce un déploiement élargi "dans les prochaines semaines"[58].

Claude Mythos Preview

Claude Mythos est un modèle de langage plus performant que Opus. Son existence a été révélée au grand public en mars 2026 à la suite d'une fuite de données liée à une vulnérabilité de configuration du CMS de l'entreprise[59],[60].

Souvent présenté comme une rupture technologique majeure dépassant les capacités de Claude Opus 4.6, ce modèle se distingue par ses performances en raisonnement complexe et en cybersécurité offensive (au prix cependant d'une consommation énergétique et de ressources de calcul très élevées)[61]. Sur les benchmarks de référence, Mythos surpasse significativement ses prédécesseurs, atteignant notamment 93,9 % au SWE-bench Verified et un score parfait de 100 % sur Cybench, où il a identifié des failles zero-day critiques dans le noyau Linux, ainsi que dans OpenBSD et FFmpeg[62],[63]. Ses capacités d'analyse scientifique sont également notables avec un score de 94,6 % au test GPQA Diamond, surpassant le niveau d'experts humains titulaires d'un doctorat[62].

Face aux risques de détournement de Mythos pour des attaques automatisées, Anthropic a décidé de ne pas rendre ce modèle accessible au public, et de créer un projet nommé « Projet Glasswing » chargé d'utiliser ses capacités en cybersécurité « pour aider à sécuriser les logiciels les plus critiques au monde, et pour préparer l’industrie aux pratiques que nous allons tous devoir adopter pour garder une longueur d’avance sur les cyberattaquants »[64].

Glasswing est un consortium qui, lors de son lancement, regroupait Amazon Web Services, Anthropic, Apple, Broadcom, Cisco, CrowdStrike, Google, JPMorganChase, la Linux Foundation, Microsoft, NVIDIA et Palo Alto Networks[65],[66]. Le groupe a été ensuite élargi à plus de 40 organisations supplémentaires qui construisent ou maintiennent des infrastructures logicielles critiques[67].

Le , l'entreprise publie une Hazard-Aware System Card (HASC) de 244 pages documentant les garde-fous et les comportements limites du système[68],[69]. Ce document révèle des incidents d'autonomie préoccupants lors de tests en environnement isolé (sandbox), incluant l'évasion du modèle par le contournement de restrictions logicielles, la modification de fichiers avec dissimulation dans l'historique Git, et des tentatives inattendues de communication externe. Bien qu'aucune capacité de réplication autonome n'ait été constatée, le passage à un délai d'exploitation des failles de l'ordre de quelques minutes est considéré par Anthropic comme un changement de paradigme pour la sécurité informatique, justifiant la décision de ne pas rendre le modèle public à ce jour[70].

Claude 5

Le 9 juin 2026, Anthropic lance Claude Fable 5, présenté comme un modèle de classe Mythos rendu accessible au grand public grâce à des garde-fous : certaines requêtes sensibles, notamment en cybersécurité, sont automatiquement redirigées vers le modèle Claude Opus 4.8. Pour les membres du projet Glasswing, l'entreprise déploie Claude Mythos 5, le successeur de Claude Mythos Preview[71].

Le 12 juin 2026, soit seulement quelques jours après le lancement, Anthropic suspend l'accès à Fable 5 pour l'ensemble de ses clients, à la suite d'une directive de contrôle des exportations du gouvernement américain interdisant l'accès à ces modèles à tout ressortissant étranger. La nationalité ne pouvant être vérifiée en temps réel, l'entreprise désactive les deux modèles pour tous les utilisateurs, ses autres modèles restant accessibles[72]. Fable 5 est finalement redéployé au grand public le après la levée des restrictions[73].

Le 30 juin, Anthropic lance Claude Sonnet 5[74].

Transparence

Anthropic a publié en 2024 un document[75] expliquant quels sont les prompts système utilisés par Anthropic pour censurer ou moduler certains des comportements de Claude ; et ce pour trois modèles d'intelligence artificielle : Claude 3.5 Sonnet ; Claude 3 Opus et Claude 3 Haiku[76]. Les utilisateurs peuvent par exemple comprendre comment Claude est censé répondre aux questions concernant des sujets controversés (avec des phrases approfondies et claires, sans rappeler que le sujet est sensible ou prétendre qu'il fournit des faits objectifs)[76].

Références

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LLaMA

LLaMA
Informations
Créateur Meta AIVoir et modifier les données sur Wikidata
Développé par MetaVoir et modifier les données sur Wikidata
Première version
Dernière version 4 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt github.com/meta-llama/llamaVoir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en PythonVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Famille de grands modèles de langage (d)
MarqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.llama.comVoir et modifier les données sur Wikidata

LLaMA (Large Language Model Meta AI) est une famille de grands modèles de langage développé par Meta et rendu publiquement accessible[2]. Deux autres versions du modèle plus spécifiques, optimisées à partir de LLaMA, ont également été publiées par Meta : un agent conversationnel, appelé Llama Chat, et un assistant de programmation, Code Llama. D'autres modèles de langage comme Alpaca ont également vu le jour en entrainant les poids de Llama sur de nouvelles données[3].

Origine du nom

LLaMA est l'acronyme de Large Language Model Meta AI (Grand modèle de Language Meta IA en français). Cet acronyme est l'homographe du nom anglais (lui-même emprunté au quechua, via l'espagnol)[4] du lama, un camélidé sud-américain. Cette ressemblance est probablement souhaitée pour une meilleure mémorabilité.

De ce choix de nom est dérivé celui d'Alpaca, l'agent conversationnel basé sur LLaMA, car l'alpaga (alpaca en anglais) est un autre camélidé d'Amérique du Sud.

Version initiale

La version initiale a été publiée en , en quatre tailles différentes : 7, 13, 33 et 65 milliards de paramètres. À l'origine, seuls la méthodologie, l'architecture des modèles et les résultats expérimentaux furent publiés. Seuls certains chercheurs qui en ont fait la demande peuvent avoir accès au modèle[5].

Le , une semaine après la publication de la méthodologie et de l'architecture, un fichier torrent contenant l'intégralité du modèle est publié sur 4chan[6].

Llama 2

En , Meta publie une deuxième version, en trois tailles différentes cette fois: 7B[7], 13B[8] et 70B[9]. La version en 34B a été entrainé par Meta également mais dû à un manque de temps, ils n'ont pas pu publier ce modèle. L'architecture est sensiblement la même mais l'entrainement a été réalisé à partir d'un corpus environ 40% plus volumineux[10]. Cette-fois, Meta publie elle-même les paramètres dès la sortie du modèle.

Avec la publication de Llama 2, Meta publie Llama 2-Chat, une version de Llama optimisée pour les dialogues[10]. Trois versions du modèle sont disponibles: 7B, 13B et 70B.

Code Llama

Peu de temps après, en , Meta dévoile Code Llama et ses variations Code Llama Instruct et Code Llama Python[11]. Ces modèles sont basés sur Llama 2 et ajustés finement sur du code. Ils sont d'abord disponibles en open source en version 7B, 13B et 34B, puis le une version en 70B est également publiée[12].

Llama 3

Le , Meta lança Llama 3 en version 8 et 70 milliards de paramètres. Ces modèles furent pré-entraînés sur environ 15 billions de jetons de texte provenant de « sources disponibles publiquement »[13], les modèles d'instructions étant fine-tunés sur « des ensembles de données d'instructions disponibles publiquement, ainsi que sur plus de 10 millions d'exemples annotés par des humains ». Meta prévoit de sortir des modèles multimodaux, des modèles capables de converser dans plusieurs langues, et des modèles avec des fenêtres de contexte plus larges. Une version de 405 milliards de paramètres est annoncée à la mi-2024[14].

Trois sous-versions de Llama 3 sont ensuite lancées par Meta :

  • Llama 3.1 fin [15],[16]
  • Llama 3.2 fin [17],[18]
  • Llama 3.3 début

Avec Llama 3.2, Meta introduit deux modèles multimodaux : Llama 3.2 90B et 11B. Le groupe sort aussi deux premiers mini-modèles, 1B et 3B, destinés à être utilisés sur des terminaux légers (ordinateurs portables ordinaires et smartphones).

Poids ouverts plutôt qu'Open source

LLaMA se présente comme un modèle ouvert, mais ni le code d'entrainement ni les données d'entrainement ne le sont, ce qui fait préférer le terme de « poids ouverts »[19],[20]. Le dépôt contient le code source d'inférence et de la documentation (guide de l'utilisateur, guide de l'utilisateur responsable et model card) permettant une bonne utilisation du modèle. Utiliser LLaMA implique d'accepter les termes de la licence de LLaMA qui notamment interdit certains cas d'utilisation du modèle[21]. En respectant les termes de la licence, il est possible d'utiliser, de reproduire, de distribuer, de copier, de créer des œuvres dérivées et d'apporter des modifications aux différents composants de LLaMA mis à disposition, y compris pour une activité lucrative.

Tout comme tous les autres grands modèles linguistiques actuels (août 2024), il nécessite que ces paramètres (poids) soient stockés dans la mémoire vive, pour s'exécuter à une vitesse raisonnable, ce qui rend les grands modèles souvent inaccessibles pour des ordinateurs personnels. Certains services en ligne proposent de passer par leur serveur pour utiliser LLaMA.

Partenariat avec Reuters

Après l'annonce d'un partenariat entre Meta et Reuters pour l'utilisation des contenus de l'agence dans les chatbots Meta AI, basés sur Llama, il n'était pas clair si ces articles allaient intégrer le corpus de formation de Llama, ou seulement être utilisés comme sources (en direct) pour répondre à des requêtes spécifiques (actualité, politique, économie...)[22].

Notes et références

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  18. Célia Séramour, « Llama 3.2 : Meta pousse une mise à niveau majeure avec des versions multimodales et compactes », Usine-digitale.fr, (lire en ligne)
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  20. (en) « GitHub - facebookresearch/llama at llama_v1 », sur GitHub (consulté le )
  21. (en) « Download Llama », sur Llama (consulté le )
  22. « Intelligence artificielle: Meta signe un accord avec l’agence de presse Reuters », sur Le Figaro, (consulté le )

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Microsoft Copilot

Microsoft Copilot est un chatbot développé par Microsoft et lancé le . Fondé sur un grand modèle de langage, il est capable de citer des sources, de créer des poèmes et d'écrire des chansons. Il s'agit du principal remplaçant de Cortana, dont la commercialisation a été interrompue[1].

Le service a initialement été lancé sous le nom de Bing Chat, en tant que fonctionnalité intégrée à Microsoft Bing et Microsoft Edge. Au cours de l'année 2023, Microsoft a commencé à unifier la marque Copilot dans ses différents produits de chatbot. Lors de sa conférence Build 2023, Microsoft a annoncé son intention d'intégrer Copilot dans Windows 11, permettant aux utilisateurs d'y accéder directement via la barre des tâches[1]. En , une touche Copilot dédiée a été annoncée pour les claviers Windows[2].

Touche Copilot (au centre) sur un ordinateur portable Lenovo Legion 7i. Cette touche remplace la touche menu pour les claviers licenciés compatibles avec Microsoft Windows.

Copilot utilise le modèle Prometheus de Microsoft, construit à partir de modèles de fondation d'OpenAI tel que GPT-4, qui ont été ajustés à l'aide de techniques d'apprentissage supervisé et par renforcement. Le style de l'interface conversationnelle du chatbot ressemble à celui de ChatGPT. Copilot est capable de communiquer dans de nombreuses langues et dialectes.

Microsoft exploite Copilot selon un modèle freemium. Il permet aux utilisateurs de son niveau gratuit d'accéder à la plupart des fonctionnalités, tandis que l'accès prioritaire aux nouvelles fonctionnalités, y compris la création de chatbots personnalisés, est fourni aux abonnés payants sous le nom commercial "Microsoft Copilot Pro". Plusieurs chatbots par défaut sont disponibles dans la version gratuite de Microsoft Copilot, y compris le chatbot Copilot standard et Microsoft Designer, qui est orienté vers l'utilisation de son créateur d'images pour générer des images basées sur des invites textuelles[3].

Contexte et historique

En 2019, Microsoft fait d'OpenAI un partenaire, et y investit des milliards de dollars[4]. Microsoft construit en 2020 pour OpenAI un superordinateur doté de plus de 10 000 processeurs graphiques, et employant la plateforme sur Microsoft Azure[5]. En , Microsoft dit avoir obtenu de OpenAI la licence exclusive de GPT-3. Les utilisateurs peuvent continuer à envoyer des requêtes et recevoir des réponses, mais seul Microsoft a directement accès au modèle sous-jacent[6].

En 2022, OpenAI lance ChatGPT (chatbot fondé sur GPT-3.5), qui attire l'attention mondiale dès son lancement en novembre. Le , Microsoft annonce 10 milliards de dollars d'investissement sur plusieurs années dans OpenAI[7]. Le , Google annonce de son côté Bard (rebaptisé plus tard Gemini), un service de chatbot concurrent de ChatGPT[8]. Des médias et analystes financiers estiment que Google a précipité le lancement de Bard pour devancer l'événement de lancement de Copilot par Microsoft prévu le [9], et pour éviter de « courir après » Microsoft[10].

En 2024, Microsoft lance en janvier un service premium Microsoft Copilot Pro (à 22 € TTC par mois)[11], qui donne un accès prioritaire aux modèles les plus récents en périodes de forte utilisation, et donnant accès à Copilot GPT Builder qui permet de créer des chatbots Copilot personnalisés, et d'obtenir une résolution plus élevée pour les images générées par le créateur d'images de Microsoft Designer[3]. La fonctionnalité Copilot GPT Builder sera supprimé plus tard dans l'année[12]. Cette même année 2024, Microsoft lance des normes pour des ordinateurs sous Windows intégrant une IA matérielle. Ces ordinateurs incluent une puce d'accélération de réseaux de neurones (NPU pour Neural Processing Unit) et un bouton « Copilot » sur le clavier, qui remplace la touche de menu. Si Copilot est désactivé ou non accessible dans la région géographique, la touche de menu lance Windows Search[13],[14]. Le , lors d'un événement Microsoft Surface, Microsoft lance "Copilot Plus", une marque d'ordinateurs utilisant Windows 11 et dotée de capacités supplémentaires en termes d'IA[15],[16].

Lors de l'anniversaire de Microsoft, une importante mise à jour de Copilot est déployée comprenant : une mémoire pour retenir les informations importantes de l'utilisateur, la fonctionnalité Deep Research qui permet à Copilot de fournir à l'utilisateur une réponse plus claire et détaillée grâce à un raisonnement, la fonctionnalité "pages" permet de modifier manuellement la réponse de Copilot à la manière d'un éditeur de texte, Copilot Action qui permet au chatbot de faire des recherches et des actions sur le web à la demande de l'utilisateur avec cette fonctionnalité Copilot devient un agent IA, Copilot Vision qui permet au chatbot de voir ce que fait l'utilisateur sur son écran ou à travers sa caméra et de l'assister, Copilot peut également générer des podcasts[17],[18],[19]. Copilot se dote également d'un visage avec la fonctionnalité Mico[20].

Mi 2025, Microsoft lance Mu, un micro-modèle de langage (à 330 millions de paramètres), nativement intégré dans les ordinateurs labellisés Copilot+ et fonctionnant sous Windows 11 sur les NPU (Neural Processing Units) de ces ordinateurs, sans besoin d'accès au Cloud ni de connexion à internet. Mu succède à Phi-Silica, en tant qu'IA agentique permettant à l'utilisateur d'interagir avec le système Windows via le langage naturel (Mu comprend et exécute des commandes concernant les réglages de l'ordinateur, telles que « augmenter la luminosité », « activer le Bluetooth », etc. avec une exécution locale très rapide (moins de 500 ms), une génération de texte à 100–200 tokens/seconde, grâce à un préentraînement fait sur 3,6 millions d’exemples portant sur les paramètres système de Windows, mais Mu ne gère pas les conversations générales ou les sujets hors système[21].

Chatbots

Plusieurs chatbots étaient disponibles par défaut dans Microsoft Copilot, dont le chatbot standard de Copilot et Microsoft Designer, orienté vers la génération d'images à partir d'invites textuelles ; mais aussi d'autres « Copilot GPTs » (ex : planificateur de voyages, assistant culinaire, entraîneur personnel...)[3]. Les « Copilot GPTs » sont supprimés mi-2024 et Microsoft Designer obtient un site web à part[22],[12].

Plugins

Copilot disposait de plugins pour Instacart, Kayak, Klarna, OpenTable, Shop from Shopify et Suno AI[23],[24] mais ils sont supprimés au cours de l'année 2024.

Langues

Publicité pour Microsoft Copilot à Las Vegas (2025).

Copilot utilise de nombreuses langues et dialectes[25],[26]. Des journalistes de PCMag ont mené un test pour déterminer les capacités de traduction de Copilot, ChatGPT et Gemini, en les comparant à Google Traduction. Ils ont « demandé à des locuteurs bilingues de sept langues de passer un test à l'aveugle ». Les langues testées étaient le polonais, le français, le coréen, l'espagnol, l'arabe, le tagalog et l'amharique. Copilot a été jugé meilleur traducteur que Google Traduction, mais moins bon que ChatGPT[27]. Des chercheurs japonais ont comparé les capacités de traduction du japonais vers l'anglais de Copilot, de ChatGPT avec GPT-4 et de Gemini à celles de DeepL, obtenant des résultats similaires et notant que « les traductions des chatbots d'IA étaient bien meilleures que celles de DeepL – probablement en raison de leur capacité à saisir le contexte »[28].

Technologie

Copilot utilise le modèle Prometheus de Microsoft, basé sur un composant appelé Orchestrator, qui génère itérativement des requêtes de recherche, afin de combiner l'index de recherche et les résultats de Bing[29] avec les grands modèles de langage GPT-4[30],[31], GPT-4 Turbo[32] et GPT-4o d'OpenAI[33], qui ont été ajustés à l'aide de techniques d'apprentissage supervisé et par renforcement. Lors de la sortie du modèle GPT-5 par OpenAI, le modèle est également disponible via Copilot; il en sera de même lors de la sortie de GPT-5.1, qui est actuellement le modèle par défaut de Copilot.

Copilot, accessible par défaut via la barre des tâches de Windows, peut répondre à la commande vocale[34]. Copilot dans Windows peut également fournir des informations sur le site web que l'utilisateur est en train de consulter dans Microsoft Edge[35].

Mobile

Des applications Microsoft Copilot sont disponibles sur Android[36] et iOS[37].

Microsoft 365

Copilot peut être utilisé pour réécrire et générer des quantités plus importantes de texte, en réponse aux prompts des utilisateurs, via les services Microsoft 365 tels que Word, Excel, PowerPoint, Teams, Outlook et OneNote[25],[38]. Selon Jared Spataro (responsable de Microsoft 365) Copilot pour Microsoft 365 utilise Microsoft Graph, une interface de programmation (API) pour évaluer le contexte et les données utilisateur disponibles avant de modifier et d'envoyer les prompts au modèle de langage. Chaque résultat est aussi vérifié et traité par Microsoft Graph avant d'envoyer la réponse aux applications Microsoft 365[39].

Selon Microsoft, Copilot peut aider les utilisateurs à analyser des données dans Microsoft Excel en les formattant, en créant des graphiques, en générant des tableaux croisés dynamiques, en identifiant les tendances et en résumant les informations, ainsi qu'en guidant les utilisateurs en complétant et en expliquant des commandes Excel[25],[38]. Microsoft déclare également que Copilot est capable de créer des présentations PowerPoint qui résument des informations à partir de documents Word et de feuilles de calcul Excel sélectionnés par l'utilisateur, ou à partir des prompts des utilisateurs[38],[40]. De plus, cet outil peut ajuster la mise en forme du texte, le timing des animations et le style et la durée de la présentation en fonction des prompts des utilisateurs ; Microsoft affirme que cela éliminera le besoin pour les utilisateurs d'apporter des modifications manuelles[25],[38].

Dans Microsoft Outlook, Copilot peut rédiger des courriels de différentes longueurs et tonalités, en fonction des informations fournies par l'utilisateur[25]. Pour cela Copilot peut aussi extraire des informations pertinentes d'autres emails[38].
Copilot peut aussi résumer des fils de discussion d'emails, y compris les points de vue des personnes impliquées ainsi que les questions posées qui n'ont pas encore reçu de réponse[25],[38]. Selon Microsoft, Copilot peut être utilisé dans Microsoft Teams pour présenter des informations pour les réunions à venir, transcrire les réunions et fournir des résumés (si un utilisateur rejoint une réunion en retard par exemple)[39]. Après la réunion, Copilot peut résumer les points de discussion, lister les actions importantes débattues et répondre à des questions posées en réunion[38]. Microsoft a publiquement introduit « Microsoft 365 Chat » (capable d'extraire des informations depuis diverses applications Microsoft 365, lui permettant de répondre aux questions des utilisateurs et de réaliser d'autres tâches)[38],[39],[41].

Introduction des agents d'IA dans une nouvelle interface unifiée de Copilot dans Microsoft 365

Au printemps 2026, Microsoft a déployé progressivement une mise à jour majeure de Copilot pour les applications Microsoft 365 (Word, Excel et PowerPoint)[42]. Cette mise à jour a harmonisé les interfaces entre les différentes applications, en introduisant un nouveau point d'accès à Copilot[43]. Par exemple, dans Word 365, la petite icône Copilot en noir et blanc située à gauche du paragraphe actuellement sélectionné a été abandonnée au profit d'une icône Copilot plus grande et en couleur, située dans le coin inférieur droit de l'écran, comme dans Excel et PowerPoint[44].

Cependant, les changements récemment mis en œuvre allaient bien au-delà d'une simple modification de l'interface graphique. Par exemple, dans Word 365, Copilot pour Microsoft 365 s'appuie désormais sur des agents d'IA capables d'intervenir directement et activement dans le processus de rédaction. Lorsqu'un agent est déclenché, il ouvre le volet vertical droit de Copilot, couramment utilisé pour discuter avec Copilot, et affiche clairement l'invite que Copilot utilise pour apporter des modifications au texte ou à l'ensemble du document. Cette nouvelle façon de travailler peut initialement désorienter l'utilisateur habitué à Word, car le flux de travail de Copilot a considérablement changé :

  • Ancien flux de travail : l'auteur rédige un brouillon → sélectionne le texte (surligné) → demande à Copilot de réécrire en ligne → l'auteur décide ce qu'il accepte ou rejette.
  • Nouveau flux de travail : l'auteur déclenche un agent → le volet de droite s'ouvre et affiche une carte d'exécution en plusieurs étapes → l'auteur décide d'accepter ou de rejeter.

Les premiers retours des utilisateurs de Microsoft 365 sur le forum Techcommunity.microsoft.com sont généralement mitigés[44]. La plupart des utilisateurs sont déconcertés par la nouvelle interface, et surtout par la disparition du bouton Copilot dans le ruban de l'application. Nombreux sont ceux qui n'ont pas encore aperçu l'icône Copilot colorée dans le coin inférieur droit de leur écran, surtout sur un grand écran (27 pouces). Sur Windows 11, le nouveau widget flottant, censé être moins envahissant, suscite de nombreuses critiques[44]. Avec l'ancien flux de travail, de nombreux utilisateurs avaient le sentiment de mieux contrôler l'IA générative, mais le processus s'avérait chronophage et fastidieux. En revanche, le nouveau flux de travail piloté par des agents d'IA est plus automatique et transparent, car les invites par défaut sont visibles et mieux expliquées dans le volet de droite, mais le processus peut initialement donner un sentiment de perte de contrôle sur les agents d'IA. Pour les rédacteurs expérimentés, la première question est de savoir si les agents Copilot ne deviennent pas désormais les premiers pilotes de leurs textes, car l'utilisation d'agents d'IA pourrait complètement chambouler le processus de rédaction. Cela soulève à nouveau des préoccupations éthiques liées à l'IA dans le processus d'écriture, en particulier pour les auteurs scientifiques et les étudiants. Quel est le degré d'originalité des textes assistés par des agents d'IA ? Qu'en est-il du plagiat avancé piloté par l'IA ? Comment évaluer la valeur ajoutée personnelle des auteurs ? L'utilisation d'agents d'IA devrait-elle désormais être systématiquement déclarée lors de la rédaction d'une publication scientifique ou d'une thèse de doctorat ? Les universités et les éditeurs scientifiques devront probablement répondre à nouveau aux questions inattendues soulevées par cette approche inédite de l'écriture assistée par des agents d'IA.

Copilot Health

Copilot Health est un service d'IA spécialisée en santé, relancé par Microsoft en 2026, deux mois après le lancement (le ) de l'IA concurrente Claude for Healthcare (une déclinaison médicale du modèle Claude d'Anthropic), et presque au moment où Amazon lance une autre IA dédiée à la santé (pour ses clients américains uniquement).

Microsoft en est à son second essai : c'est une refonte d'une première tentative antérieure, qui  précise le GAFAM  ne vise pas à remplacer les médecins, mais à aider les utilisateurs à mieux préparer leurs consultations, comme le rappelle la clause de non-responsabilité de Microsoft en bas de chaque communication de Copilot Health : le produit n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter ou prévenir les maladies, et ne remplace pas un avis médical professionnel[45]. Micorsoft affirme que ses services précédents (diverses versions de copilot) recevaient déjà plus de 50 millions de questions sur la santé chaque jour ; et que l'analyse de plus de 500 000 conversations (anonymisées) sur la santé avec Copilot a montré qu'environ un échange sur cinq concernait l'auto‑évaluation de symptômes, avec une forte hausse des questions de santé le soir et la nuit (quand l'accès aux soins est plus difficile), avec une part notable des demandes concernant sur la santé d'un proche ou la navigation dans le système médical (comme trouver un prestataire ou comprendre sa couverture d'assurance)[46],[47].

Ce service, ouvert dans un premier temps aux seuls résidents des États-Unis, est conçu comme un espace sécurisé, distinct au sein de Copilot où l'utilisateur peut agréger des dossiers médicaux, des données issues d'objets connectés et des historiques de santé, puis les faire analyser par une intelligence médicale avancée pour en tirer des informations personnalisées et exploitables afin de mieux préparer ses rendez-vous médicaux et améliorer son parcours médical.

Selon Microsoft :

  • cette IA s'appuie sur des sources médicales vérifiées, sur un vaste réseau de prestataires américains et sur des technologies internes telles que MAI‑DxO ; « sur des informations issues d'organisations médicales crédibles dans 50 pays, validées par une équipe clinique selon les principes de la National Academy of Medicine, et en fournissant des citations claires ainsi que des contenus rédigés par des experts de Harvard Health ; et (aux États-Unis) le service permet aussi de rechercher facilement un médecin acceptant l'assurance de l'utilisateur grâce à une connexion en temps réel aux annuaires de prestataires américains[48]. » ;
  • cette IA applique des standards stricts de confidentialité, de sécurité et de gouvernance de l'IA, notamment la certification ISO/IEC 42001, et fait l'objet d'un déploiement progressif accessible d'abord via liste d'attente aux adultes anglophones aux États‑Unis[48].

Ce nouvel outil est accueilli avec prudence par les experts du milieu médical. S'il peut aider à l'accessibilité des données médicales, il présente cependant des risques de confidentialité[45].

Notes et références

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  2. Thomas Calvi, « Microsoft annonce une touche Copilot pour les claviers Windows », sur ActuIA, (consulté le ).
  3. 1 2 3 Célia Séramour, « IA générative : Microsoft passe à la vitesse supérieure avec Copilot Pro », L'Usine Digitale, (lire en ligne, consulté le ).
  4. Julia Tar, « Le partenariat Microsoft-OpenAI dans le viseur de l’autorité britannique de la concurrence », sur Euractiv, (consulté le ).
  5. Julien Bergounhoux, « Microsoft a construit l'un des supercalculateurs les plus puissants du monde pour OpenAI », L'Usine Digitale, (lire en ligne, consulté le ).
  6. Joana Pimenta, « Microsoft s'allie à OpenAI pour obtenir l'exclusivité de GPT-3 », sur Siècle Digital, (consulté le ).
  7. Raphaële Karayan, « Microsoft réinvestit 10 milliards de dollars dans OpenAI, la start-up derrière ChatGPT », L'Usine Digitale, (lire en ligne, consulté le ).
  8. « High tech. Google lance Bard, son logiciel en contre-attaque à ChatGPT », sur Ouest France, (consulté le ).
  9. (en) Tom Warren, « Microsoft and Google are about to Open an AI battle », sur The Verge, (consulté le ).
  10. (en) Sara Morrison, « Google is scrambling to catch up to Bing, of all things », sur Vox, (consulté le ).
  11. Jacques Cheminat, « Microsoft étend son IA Copilot aux PME-PMI et au grand public », sur Le Monde Informatique, (consulté le ).
  12. 1 2 (en-US) Mayank Parmar, « Microsoft makes Copilot Pro less appealing, ditches ChatGPT's GPT Builder », sur Windows Latest, (consulté le )
  13. (en) Tom Warren, « Microsoft’s new era of AI PCs will need a Copilot key, says Intel », sur The Verge, (consulté le ).
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  19. Ulrich Rozier, « Microsoft Copilot fait peau neuve : voici les grosses nouveautés de cette mise à jour », sur Frandroid, (consulté le )
  20. « Vous étiez fan de Clippy de Microsoft? Vous allez adorer Mico, son nouvel assistant virtuel beaucoup trop mignon », sur BFM, (consulté le )
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Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft_Copilot
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Cursor (éditeur de code)

Cursor
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Informations
Développé par Anysphere Inc
Fichier exécutable Cursor_64.AppImage (Linux)
Première version
Dernière version 3.15Voir et modifier les données sur Wikidata
Interface ElectronVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation

Windows macOS

Linux
Langues AnglaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Type Environnement de développement intégréVoir et modifier les données sur Wikidata
Licence propriétaire
Site web https://www.cursor.com/

Cursor est un environnement intégré de développement (IDE) basé sur de l'intelligence artificielle (IA) pour Windows, macOS et Linux, conçu pour améliorer la productivité des développeurs. Il est à l'origine un fork de Visual Studio Code, enrichi des fonctionnalités d'IA supplémentaires telles que la génération de code, les réécritures intelligentes et des suggestions intelligentes. Cursor est un logiciel propriétaire développé par Anysphere Inc[1].

Caractéristiques

Cursor intègre des fonctionnalités basées sur des grands modèles de langage (LLM) pour aider à la programmation grâce à des outils d'auto-complétion et de requête conversationnelle.

  • Génération de code : Cursor permet aux développeurs d'écrire du code à l'aide d'instructions en langage naturel. En fournissant des invites simples, les utilisateurs peuvent générer ou mettre à jour des classes ou des fonctions entières, simplifiant ainsi le processus de développement[2].
  • Prédiction de code : L'éditeur prédit les prochaines modifications de code. Cette fonctionnalité facilite le développement rapide en anticipant les besoins du développeur[3].
  • Compréhension du code : Cursor peut comprendre et fournir des informations sur l'ensemble de la base de code. Les développeurs peuvent interroger l'agent Cursor sur l'ensemble du projet en langage naturel pour récupérer des informations ou faire référence à des fichiers et à de la documentation spécifiques, améliorant ainsi la compréhension du code[4].
  • Réécritures intelligentes : L'éditeur offre des capacités de réécriture intelligente, permettant aux utilisateurs de mettre à jour plusieurs lignes de code simultanément. Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour refactoriser et implémenter efficacement des modifications en masse[5].
  • Compatibilité des extensions : En tant que fork de Visual Studio Code, Cursor prend en charge l’intégration d’extensions, de thèmes et de raccourcis clavier existants. Cette compatibilité garantit que les développeurs peuvent conserver leurs habitudes de travail préférées[6].

Histoire

Anysphere a été fondée en 2022 par Sualeh Asif, Arvid Lunnemark, Aman Sanger et Michael Truell, quatre amis qui se sont rencontrés pendant leurs études au MIT[2].

En 2023, la première version de Cursor est lancée. Peu de temps après, ils lèvent 8 millions de dollars de financement d'amorçage, apporté par le fonds de startups d'OpenAI[2].

En , Anysphere a levé 60 millions de dollars lors d'un tour de financement mené par Andreessen Horowitz, valorisant l'entreprise à 400 millions de dollars[3].

En , Anysphere a annoncé avoir acquis l'assistant de développement IA Supermaven[4].

En , Thrive Capital et Andreessen Horowitz ont mené un tour de financement de série B. 105 millions de dollars ont été levés, ce qui a valorisé l'entreprise à 2,5 milliards de dollars[5].

En , Arvid Lunnemark, un des fondateurs, quitte la société et fonde une société nommée Integrous Research[7],[8].

En avril 2026, SpaceX dit avoir obtenu le droit d’acheter Cursor, pour 60 milliards de dollars (51 milliards d’euros), probablement pour faire face à la concurrence de d'IA comme Claude Code, GitHub Copilot ou Code. Si SpaceX ne rachète pas la start-up, il pourrait verser 10 milliards de dollars pour des travaux réalisés dans le cadre d'un partenariat[9]. En juin, quelques jours après son introduction en Bourse, SpaceX confirme vouloir finaliser cet achat au troisième trimestre 2026, mais celui-ci serait réglé uniquement en actions SpaceX (pour une valeur de 60 milliards de dollars)[10].

Confidentialité et sécurité

Cursor offre des options de confidentialité, notamment un mode de confidentialité dans lequel le code de l'utilisateur n'est jamais stocké à distance. La plateforme est certifiée SOC 2, garantissant le respect des pratiques de sécurité standard du secteur[6].

Références

  1. (en) Aubry, « Cursor AI: A Guide With 10 Practical Examples », DataCamp, (consulté le ).
  2. 1 2 3 (en-US) Wiggers, « Anysphere raises $8M from OpenAI to build an AI-powered IDE », TechCrunch, (consulté le ).
  3. 1 2 (en) Shrivastava, « Engineers At OpenAI And Midjourney Are Using This $400 Million Startup's AI Coding Software », Forbes (consulté le ).
  4. 1 2 (en-US) Wiggers, « Anysphere acquires Supermaven to beef up Cursor », TechCrunch, (consulté le ).
  5. 1 2 (en-US) Michael J. de la Merced, « Anysphere, a Maker of A.I. Coding Software, Raises $105 Million », The New York Times, (lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 « Cursor Privacy and Security », Cursor (consulté le ).
  7. Forbes - Arvid Lunnemark profile. .
  8. Site officiel de la société Integrous Research.
  9. « SpaceX mise sur l’IA et noue un partenariat avec l’éditeur de code Cursor », sur Le Monde, (consulté le ).
  10. Setra Rakt, « SpaceX rachète Cursor à 60 milliards de dollars pour booster son intelligence artificielle : voici ce qui va changer », sur Journal du Geek, (consulté le ).

Voir aussi

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Perplexity AI

Perplexity AI
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
Siège
Pays
Organisation
Effectif
52 employés ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs
Aravind Srinivas, Denis Yarats (en), Andrew Konwinski (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Produit
Perplexity (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
OpenCorporates
Perplexity.ai (2024).

Perplexity AI AI » pour artificial intelligence, intelligence artificielle ou IA en français)  ou simplement Perplexity  est une entreprise américaine d'IA et le nom de son logiciel en tant que service utilisable dans un navigateur web ou une application propriétaire.

L'entreprise commercialise différents services : Perplexity, un moteur de recherche et agent conversationnel, Perplexity Assistant, un assistant virtuel, et Comet, un navigateur web comprenant une IA intégrée nommée Comet Assistant.

Historique

Perplexity AI est une société américaine sise à San Francisco (Californie), fondée en par quatre anciens employés de Google AI (Andy Konwinski (en), Aravind Srinivas, Denis Yarats (en) et Johnny Ho), experts dans les domaines des systèmes back-end, de l'IA et de l'apprentissage automatique[réf. nécessaire]. La société est dirigée par Aravind Srinivas, un informaticien né en Inde spécialisé dans l'apprentissage profond, doctorant à l'université de Californie (Berkeley) avant de travailler chez OpenAI et DeepMind, où il a collaboré avec Ashish Vaswani, l'inventeur du « transformeur » qui a dopé l'IA[1].

En , l'entreprise lève 25,6 millions de dollars, les financements provenant notamment de l'ancien PDG de GitHub, Nat Friedman, et du scientifique en chef de Meta, Yann Le Cun[2]. Cela lui permet de répondre à plus de 500 millions de requêtes en 2023, sans publicité ni marketing. Son site reçoit 45 millions de visites en contre 2,2 millions en , peu après l'ouverture du site[réf. nécessaire].

Partage des revenus avec les médias

Après avoir été accusé de plagiat pour des infractions au copyright[3],[4], Perplexity transforme en 2024 son modèle économique. Elle diversifie ses revenus au-delà des abonnements, par la publicité en ligne sur sa plateforme, en intégrant des vidéos publicitaires ou des « questions sponsorisées » sous les réponses générées par les requêtes des utilisateurs[5],[6]. Ce changement permet à la société de partager avec les médias une part des revenus générés par ses revenus publicitaires, lorsque leurs contenus sont cités comme sources dans les réponses[6]. À cette fin, en , l'entreprise passe un accord avec Time, Fortune et Der Spiegel[7],[8], puis en et , avec respectivement Humanoid (Numerama et Frandroid) et Le Monde. De plus, ces médias disposent d'un accès aux services professionnels de l'entreprise, notamment d'aide à la rédaction, et implémentent sur leur site web un moteur de recherche interne utilisant l'IA de Perplexity[9],[10],[11].

Le pourcentage exact du partage n'est pas connu, mais il peut atteindre jusqu'à 25 % des revenus publicitaires liés à une réponse citant un éditeur, selon un système de plafonnement et une répartition proportionnelle au nombre de liens cités[12].[pertinence contestée]

Le , un jour avant la date de la restriction de TikTok aux États-Unis, l'entreprise propose de fusionner avec TikTok US[13],[14]. En mars, bien que ByteDance n'ait pas annoncé vouloir vendre TikTok USA, elle réitère sa proposition d'achat de TikTok, pour au moins 50 milliards de dollars, tout en proposant de publier son algorithme en open source, d'héberger ses données aux États-Unis, d'améliorer la personnalisation et la recherche sur la plateforme. Perplexity affirme être mieux placée que les GAFAM pour éviter un nouveau monopole, alors que d'autres acheteurs possibles sont Microsoft, Oracle et le Project Liberty de Frank McCourt[15].

Actionnariat et valorisation

Début 2024, la structure du capital de la société connait d'importants changements à la suite de plusieurs augmentations de capital contribuant à l'accroissement de la valorisation de l'entreprise. En , la société de capital risque IVP (en), valorise la société à environ 520 millions de dollars[16]. Elle annonce avoir levé 73,6 millions de dollars auprès d'un groupe d'investisseurs, dont le fondateur de Nvidia, Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, ainsi que New Enterprise Associates, NVIDIA, Databricks (en) et Bessemer Venture Partners[réf. nécessaire]. En , une nouvelle augmentation de capital à hauteur de 165 millions de dollars valorise l'entreprise à plus d'un milliard de dollars. En , un montant de 500 millions de dollars, également conduit par IVP, porte sa valorisation à environ 9 milliards de dollar[17].

En , un apport de 500 millions de dollars supplémentaires dirigé par Accel, une autre société de capital risque, fait grimper la valorisation à 14 milliards de dollars[17]. En , elle est valorisée 18 milliards de dollars[17].

Services

Perplexity AI

Perplexity combine un moteur de recherche et un agent conversationnel, permettant aux utilisateurs d'obtenir en quelques secondes des réponses sourcées ainsi que des citations extraites de ces dernières[18]. L'interface génère également des questions associées[2]. Pour son créateur, Aravind Srinivas, ce service est un « moteur de réponse » plutôt qu'un moteur de recherche[18].

Il fonctionne grâce à un système alimenté par plusieurs grands modèles de langage (LLM), dont celui d'OpenAI et le modèle open source LLaMA de Meta (la société mère de Facebook), pouvant à la fois produire et résumer des informations. Ce service est disponible dans une version gratuite et dans une version payante disponible par abonnement, toutes deux utilisables directement dans un navigateur web ou au moyen d'une application propriétaire.

En janvier 2025, Perplexity lance ses propres modèles propriétaires, Sonar et Sonar Pro, également accessibles via une interface de programmation (API)[19]. Construits sur la base de Llama 3.3 70B et optimisés pour la recherche en temps réel et la génération de réponses sourcées, ces modèles intègrent des citations en ligne. Sonar Pro propose une fenêtre de contexte de 200 000 tokens[20]. À partir de février 2025, l'inférence des modèles Sonar est exécutée sur l'infrastructure de Cerebras Systems[21].

Perplexity Assistant

En , la société commercialise Perplexity Assistant, un assistant virtuel vocal disponible pour tous les systèmes d'exploitation via l'application Perplexity. Ce service permet d'automatiser diverses fonctions comme la gestion d'e-mails, la planification, ou la comparaison de produits, et d'exécuter de manière autonome des tâches complexes[22],[23],[24]

Multimodal, l'assistant comprend le contenu affiché à l'écran, peut utiliser la caméra pour analyser ce qu'on lui montre et s'intègre à d'autres applications comme Spotify, YouTube ou Uber[24].

Comet

En , la société diffuse Comet, un navigateur web fondé sur Chromium et doté d'une intelligence artificielle intégrée[25] nommée Comet Assistant[26].

L'agent IA, présent dans une barre latérale du navigateur, analyse en temps réel le contenu des pages ouvertes. Il peut répondre à des questions sur des vidéos, des documents ou des articles, résumer du contenu, comparer des informations entre plusieurs onglets et assister dans des actions pratiques comme la prise de rendez-vous ou les achats[25],[26]. Il s'appuie sur les modèles de langage de Perplexity, qui fournissent des réponses accompagnées de références. Le navigateur est compatible avec les extensions Chrome et permet l'importation des favoris et paramètres d'autres navigateurs fondés sur Chromium[26].

D'abord accessible sur invitation puis via le forfait premium, le navigateur est en accès libre dans une version limitée disponible uniquement sur Windows et MacOS le [27].

Fin , Comet arrive comme application pour smartphone sur le Google Play Store[28]. L'application ne permet pas à sa sortie de synchroniser son historique de navigation et des favoris entre les applications mobiles et de bureau[29]. Cette fonctionnalité tout comme l'application pour iPhone sont annoncées pour « très bientôt » mais aucune date de sortie n'a été communiquée[28].

Communication

Origine du nom

Le nom Perplexity provient du vocabulaire de la théorie de l'information, où la notion de perplexité mesure le degré d'incertitude dans la prédiction de données. Autrement dit, si le modèle prédit bien les données, la perplexité est faible, et si le modèle se trompe souvent, la perplexité est élevée.

Ce nom reflète l'objectif de Perplexity AI de réduire l'incertitude et la perplexité des utilisateurs en leur fournissant des réponses précises et sourcées[1].

Controverses

Allégations de violation de droits d'auteur sur le contenu

En , Forbes critique publiquement Perplexity pour avoir largement utilisé le contenu d'un de ses articles propriétaires sans mentionner ni citer sa source de manière visible. En réponse, Srinivas reconnait les faits, mais maintient que sa société ne fait qu'« agréger » des informations plutôt que de les plagier[30],[31]. Le même mois, Dow Jones et le New York Post intentent une action en justice contre la société, alléguant une violation du droit d'auteur et des attributions de citations erronées à un article sur les avions F-16 pour l'Ukraine, qui n'ont jamais figuré dans l'article original[32].

Le , le New York Times envoie une mise en demeure à l'entreprise pour qu'elle cesse d'accéder au contenu du journal et de l'utiliser, en violation de ses droits d'auteur⁣⁣, en récupérant des données de son site web[33]. Perplexity répond dans un article de blog aux poursuites le . Il déclare que les plaintes sont trompeuses et réitère être ouvert aux programmes de partage des revenus[34].

En , la BBC menace d'intenter une action en justice contre Perplexity AI, exigeant que la société cesse le web scraping non autorisé de son contenu, supprime tout le contenu conservé par la BBC utilisé dans la formation de ses modèles et fournisse une compensation financière pour la violation de ses droits de propriété intellectuelle[35]. Le , le journal japonais Yomiuri shinbun intente une action en justice contre Perplexity pour « parasitisme » de 120 000 articles de la publication entre février et [36]. Le même mois, deux autres sociétés de presse japonaises, Asahi shinbun et Nihon keizai shinbun, intentent également une action en justice contre la société pour violation présumée du droit d'auteur[37].

Parasitisme de marque déposée

Le , Perplexity est poursuivie aux États-Unis pour violation présumée de marque par Perplexity Solved Solutions (PSS), une société de logiciels fondée en 2017[38]. La poursuite affirme que l'utilisation du nom « Perplexity » par Perplexity AI viole la marque déposée au niveau fédéral de PSS et pourrait entraîner une confusion chez les consommateurs. PSS a précédemment décliné une offre de Perplexity AI pour acheter la marque en 2023. La poursuite vise à empêcher Perplexity AI d'utiliser le nom dans son image de marque et son marketing[39].

Robots d'exploration web furtifs

En , des enquêtes distinctes menées par le magazine Wired et le développeur web Robb Knight révèlent que Perplexity ne respecte pas le protocole d'exclusion des robots, ce qui pourrait inclure des demandes aux robots d'indexation de s'abstenir d'extraire des sections du contenu du site. Perplexity conteste ces affirmations et publie les plages d'adresses IP et les chaînes d'agent utilisateur (en) de ses robots d'exploration, mais selon Wired et Robb Knight, ils utilisent des adresses IP non divulguées et des chaînes d'agent utilisateur usurpées pour ignorer le fichier robots.txt[40],[41]. En réponse, Srinivas déclare que Perplexity n'ignorait pas le fichier robots.txt, mais suggère qu'elle s'appuyait sur des robots d'exploration tiers qui le faisaient[42]. Interrogé, Srinivas refuse d'assurer que Perplexity cessera d'extraire le contenu de Wired en faisant appel à des tiers[42].

En , Cloudflare publie une étude révélant que Perplexity utilise des robots d'exploration web « furtifs » non déclarés pour contourner les pare-feu des applications web et les fichiers robots.txt destinés à bloquer les robots d'exploration de Perplexity[43],[44]. Le PDG de Cloudflare, Matthew Prince (en), tweete que Perplexity se comporte « davantage comme des pirates informatiques nord-coréens » que comme une entreprise d'IA réputée[45]. Perplexity dément publiquement ces allégations, les qualifiant de « coup de pub charlatan »[46].

Notes et références

  1. 1 2 (en) Joanne Chen, « How Perplexity.ai Is Pioneering The Future Of Search » Accès libre, Forbes, (consulté le ).
  2. 1 2 (en-US) Kyle Wiggers, « AI-powered search engine Perplexity AI lands $26M, launches iOS app », sur TechCrunch, (consulté le ).
  3. (en) Randall Lane, « Why Perplexity's Cynical Theft Represents Everything That Could Go Wrong With AI » Accès libre, sur Forbes, (consulté le ).
  4. (en) Ray Schultz, « Conde Nast Warns Perplexity About Alleged Content Scraping: Report » Accès libre, sur mediapost.com, (consulté le ).
  5. (en) Mastering AI for Marketing: The Unique Dynamics of Perplexity, sur Infotrust.com, 15 janvier 2025.
  6. 1 2 (en) Comment Perplexity veut marier IA générative et publicité, sur Cafetech.fr, 24 septembre 2024.
  7. Bloomberg, « IA : Perplexity passe un accord avec des médias comme « Time » ou « Fortune » pour pouvoir utiliser leurs contenus », Le Monde, (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  8. Perplexity Publishers : vers un nouveau modèle de partage de revenus, sur Actuia.com, 8 février 2024.
  9. Julien Cadot, « Numerama s'associe avec Perplexity, une première en France » Accès libre, sur Numerama, .
  10. AFP, « Intelligence artificielle : «le Monde» signe un accord avec Perplexity pour l'utilisation de ses articles » Accès libre, Libération, (consulté le ).
  11. Chloé Woitier, « IA : Perplexity signe avec l'éditeur de Numerama son premier partenariat avec un média français » Accès payant, Le Figaro, (consulté le ).
  12. (en-US) Sara Guaglione, « How Perplexity calculates publishers' share of ad revenue » Accès libre, sur Digiday, (consulté le ).
  13. (en-US) Anthony Ha, « Perplexity AI submits bid to merge with TikTok » Accès libre, sur TechCrunch, (consulté le ).
  14. (en-US) Reuters, « Perplexity AI bids to merge with TikTok US amid looming ban, source says » Accès libre, sur USA Today, (consulté le ).
  15. AFP, « TikTok : Trump va suspendre la loi d'interdiction du réseau social et offre une porte de sortie à son actionnaire chinois » Accès libre, sur TV5 Monde, (consulté le ).
  16. (en) Krystal Hu et Pritam Biswas, « Search startup Perplexity AI valued at $520 mln in funding from Bezos, Nvidia » Accès libre, sur Reuters, (consulté le ).
  17. 1 2 3 Margaux Vulliet, « Valorisée 18 milliards de dollars, Perplexity poursuit sa ruée vers l'or de l'IA » Accès limité, Challenges, (consulté le ).
  18. 1 2 « Perplexity AI » Accès libre, sur Les Numériques, (consulté le ).
  19. (en) « Perplexity launches Sonar, an API for AI search », sur TechCrunch, (consulté le )
  20. (en) « Introducing the Sonar Pro API by Perplexity », sur Perplexity (consulté le )
  21. (en) « Cerebras Powers Perplexity Sonar with Industry's Fastest AI Inference », sur Cerebras, (consulté le )
  22. « Perplexity lance Assistant : un agent IA autonome sur Android », BDM, 24 janvier 2025.
  23. « En attendant un Siri plus intelligent, l'assistant vocal de Perplexity débarque sur iPhone », Les Numériques, 25 avril 2025.
  24. 1 2 « Perplexity veut remplacer l'Assistant Google sur votre smartphone, voici à quoi ça ressemble », L'Éclaireur FNAC, 24 janvier 2025.
  25. 1 2 Edward Back, « On a testé Comet, le navigateur qui bouscule tout : voici pourquoi Perplexity pourrait bien redéfinir notre rapport à Internet » Accès libre, sur Futura, (consulté le ).
  26. 1 2 3 Guillaume Serries, « J'ai testé le navigateur Comet de Perplexity, doté d'IA. Voici ce que vous devez savoir » Accès libre, sur ZDNet, (consulté le ).
  27. (en-US) Charles Rollet, « Find out how Perplexity wants to fight AI 'slop' with its latest browser » [« Perplexity rend son navigateur d'IA de 200 $ gratuit »] Accès libre, sur Business Insider, (consulté le ).
  28. 1 2 Florian Bayard, « Comet, le navigateur IA de Perplexity, arrive sur votre smartphone », sur 01net.com, (consulté le )
  29. (en-US) Emma Roth, « Perplexity brings its Comet browser to Android », sur The Verge, (consulté le )
  30. (en) Matt O'Brien, « AI startup Perplexity wants to upend search business. News outlet Forbes says it's ripping them off », Associated Press, (lire en ligne, consulté le ).
  31. (en) Randall Lane, « Why Perplexity's Cynical Theft Represents Everything That Could Go Wrong With AI », Forbes, (lire en ligne, consulté le ).
  32. (en-US) Bruell, « Wall Street Journal, New York Post Sue AI Startup Perplexity, Alleging 'Massive Freeriding' », The Wall Street Journal (consulté le ).
  33. (en) Davis, « The New York Times warns AI search engine Perplexity to stop using its content » Accès libre, sur The Verge, (consulté le ).
  34. (en-US) Todd Spangler, « AI Startup Perplexity Fires Back After News Corp's Dow Jones Sues: 'Adversarial' Media Companies 'Wish This Technology Didn't Exist' » Accès libre, Variety, (consulté le ).
  35. (en) Daniel Thomas, « BBC threatens legal action against AI start-up Perplexity over content scraping » Accès payant, The Financial Times, (consulté le ).
  36. (en) AFP, « Major Japan newspaper sues 'free-riding' AI firm Perplexity » Accès libre, The Japan Times, (consulté le ).
  37. « Asahi, Nikkei sue Perplexity AI over copyright infringement » Accès libre, Asahi shinbun, (consulté le ).
  38. (en-US) Wiggers, « AI startup Perplexity sued for alleged trademark infringement » Accès libre, sur TechCrunch, (consulté le ).
  39. (en-US) Brittain, Reuters, « Perplexity AI sued by software company for trademark infringement », (consulté le ).
  40. (en) Dhruv Mehrotra et Tim Marchman, « Perplexity Is a Bullshit Machine », Wired, (lire en ligne Accès limité, consulté le ).
  41. (en) « Perplexity AI is Lying about their User-Agent » Accès libre, sur Robb Knight, (consulté le ).
  42. 1 2 (en) Mark Sullivan, « Perplexity CEO Aravind Srinivas responds to plagiarism and infringement accusations » Accès libre, Fast Company, (consulté le ).
  43. (en-US) Lorenzo Franceschi-Bicchierai, « Perplexity accused of scraping websites that explicitly blocked AI scraping » Accès libre, sur TechCrunch, (consulté le ).
  44. (en) Dan Goodin, « AI site Perplexity uses "stealth tactics" to flout no-crawl edicts, Cloudflare says » Accès libre, sur Ars Technica, (consulté le ).
  45. (en) Michael Kan, « Cloudflare: Perplexity AI Acts Like North Korean Hackers, Ignores Scraping Blocks » Accès libre, sur PC Mag, (consulté le ).
  46. (en) Emma Roth, « Cloudflare says Perplexity's AI bots are 'stealth crawling' blocked sites » Accès limité, sur The Verge, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Perplexity_AI
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Transformateur génératif pré-formé
Grand modèle de langage
Service en ligne (en)
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Dialogueur
Intelligence artificielle générativeVoir et modifier les données sur Wikidata
Politique de distribution Freemium
Licence Licence propriétaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web chatgpt.comVoir et modifier les données sur Wikidata

ChatGPT, prononcé en français [t͡ʃa.t͡ʒe.pe.te], est un agent conversationnel (chatbot) d'intelligence artificielle développé par OpenAI. ChatGPT utilise des transformeurs génératifs préentraînés, tels que GPT-5, afin de générer du texte, des images ou des réponses vocales.

ChatGPT est capable de répondre à des questions, de tenir des conversations, de générer du code informatique, de faire des recherches sur Internet, d'écrire, de traduire ou encore de synthétiser des textes. Il peut le faire en tenant compte du contexte et de contraintes telles que le style d'écriture. Il peut aussi servir d'assistant vocal ou générer des images. Les abonnements payants (ChatGPT « Plus », « Team » et « Enterprise ») offrent un seuil d'utilisation plus élevé, ainsi que des fonctionnalités supplémentaires.

En raison de ses multiples capacités, ChatGPT suscite des inquiétudes quant aux risques de détournement à des fins malveillantes, de plagiat dans le monde universitaire et de suppressions d'emplois dans certains secteurs, en plus de soulever des préoccupations en matière de sécurité et de désinformation, car le modèle peut être utilisé pour créer des textes faux et des informations trompeuses.

ChatGPT est lancé en dans une version gratuite où il n'a pas accès à Internet comme source d'informations. Il bénéficie aussitôt d’une large exposition médiatique et reçoit un accueil globalement positif, bien que son exactitude factuelle soit critiquée. En , ChatGPT compte plus d'un milliard de comptes enregistrés, dont 2 millions d'entreprises, et la société OpenAI est valorisée à 852 milliards de dollars américains[1],[2].

Caractéristiques

ChatGPT est un agent conversationnel à intelligence artificielle ou « chatbot », autrement dit un assistant virtuel qui utilise l'intelligence artificielle pour dialoguer avec ses utilisateurs[3]. Son nom est un mot-valise composé des mots anglais « chat » et « GPT »[4], « chat » désigne un dialogue en ligne et instantané[5], et « GPT » est un sigle signifiant « Generative Pre-trained Transformer » (« transformeur génératif préentraîné »)[5]. Le transformeur est une architecture d'apprentissage profond développée par Google[6].

Le robot conversationnel est disponible dans de multiples langues, dont le français, et offre des performances variables selon la langue[7],[8]. Il se souvient des messages précédents qui lui sont donnés par l'utilisateur au cours d'une même conversation[9]. Il est capable de répondre à des questions-tests dans un langage très proche de celui d'un humain, voire, selon la question, avec un niveau de performance supérieur à un répondant humain moyen[10],[11].

Il dispose également de capacités génératives permettant de produire du contenu textuel sur mesure. Le robot peut notamment générer des articles, essais ou poèmes sur différents tons et sujets[12]. Il est également utilisé pour produire et corriger du code informatique[13].

L'accès à ChatGPT est gratuit, avec des quotas d'utilisation limités[14]. Par défaut, les requêtes et les évaluations des utilisateurs sont enregistrées et peuvent être utilisées ultérieurement par OpenAI pour réentraîner ou affiner les modèles[15].

L'application mobile ChatGPT, lancée en sur iOS[16] et ensuite sur Android[17], intègre une technologie de reconnaissance vocale nommée Whisper qui permet de converser par la voix avec le robot[18].

ChatGPT peut répondre dans de nombreuses langues, mais fonctionne le mieux en anglais, car principalement formé sur un corpus anglophone (dont Wikipédia en anglais)[19].

ChatGPT a été entraîné de façon à réduire le taux de réponses fausses ou nocives. Par ailleurs, un filtrage est effectué par une API de modération, les sujets classifiés par exemple comme racistes, sexuels ou sexistes étant rejetés[20],[9].

De nombreux auteurs cherchent à comparer ChatGPT de manière anthropocentrée, c'est-à-dire par rapport à ce que pourrait faire un humain moyen dans un large éventail de domaines. Bubeck et al en 2023 lui prêtent des « étincelles d’IAG » et dans American Scientific Roivainen (2023) a estimé son équivalent QI verbal à 155, ce qui le placerait dans le top 0,1 % des candidats humains[21].

Modèles

L'utilisateur a le choix entre différents modèles que ChatGPT peut utiliser pour générer du texte.

Lors de son lancement, ChatGPT était basé sur GPT-3.5. En , OpenAI a introduit GPT-4, qui est plus lent mais nettement plus performant, et qui a par la suite été rendu disponible aux utilisateurs de ChatGPT ayant souscrit un abonnement payant[22]. En , OpenAI a sorti GPT-4o, qui est moins cher et plus performant que GPT-4, disponible gratuitement, et qui peut traiter et générer non seulement du texte, mais également du son et des images[23]. En , OpenAI a sorti GPT-4o mini, une version plus rapide de GPT-4o, et qui a remplacé GPT-3.5 sur l'interface de ChatGPT[24]. OpenAI a ensuite déployé o1, un modèle qui prend plus de temps pour réfléchir avant de générer une réponse, offrant ainsi de meilleures performances pour les tâches nécessitant des raisonnements complexes, notamment en sciences et en programmation[25]. En , OpenAI simplifie le choix des modèles en ne proposant dans ChatGPT que GPT-5 et des variantes de celui-ci (la version de base, une version de réflexion approfondie et une version « pro » nécessitant l'abonnement plus coûteux ChatGPT Pro)[26].

Modèle Date de déploiement Statut[27] Description
GPT-3.5 novembre 2022 retiré Premier modèle à être utilisé dans ChatGPT. Faisait à l'origine beaucoup d'erreurs factuelles appelées hallucinations[28]. A depuis été remplacé par GPT-4o mini[24].
GPT-4 mars 2023 retiré Plus puissant et moins rapide, introduit avec l'abonnement ChatGPT Plus. Capable d'analyser des images[29].
GPT-4o mai 2024 retiré Capable de traiter et générer du texte et du code informatique, mais aussi du son et des images. Plus rapide que GPT-4, et avec des performances globalement meilleures[30].
o1 décembre 2024 retiré o1 est l'un des premiers modèles de langage de raisonnement (c'est-à-dire un modèle qui prend un temps de réflexion avant de générer ses réponses). Il est plus lent mais efficace pour les tâches nécessitant un raisonnement complexe, des compétences scientifiques ou des capacités en programmation[31].
GPT 4.5 février 2025 retiré Surnommé « Orion », GPT-4.5 a été décrit comme un modèle « géant et coûteux » par Sam Altman. Il devrait également être le dernier modèle d'OpenAI à ne pas intégrer de chaîne de pensée[32].
GPT-4.1 avril 2025 retiré Un modèle initialement conçu pour les utilisateurs de l'API d'OpenAI, puis rendu disponible dans ChatGPT[33],[34]. Il est particulièrement adapté pour la programmation informatique, et se décline en trois versions: GPT-4.1, GPT-4.1 mini et GPT-4.1 nano[34].
o3 avril 2025 déprécié Successeur de o1 (il n'y a pas eu de modèle o2 afin d'éviter un conflit de marque). Il a notamment été utilisé dans le service de génération de rapport Deep Research[35],[36].
GPT-5 août 2025 retiré GPT-5 est un modèle capable de déterminer si une réponse nécessite un temps de réflexion, et génère dans le cas contraire une question rapide. À sa sortie, il a remplacé tous les autres modèles dans ChatGPT. Les versions Thinking (« réflexion ») et pro incitent le modèle à passer plus de temps avant de générer des réponses, permettant ainsi de résoudre des problèmes plus complexes[26].
GPT-5.1 novembre 2025 retiré Introduit un choix parmi plusieurs personnalités[37].
GPT-5.2 décembre 2025 retiré Lancé dans un contexte de pression compétitive avec Gemini de Google[38]. Intègre comme source d'information l’encyclopédie anti-woke Grokipedia d’Elon Musk, elle-même alimentée par son IA controversée Grok[39],[40],[41].
GPT-5.3 février 2026 retiré OpenAI a lancé seulement deux modèles: GPT-5.3 Codex en février 2026 pour la programmation informatique[42] et GPT-5.3 Instant en mars 2026 pour les réponses rapides[43].
GPT-5.4 mars 2026 actif Centré sur les besoins en entreprise, GPT-5.4 dispose d'une capacité améliorée à contrôler des ordinateurs et à interagir avec des outils logiciels. Il nécessite aussi moins de tokens (jetons) pour accomplir des tâches[44].
GPT-5.5 april 2026 actif Conçu pour le travail professionnel en plusieurs étapes et le contrôle d'ordinateurs[45]. OpenAI lance également GPT-5.5-Cyber, une version pour la cybersécurité et en particulier la recherche de vulnérabilités logicielles[46].
GPT-5.6 juin 2026 actif Lancé en trois versions, de la moins à la plus puissante: Luna, Terra, et Sol[47].

Certains modèles d'OpenAI ont des variantes plus rapides, moins coûteuses et moins performantes, comme « mini » et « nano », par exemple avec GPT-5 mini. Lorsqu'un utilisateur atteint la limite d'utilisation, ChatGPT peut transitionner vers la version « mini ». Les variantes « Thinking » et « pro » laissent à ChatGPT un temps de réflexion, et peuvent nécessiter un abonnement payant[48].

Services complémentaires

OpenAI a également lancé des services les ChatGPT Search et Deep Research. ChatGPT Search est un moteur de recherche intégré à ChatGPT et générant des réponses sourcées avec des liens vers des sites internet[49]. Deep Research génère des rapports détaillés à partir de diverses sources disponibles sur internet[50].

ChatGPT Atlas, le navigateur web d'OpenAI propulsé par l'IA

Le , la société californienne annonce le lancement de son propre navigateur web, baptisé ChatGPT Atlas (en), « propulsé par l’IA et entièrement articulé autour de ChatGPT ». Basé sur le navigateur Chromium[51], et conçu pour concurrencer Google Chrome dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, le projet vise, selon son directeur général Sam Altman, à proposer un navigateur « alimenté par l’IA et étroitement intégré à ChatGPT »[52].

Dans sa première version, ChatGPT Atlas, proposé exclusivement sur macOS  et « bientôt » sur Windows et mobiles Android et iOS[53] , intègre ChatGPT dans une barre latérale[54]. Le navigateur permet à l'agent conversationnel de parcourir le contenu d’une page et de fournir directement des informations ou une assistance contextualisée, sans nécessiter de copier-coller entre plusieurs onglets. Une fonctionnalité avancée, nommée ChatGPT Agent et réservée aux utilisateurs payants[55], lui permet de prendre le contrôle de la navigation : déplaçant lui-même le curseur, il peut remplir des formulaires, naviguer entre plusieurs pages pour réserver un billet d'avion, compléter un tableur en consultant des sources en ligne, ou encore repérer des recettes de cuisine en ajoutant ensuite les ingrédients correspondants au panier d'achat en ligne de l’utilisateur, avant validation par ce dernier[53],[51],[54]. Selon Altman, ce « mode agent », capable d’« utiliser Internet pour vous », incarne une « occasion rare, qui ne se présente qu’une fois tous les dix ans, de repenser ce que peut être un navigateur et comment l’utiliser »[52].

Face à ces nouvelles fonctionnalités pensées pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs, OpenAI, maison-mère de ChatGPT, a pris en compte les préoccupations liées à la protection des données personnelles. L’entreprise souligne que l’historique permettant de relier plusieurs recherches afin d’en conserver le contexte peut être désactivé à tout moment, et qu’il est également possible d’utiliser une fenêtre de navigation privée qui déconnecte ChatGPT[53]. Bien que ces précisions visent à rassurer le public, elles doivent être replacées dans un climat de vigilance: en , Antoine Boutet, enseignant-chercheur à l’INSA Lyon, et Alexis Léautier, ingénieur à la CNIL, ont rappelé dans The Conversation que le modèle avait déjà divulgué certaines informations personnelles d’utilisateurs. Des données confidentielles saisies par un usager pourraient, selon eux, réapparaître involontairement dans les réponses adressées à d’autres[53].

ChatGPT Apps, la plateforme d’applications conversationnelles

Lors de l'OpenAI DevDay[56] d', la firme annonce le lancement de ChatGPT Apps, une plateforme d’applications. Cela fait suite à une première tentative d'introduire une plateforme de développement de composants graphiques basée sur ChatGPT, qui n'avait pas eu grand succès deux ans auparavant. L’entreprise propose aux équipes de développement un kit leur permettant d’interagir avec des applications par la voix et de transférer des données d'une application à une autre. Elles doivent pour cela distribuer leur application par le magasin d'applications de ChatGPT[57],[58].

Certains observateurs considèrent que sa capacité à héberger, lancer et intégrer des applications directement dans l’assistant en fait une sorte de système d’exploitation de l’IA, offrant un environnement où l’utilisateur peut effectuer plusieurs tâches et naviguer entre services sans quitter l’interface de conversation[59].

Fonctionnement

ChatGPT intègre le transformeur génératif pré-entraîné GPT-5 dans un format conversationnel. Le « pré-entraînement » de ce type de modèles consiste à prédire, étant donnée une partie d'un texte, le token suivant (un token, aussi appelé jeton, est un morceau de texte : typiquement un mot, une partie d'un mot, ou de la ponctuation[60]). Cet entraînement à prédire ce qui va suivre, répété pour un grand nombre de textes, permet à ces modèles d'accumuler des connaissances. Ils peuvent ensuite générer du texte semblable à celui ayant servi au pré-entraînement, en prédisant un à un les tokens suivants[61],[62]. Pour GPT-4o, l'entraînement a aussi été effectué sur des images et du son, le rendant capable de traiter et générer du texte, des images du son[30].

Pour la seconde phase d'apprentissage, des humains ont rédigé des requêtes, et les réponses correspondantes attendues. ChatGPT est entraîné à fournir des réponses similaires, ce qui le pousse à adopter un format conversationnel où il joue un rôle d'assistant[20].

Une troisième phase d'apprentissage utilise une technique d'apprentissage par renforcement appelée RLHF pour rendre le modèle plus véridique, utile et inoffensif. Un « modèle de récompense » a d'abord été entraîné à reconnaître les réponses que les humains approuvent ou non. ChatGPT a ensuite été entraîné à fournir des réponses qui satisfassent ce modèle représentant les préférences humaines[62],[20].

Après déploiement, ChatGPT continue d'être régulièrement entraîné, notamment à partir de la façon dont les utilisateurs jugent les réponses (pouces vers le haut ou vers le bas)[63].

Lorsque ChatGPT répond à un utilisateur, le texte de la conversation jusque-là est d'abord découpé en tokens, et chaque token est converti en vecteur qui en encode le sens[64] et la position dans le texte. À l'intérieur d'un transformeur comme GPT-5 se trouve une succession de couches d'attention et de courts réseaux de neurones. Les couches d'attention combinent les concepts entre eux, permettant de tenir compte du contexte et de relations complexes[65]. En sortie, le transformeur attribue un score à chaque token possible, et un token est sélectionné de façon partiellement aléatoire parmi ceux ayant le plus haut score. ChatGPT génère ainsi les tokens un à un, jusqu'à générer un token spécial indiquant la fin de la réponse[66].

Limites technologiques

ChatGPT présente encore certaines limites typiques des chatbots basés sur des grands modèles de langage :

  • Date de fin des connaissances : Les données utilisées pour le pré-entraînement de ChatGPT s'arrêtent à une certaine date, et ChatGPT n'a à la base pas connaissance des événements survenus après. La date de fin des connaissances de GPT-5 à sa sortie est le [67]. ChatGPT a néanmoins la capacité d'utiliser internet si besoin, notamment avec ChatGPT Search[49].
  • Qualité instable : La qualité des réponses de ChatGPT fluctue et n'augmente pas forcément d'une version à l'autre[68].
  • Biais : ChatGPT peut reproduire des biais hérités de ses données d'entraînement, par exemple des biais liés au genre[69] ou à la politique[70].
  • Hallucinations : ChatGPT peut générer des informations d'apparence plausible mais fausses. Ce phénomène était particulièrement marqué dans les premières versions[71],[72],[73].
  • Fenêtre de contexte : la taille maximale du prompt (fenêtre de contexte) de ChatGPT est limitée en nombre de tokens. Lorsque cette longueur est dépassée, le grand modèle de langage que ChatGPT utilise ne peut plus générer de texte, ce qui met fin à la conversation. Cela peut empêcher d'avoir de très longues conversations ou de fournir de longs documents dans le prompt. Par exemple, en , la taille de la fenêtre de contexte de GPT-4o était de 128 000 tokens[74].

Vérification d'âge

OpenAI annonce en le déploiement mondial d'un double système de vérification d'âge des utilisateurs, afin de pouvoir restreindre les contenus accessibles aux mineurs. Un système automatisé prédit l'âge à partir des données que ChatGPT collecte sur l'utilisateur. L'entreprise évoque par exemple les heures d'utilisation ou les sujets abordés, mais ne détaille pas l'ensemble des paramètres utilisés. Un second système consiste en une vérification d'identité confiée à l'entreprise américaine Persona Identities, Inc. Cela se fait soit à l'aide d'un document d'identité à scanner ou à photographier, en demandant à la personne de se photographier ou de se filmer pour une identification du visage à l'aide de données biométriques[75].

Utilisation

Discussion avec ChatGPT en anglais en .

Le , le PDG d'OpenAI Sam Altman indique que le prototype, qui est alors gratuit, a atteint un million d'utilisateurs[76].

En , ChatGPT dépasse les 100 millions de comptes enregistrés, deux mois après son lancement, et en mars enregistre 1,6 milliard de visites[77], ce qui en fait l'application ayant eu la croissance la plus rapide alors[78].

Selon François Fleuret (professeur de l'université de Genève) le profil des premiers utilisateurs est assez varié : étudiants, enseignants, développeurs ayant besoin de bouts de code d'un programme informatique ou encore de professionnels souhaitant avoir des propositions de texte dans le cadre de la rédaction de mails à caractère sensible[79]. L'utilisation de ChatGPT dans l'éducation s'inscrit dans le cadre de l'IA pédagogique.

Le 1er mai 2023, Samsung bannit temporairement l'usage des outils d'IA générative comme ChatGPT, Microsoft Bing et Google Bard pour ses usages internes après avoir été victime d'une fuite de données propriétaires sensibles en avril. De potentielles violations de données personnelles, de propriété intellectuelle et des inexactitudes ont aussi été relevées dans les réponses de ChatGPT. De grandes banques ont alors limité l'accès à ChatGPT à leur personnel, notamment Bank of America, Citi, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Wells Fargo et JPMorgan[80].

La version ChatGPT 4 permet la recherche en ligne, grâce à une intégration dans Bing. Cette fonctionnalité est désactivée le en raison de droits d'auteurs car elle permettait d'afficher l'intégralité de certaine pages web protégées par un paywall[81], puis réactivée fin dans la version payante, qui tient compte des interdictions de lecture inscrites dans le fichier d'exclusion robots.txt des pages web[82].

Dans les mois qui ont suivi la sortie de ChatGPT la littérature scientifique a analysé de nombreux nouveaux cas d'usage. Certains peuvent poser des « questions d'éthique, de droit d’auteur, juridiques et de transparence, de risque de partialité, de plagiat, de manque d’originalité, de contenu inexact avec risque d’hallucination »[83], de connaissances limitées, de citations incorrectes, de problèmes de cybersécurité et d’infodémie [84]. Les domaines concernés sont aussi divers que l'éducation et la formation[85], la santé publique[86], le secteur médical[87], la finance et le commerce[88], le marketing[89], le droit[90], l'écriture créative[91], le codage[92] ou encore la recherche scientifique et la rédaction scientifique[93].

Qui utilise ChatGPT ? Pour demander quoi ?

Une large étude[94] publiée en par OpenAI, en collaboration avec le National Bureau of Economic Research et des chercheurs universitaires de Harvard et Duke, est la première analyse économique fondée sur des données internes de ChatGPT, traitées par une méthodologie d'anonymisation garantissant la confidentialité (aucun message n'ayant été lu par des humains).

Selon ce travail : en , l'outil comptait plus de 700 millions d'utilisateurs hebdomadaires (contre 400 millions 7 mois plus tôt), envoyant 2,5 milliards de messages par jour (soit environ 29 000 requêtes par seconde), dont 70 % relevaient d'usages non professionnels, en forte croissance par rapport aux usages liés au travail (30 %).

Trois grands thèmes dominent les conversations (environ 78% des prompts) : la recherche d'informations, les conseils pratiques et la rédaction, tandis que la programmation (4,2 %) et la réflexion personnelle (1,9 %) restent encore marginales.

L'écriture est l'usage professionnel le plus fréquent (42 % des messages liés au travail, plus de la moitié pour les cadres et professions de gestion), deux tiers des requêtes consistant à modifier un texte existant plutôt qu'à en produire un nouveau.

La section 5.3 de l'étude distingue trois intentions principales de la part de l'utilisateur :

Catégorie Part des messages Description Exemples
Demande 49 % Demandes d'informations ou de conseils pour mieux décider ; première catégorie, en croissance la plus rapide et jugée de meilleure qualité par les utilisateurs. « Qui était président après Lincoln ? » ; « Comment établir un budget pour ce trimestre ? »
Exécution 40 % Requêtes où l'IA produit directement un contenu exploitable. « Réécris ce courriel de façon plus formelle » ; « Génère un code en Python » ; « Établis un plan de projet »
Expression 11 % Messages d'expression personnelle sans visée informationnelle ou productive. Réflexions personnelles, opinions, confidences

Ces catégories se distinguent par leur valeur économique : Exécution fournit directement un résultat, Demande soutient la prise de décision, et Expression n'a que peu de contenu économique. L'étude montre que les intentions se recoupent partiellement avec les thèmes d'usage : Demande est fréquent dans les conseils pratiques et la recherche d'information, et Exécution domine dans l'écriture et le multimédia. Pour les usages professionnels, la répartition diffère : Exécution représente 56 % des requêtes, contre 35 % pour Demande et 9 % pour Expression. Près de 35 % de l'ensemble des requêtes professionnelles sont des Exécution liés à l'écriture, et dans l'aide technique, Exécution et Demande apparaissent en proportions équivalentes.

Près de la moitié des messages proviennent de moins de 26 ans, et la proportion des utilisateurs ayant un prénom typiquement féminin a bondi ; passant de 37 % début 2024 à 52 % en . Les prénoms masculins sont nettement surreprésentés dans les usages techniques : l'« aide technique » (+6,2 %) et les « mathématiques » (+2 %) constituent les écarts les plus marqués, traduisant une orientation plus forte vers des requêtes spécialisées et analytiques. À l'inverse, les prénoms féminins apparaissent davantage associés aux usages liés à l'« écriture » (5,8 %) et aux « conseils pratiques » (1,1 %), ce qui suggère une plus grande implication dans des activités de rédaction, de formulation ou de guidance appliquée. Les écarts sont plus faibles pour les catégories intermédiaires : « recherche d'information » (+0,4 % en faveur des prénoms masculins) et « expression personnelle » (–0,4 % en faveur des prénoms féminins), ce qui traduit une relative parité[94].

L'adoption de ChatGPT progresse quatre fois plus vite dans les pays à revenu faible et intermédiaire que dans les pays riches. Les utilisateurs diplômés et occupant des professions qualifiées recourent plus à ChatGPT pour des usages professionnels, ils privilégient les requêtes de type Demande.

Selon l'étude, les bénéfices économiques sont considérables : une étude estime que les utilisateurs américains devraient en moyenne être indemnisés 98 $ pour renoncer à l'IA générative un mois, soit un surplus annuel d'au moins 97 milliards de dollars[95]. Plusieurs commentaires soulignent que ces résultats confirment l'usage de ChatGPT comme « copilote cognitif » améliorant la prise de décision et la productivité dans les emplois intensifs en savoir, au-delà des tâches automatisables[96],[97],[98],[99],[100].

Modèle économique

Dès son lancement en , ChatGPT a offert un accès gratuit à certains de ses modèles, comme GPT-3.5, GPT-4o ou GPT-5, mais avec un seuil d'utilisation. Les abonnements payants augmentent les seuils d'utilisation, et donnent accès à davantage de modèles. Ils donnent aussi accès à des fonctionnalités supplémentaires comme la génération d'images, l'analyse de données, la navigation sur internet, ou une forme de mémoire persistante des conversations précédentes[101].

Coûts d'exploitation

Bien que le coût moyen de chaque réponse soit relativement faible (de l'ordre de quelques centimes), Sam Altman, le PDG d'OpenAI, déclare en qu'OpenAI devra un jour monétiser l'application en raison de ses coûts de calcul « exorbitants »[76].

Bien qu'aucun chiffre précis n'ait été communiqué par la société, le professeur en apprentissage profond Tom Goldstein estime que les coûts d'utilisation de l'IA s'élèvent à environ 100 000 $ US par jour, soit près de trois millions de dollars par mois[102].

Consommation énergétique

Il convient de distinguer le coût énergétique de l’entraînement du coût de l’inférence (qui renvoie au coût d’exécution du modèle déjà entraîné pour traiter une entrée et produire une sortie).

Entraînement

L'entraînement est le processus initial visant à créer le modèle à partir de vastes ensembles de données. OpenAI ne publie pas de chiffres officiels[103]. Selon une estimation, l'entraînement de GPT-3 a duré 34 jours et consommé 936 MWh, ce qui correspond à peu près à la consommation quotidienne de 100 000 ménages européens moyens[104].

Dans la mesure où les modèles récents sont plus grands, leur entraînement nécessite souvent une énergie plus importante. Par exemple, GPT-3 a 175 milliards de paramètres[105] tandis que certains estiment que GPT-4 a plus de 1 000 milliards de paramètres[106]. Selon une estimation de AI Index, l'entraînement de GPT-3 a émis 588 tonnes de CO2, contre 5184 pour GPT-4[107].

Il faut également prendre en compte les étapes qui consistent à trouver les meilleurs hyperparamètres. En effet, en pratique, les équipes d'ingénieurs des grandes entreprises comme OpenAI lancent en parallèle des runs expérimentaux (souvent sur des variantes plus petites du modèle) pour tester de nouveaux réglages (différentes architectures, hyperparamètres, programmes d’apprentissage, etc.)[108]. Le coût de ces étapes d'optimisation des hyperparamètres est très difficile à estimer.

Inférence

L'inférence correspond à l'exécution du modèle pour chaque requête d'un utilisateur (générer une réponse, traduire un texte, etc.). Cette consommation est difficile à quantifier précisément car elle dépend notamment du matériel utilisé, des paramètres d'exécution[109] et des systèmes de refroidissement. Par exemple Özcan et al. (2024) montrent que pour un même modèle et une charge de travail fixe, la manière de répartir le calcul sur quatre processeurs graphiques (GPUs) peut faire varier significativement la consommation énergétique totale[110].

Des recherches récentes tentent de contourner ce problème en développant des cadres de mesure indirects. Une étude a analysé la performance de l'API de GPT-4o pour estimer son empreinte par requête dans un centre de données de Microsoft Azure. Selon cette étude, une requête courte (environ 400 mots échangés) consommerait en moyenne 0,42 Wh, soit environ 40 % de plus qu'une recherche Google (estimée à 0,30 Wh)[111]. Le problème énergétique apparaît plus saillant si on parle de consommation moyenne d’un utilisateur, un article de IEEE Spectrum estime que la moyenne par utilisateur serait de 8,5 Wh/jour, qu’il faut rapporter à des milliards de requêtes quotidiennes[112].

En outre, selon une estimation de 2023, ChatGPT consomme environ 500 ml d'eau pour répondre à 20 à 50 questions[113].

Abonnements payants

Afin de financer les coûts d'exploitation de ChatGPT, OpenAI propose depuis le un abonnement payant ChatGPT Plus. Celui-ci coûte 20 dollars des États-Unis par mois, plus les taxes applicables.

Cet abonnement permet d’utiliser le modèle de langage GPT-4, offre un accès continu à ChatGPT (y compris lorsque les serveurs sont surchargés), et permet d'obtenir des réponses plus rapides qu'avec la version gratuite[114]. Avec cet abonnement, le nombre de requêtes à GPT-4 est limité à 50 toutes les trois heures[115]. Les abonnés disposent également d'un accès prioritaire aux nouvelles fonctionnalités et améliorations de ChatGPT[116]. D’abord lancé aux États-Unis, ChatGPT Plus est rendu disponible le [117] aux utilisateurs issus d'autres régions du monde[102],[118].

En , ChatGPT est devenu disponible via une interface de programmation destinée en particulier aux développeurs informatiques pour des requêtes automatisées. D'autres versions de GPT-3.5 y étaient déjà disponibles, mais étaient dix fois plus chères[119].

En , OpenAI ajoute la prise en charge des greffons pour ChatGPT Plus[120]. Cela inclut à la fois les greffons créés par OpenAI, tels que la navigation sur le web et l'interprétation de code, ainsi que des greffons externes provenant de développeurs tels que Expedia, OpenTable, Zapier, Shopify, Slack, et Wolfram[121],[122].

En , OpenAI crée un greffon nommé « Code interpreter » accessible aux utilisateurs de ChatGPT Plus. L'interpréteur fournit diverses capacités supplémentaires, dont l'analyse, le nettoyage et la visualisation de données, l'analyse de musiques et la création de clips animés[123].

En , OpenAI annonce la sortie de « ChatGPT Enterprise », un abonnement à ChatGPT pour les entreprises qui offre plus de sécurité des données, ainsi que des capacités d'administration et de personnalisation des connaissances de ChatGPT. La génération de texte avec GPT-4 via cet abonnement est décrite comme plus rapide, illimitée, et avec une fenêtre de contexte plus grande[124].

En , OpenAI annonce que ChatGPT « peut maintenant voir, entendre et parler ». Les utilisateurs de ChatGPT Plus peuvent télécharger des images, et les utilisateurs de l'application mobile peuvent parler avec ChatGPT[125],[126].

En , le dernier modèle de génération d'images DALL-E 3 a été intégré à ChatGPT Plus et ChatGPT Entreprise. À partir de la requête de l'utilisateur, ChatGPT crée une description de l'image souhaitée qui est envoyée à DALL-E 3 pour la génération de l'image[127].

En , OpenAI lance GPT-4 Turbo, qui a notamment une fenêtre de contexte bien plus grande[128].

En , OpenAI annonce GPT-4o, un modèle capable d'analyser du texte, du son et des images, et de générer en temps réel du texte, du son et des images. GPT-4o est également deux fois plus rapide et deux fois moins cher que GPT-4 Turbo. Le modèle est gratuit, mais les abonnés ont une limite d'utilisation plus élevée, notamment 5 fois plus élevée avec l'abonnement ChatGPT Plus[129].

En , OpenAI annonce que ChatGPT a 11 millions d'utilisateurs mensuels payants[130], générant environ 225 millions de dollars de chiffre d'affaires mensuel pour OpenAI.

En , OpenAI sort un abonnement ChatGPT pro à 200 dollars par mois qui inclut un accès illimité à o1 et au mode vocal avancé. Le plan comprend également une version pro de o1 qui utilise davantage de ressources informatiques pour fournir de meilleures réponses[131].

En janvier 2026, OpenAI introduit dans le monde entier l'abonnement ChatGPT Go, d'abord sorti en Inde en août 2025. Il vise à rendre plus abordable l'accès à l'intelligence artificielle[132].

En avril 2026, OpenAI divise en deux parties l'abonnement ChatGPT Pro, autrefois disponible pour 200 dollars par mois, lançant une gamme Pro x5 disponible pour 100 dollars par mois et une game Pro x20, au même tarif que la formule pro historique. Il s'agit là d'une réponse direct à son concurrent Anthropic qui pratiquait déjà ce système[133].

En août 2026, OpenAI annonce la fin des limites de messages pour les utilisateurs gratuits, à condition d'utiliser Luna, plus petit modèle de la famille 5.6[134].

GPT Store

En , OpenAI lance le « GPT Store », qui permet de créer et de partager des agents conversationnels personnalisés[135],[136]. La société prévoyait initialement de lancer le magasin en , mais cela a été retardé[137]. Au lancement, le GPT Store propose plus de 3 millions de chatbots personnalisés[138]. Les chatbots disponibles via le magasin sont développés en utilisant le système GPT Builder d'OpenAI[137]. Le développement de chatbots sur la plateforme ne nécessite pas de compétences en programmation[139]. Deux jours après son lancement, le GPT Store offre de nombreuses versions de bots de type «petite amie virtuelle», ce qui est contraire aux conditions d'utilisation d'OpenAI[140].

Autres sources de financement

Pour l'expert en marketing numérique Tim Peter, le financement de ChatGPT pourrait par ailleurs venir du partenariat entre OpenAI et Microsoft. En effet, contrairement à Google qui tire ses revenus essentiellement de la publicité, Microsoft pourrait subventionner ChatGPT grâce à ses autres activités comme la vente de matériel et de logiciels[141].

En 2026, OpenAI a annoncé l’introduction de formats publicitaires dans l’interface de ChatGPT afin de diversifier ses sources de revenus et de financer l’accès gratuit à l’outil, avec des annonces clairement identifiées dans les réponses ou sections correspondantes[142].

Réception

Lors de son lancement le [143], ChatGPT est accueilli de manière globalement positive.

Ses réponses articulées et sa capacité à traduire des textes sont particulièrement remarquées[15]. La journaliste Samantha Lock du Guardian note ainsi que le prototype est capable de rédiger des textes « remarquablement détaillés » et « semblables à ceux d'un être humain »[144]. Son confrère Benjamin Hue de RTL loue sa capacité à rédiger un texte sur « tous les sujets possibles et imaginables », qu'il s'agisse d'une recette de cuisine, d'une dissertation, d'une lettre de motivation ou encore d'inventer une histoire pour enfants. Il note également que ChatGPT est capable de répondre à des demandes plus pointues comme le débogage de code informatique[145]. James Vincent, de The Verge, voit dans le succès viral de ChatGPT la preuve que l'intelligence artificielle est devenue incontournable[146]. De son côté, Alex Kantrowitz, de Slate, salue la manière dont ChatGPT réagit aux questions relatives à l'Allemagne nazie, notamment l'affirmation selon laquelle Adolf Hitler a construit des autoroutes en Allemagne, ce qui a engendré des informations sur l'utilisation du travail forcé par l'Allemagne nazie[147]. Dans un article d'opinion de , l'économiste Paul Krugman estime que ChatGPT aura un impact sur la demande de travailleurs de la connaissance[148].

Dan Gillmor, journaliste spécialiste des nouvelles technologies, a testé ChatGPT dans le cadre d'un travail d'étudiant, jugeant le texte produit comparable à celui d'un bon étudiant. Il en déduit que « le monde universitaire a de très sérieux problèmes à affronter »[149]. Cette position est partagée par Jonathan Durand Folco qui montre, à la suite d'une lettre d'opinion de 600 mots rédigée par cet outil, que « l'ensemble des écoles primaires et secondaires, des cégep et des communautés universitaires » est appelé à modifier en profondeur ses outils d'évaluation[150]. Daniel Herman, professeur de lycée et auteur californien, écrit que ChatGPT marquera la « fin de l'anglais au lycée »[151].

Dans l'enseignement

ChatGPT inquiète de nombreux enseignants car il est capable d'effectuer convenablement de nombreux exercices demandés aux élèves et aux étudiants, qui peuvent l'utiliser pour rédiger les devoirs à leur place. En effet, s'il est possible pour les professeurs d'identifier dans les devoirs les contenus copiés-collés à partir d'Internet, le nouveau type de plagiat issu de ChatGPT est plus difficilement détectable car le contenu fourni diffère d'un utilisateur à l'autre[152],[153].

À Lyon, 50 % des élèves d'un cours de faculté auraient ainsi utilisé l'intelligence artificielle pour rédiger leur devoir. N'ayant pas de cadre pour interdire cette pratique, l'enseignant s'est vu contraint d'attribuer la moyenne à toutes ces copies[154],[155].

Pour résoudre ce problème et aider les enseignants à identifier les plagiats, sans ralentir le développement de sa technologie, OpenAI a annoncé, en , travailler à l'apposition d'une signature (watermark) sur les contenus générés par son IA afin qu'ils soient identifiables par les enseignants. Néanmoins, cette méthode pourrait être facile à contourner, selon Srini Devadas, professeur en sciences de l'informatique au MIT[152],[156],[157]. En , The Wall Street Journal rapporte que l'outil était prêt depuis un an et permettait de reconnaître 99,9% du temps le texte entièrement généré par ChatGPT, mais qu'il n'a pas été intégré à ChatGPT, en partie par crainte de perdre des utilisateurs[158].

Les outils permettant de détecter l'utilisation d'outil de génération de texte, comme GPTZero, donnent des résultats mitigés[159]. Les productions de ChatGPT restent relativement reconnaissables parce qu'il use généralement de terme impersonnels, évite les mots rares, et ne commet pas d'erreurs d'orthographe[73].

En facilitant la tricherie, ChatGPT suscite des interrogations sur la pertinence des devoirs non surveillés et des évaluations en ligne. Certains professeurs suggèrent de confronter les énoncés au robot avant de les communiquer aux élèves pour s'assurer que ChatGPT ne soit pas capable de les traiter correctement et ainsi obliger les élèves à réfléchir par eux-mêmes[160].

Par ailleurs, certains enseignants utilisent eux-mêmes l'outil pour concevoir des exercices, notamment des QCM. Une poignée d'entre eux l'utilise également en classe, afin d'apprendre aux élèves à l'utiliser judicieusement et à cerner ses limites[161]. Dans un article d'opinion de , l'essayiste Vincent Cespedes voit justement en ChatGPT une chance de révolutionner l'École, « à condition d’apprendre à s’en servir correctement, c’est-à-dire en créant au lieu de copier-coller, en tâtonnant au lieu d’ânonner, en expérimentant au lieu de consommer »[162].

Critiques

Erreurs factuelles

Hallucination de ChatGPT en qui invente, en français, une histoire sur Harry Potter et un légume (cliquez sur l'image pour l'agrandir).

L'exactitude de certaines réponses de ChatGPT a cependant été remise en question[15].

ChatGPT peut inventer des réponses et citer de fausses sources, un phénomène connu sous le terme d'hallucination[163]. L'analyste des données Teresa Kubacka, qui a testé ChatGPT 3.5 en sur le multiferroïsme, indique que ce dernier lui a fourni de fausses citations de chercheurs, qui semblaient « avoir été assemblées comme un mélange à partir de quelques citations réelles, différentes mais similaires »[5]. Selon elle, il est également possible de tromper l'IA en inventant des concepts imaginaires : « J'ai décidé de demander à ChatGPT quelque chose qui n'existait pas : un électromagnon inversé cycloïdal. […] Et bien le chatbot l'a inventé, assurant même que la question a fait l'objet de nombreuses recherches ces dernières années »[5].

Les résultats de ChatGPT varient en fonction du sujet. ChatGPT-4 s'est montré capable d'obtenir le diplôme de médecin aux États-Unis[164]. Mais, testé sur d'anciens examens du Barreau du Québec, il a obtenu un score de seulement 12%[165]. Sam Altman, le PDG d'OpenAI, admet que l'application fait encore des erreurs sur des sujets importants et que les retours des utilisateurs sont nécessaires pour corriger ces erreurs[166]. En 2026, une étude révèle des failles de ChatGPT pour l'autodiagnostic médical[167].

Filtrage et conditions de travail d'employés

Une enquête de l’hebdomadaire Time publiée le dévoile qu’OpenAI alimente son IA ChatGPT d’exemples signalés de discours de haine et de violences sexuelles, afin qu’elle sache détecter ces formes de toxicité et ne les laisse pas passer[168].

Pour ce faire, OpenAI a fait appel à Sama (en), une entreprise qui a son siège à San Francisco mais qui emploie des travailleurs au Kenya. Ceux ci ont dû lire des textes pouvant être sexistes ou racistes, et décrivant parfois des automutilations, incestes ou contenus pédopornographiques. Le but était de les classer selon leur type (racisme, violence, etc.) pour pouvoir ensuite entraîner une IA à les repérer. Sur une journée de neuf heures, les travailleurs ont ainsi dû lire entre 150 et 250 textes faisant chacun de 100 à 1 000 mots, et y signaler les passages sensibles, et n'étaient pour cela payés par Sama qu'entre 1,32 et 2 dollars de l’heure[169].

Usages et détournements malveillants

ChatGPT a, dès son lancement, suscité des craintes puis des confirmations de détournement possible à des fins malveillantes.

ChatGPT pourrait aider à créer des quantités de messages manipulateurs ou perturbateurs et à amplifier le phénomène des « usines à troll », ainsi que l'action de lobbyistes ou d'entités industrielles ou politico-financières malveillantes. Cela a conduit l'économiste Tyler Cowen à alerter en sur de possibles effets délétères pour la démocratie, citant comme exemple la capacité d'une personne à écrire des commentaires automatisés dans le but d'influencer le processus de décision de nouvelles réglementations[170].

Le modèle préoccupe par sa capacité à générer des textes potentiellement dangereux, comme des discours de haine ou des théories du complot[171]. L'entreprise NewsGuard, spécialisée dans la lutte contre les fausses informations, a testé sur 100 requêtes la capacité de ChatGPT à générer de la désinformation lorsqu'il est incité par l'utilisateur à le faire. Les requêtes couvraient des sujets tels que la Covid-19 ou le conflit en Ukraine. Newsguard indique que, dans 80 % des cas avec ChatGPT 3.5 et dans 100% des cas avec ChatGPT 4, le chatbot se prête à l'exercice, fournissant des narrations trompeuses et éloquentes[172].

Le chercheur en sécurité Ax Sharma de Bleeping Computer note fin 2022 que ChatGPT peut écrire des logiciels malveillants et des courriers électroniques d'hameçonnage[173]. Autre chercheur en sécurité, Aaron Mulgrew de Forcepoint montre en qu'il est possible de tromper la vigilance de ChatGPT et de le forcer, grâce à quelques astuces, à générer un malware indétectable destiné à exfiltrer des fichiers Word ou PDF sous forme d'images en utilisant la stéganographie[174].

En , ces inquiétudes sont confirmées dans un billet de blog par Check Point Research, une société spécialisée dans la cybersécurité : ChatGPT est déjà utilisé par des cybercriminels pour concevoir des logiciels malveillants[175]. L'historique des discussions d'un forum fréquenté par les cybercriminels semble montrer que des pirates ont créé, grâce au bot de ChatGPT, un logiciel capable de voler certains types de fichiers sur une machine sous Windows, ainsi qu'un logiciel capable de produire de faux contenus (e-books, formations, etc.) sur le Web[176].

Problèmes de droit d'auteur

Manquement au droit d'auteur

Plusieurs chercheurs émettent des réserves quant aux manquements au droit d'auteur, car l'IA de ChatGPT a été entraînée en utilisant un très grand nombre de textes en ligne[64],[177] (dont le corpus de Wikipédia)[15], précise Laure Soulier (maîtresse de conférences à Sorbonne Université au sein de l'équipe Machine Learning and Information Access). Or, Wikipédia est réutilisable et modifiable par tous, mais à condition que le produit final cite Wikipédia comme source placée sous licence ouverte de type CC-BY-SA.

Pour Thierry Poibeau, directeur de recherche au CNRS, les créateurs de l'IA « ont indexé tout ce qui était disponible sur le Web jusqu'en 2021. Même s'il y a des copyrights, ils s'assoient dessus »[64].

Pour le mathématicien et vidéaste Web français Lê Nguyên Hoang, il est probable qu'une grande partie du contenu utilisé pour générer des discussions vienne des réseaux sociaux. « Ça vient très probablement des réseaux sociaux LinkedIn, GitHub, Reddit, Twitter, où les données sont facilement téléchargeables », explique-t-il[64].

Pour la journaliste Alexandra Tauziac du journal Sud-Ouest, le fait que ChatGPT ait été entraîné avec des sources probablement soumises aux droits d’auteur, sans que ces dernières soient mentionnées dans les réponses du robot, risque en tout cas de poser un problème juridique[177]. En , une recherche menée par Patronus AI comparant les performances des LLM (dont GPT) sur un test de 100 questions leur demandait de compléter des phrases tirées de livres soumis à des droits d'auteur aux États-Unis ; l’étude montre que GPT-4, et d’autres outils d’IA générative ne refusent pas de le faire, GPT-4 a fourni des phrases correspondant mot pour mot au livre dans 44 % des cas, ce qui pose des problèmes de respect des droits d’auteurs[178].

L’utilisation de textes protégés par le droit d'auteur a rapidement fait l'objet de procès. OpenAI estime pour sa part que les données soumises au droit d'auteur sont essentielles à l'entraînement d'une IA comme ChatGPT, et invoque aux États-Unis la notion de Fair use pour justifier cette utilisation[179].

Bénéfice du droit d'auteur sur les œuvres produites

En principe, pour pouvoir bénéficier du droit d'auteur aux États-Unis ou en Europe, il faut pouvoir montrer que l'humain a participé de manière créative[180].

Le droit d'auteurs ne s'applique qu'aux humains, et ChatGPT ne peut donc pas en être le bénéficiaire. Une œuvre purement générée par ChatGPT (ou une image générée par DALL-E 3) n'est en général pas protégée par le droit d'auteur et est donc dans le domaine public (du moins si elle ne plagie pas une œuvre existante protégée par le droit d'auteur). Aux États-Unis, la requête de l'utilisateur à elle seule ne semble pas pouvoir justifier un droit d'auteur de l'utilisateur sur les réponses de ChatGPT[180]. Globalement, les législations relatives au droit d'auteur sur les contenus générés par l'IA sont susceptibles d'évoluer[181],[182].

Risques de suppression d'emplois

En , l'économiste Daniel Susskind (auteur de Un Monde sans travail), invité par France Culture, note que ChatGPT « prend en charge des tâches que l'on pensait réservées aux humains » notamment des « tâches qui nécessitent de la créativité, ou du jugement […] Il faut le voir comme faisant partie d'une tendance beaucoup plus importante : la technologie prend en charge de plus en plus de tâches que nous pensions réservées aux humains[15]. ChatGPT n'en est qu'un exemple. » Selon lui, jusqu'alors les progrès technologiques qui ont supprimé des emplois en ont créé d'autres, mais « cette fois-ci, les choses peuvent être différentes : nos systèmes et nos machines deviennent incroyablement capables, prennent des tâches et activités que nous ne pensions possibles que par des esprits humains experts. [Au point] de raréfier considérablement le travail »[15].

En , les créateurs de ChatGPT publient une liste de 34 métiers, principalement manuels, qui ne possèdent pas de composantes à ce jour susceptibles d'être remplacées par l’IA (non reliée à un robot)[183],[184].

Sur les marchés financiers

La société de technologie d'IA c3.ai a vu le cours de son action augmenter de 28 % après avoir annoncé l'intégration de ChatGPT dans sa boîte à outils[185]. Le cours de l'action de Buzzfeed, une société de médias numériques sans rapport avec l'IA, a augmenté de 120 % après avoir annoncé l'adoption de la technologie OpenAI pour la création de contenu[186]. Reuters a constaté que les prix des actions des entreprises liées à l'IA BigBear.ai et SoundHound AI ont augmenté respectivement de 21 % et 40 %, même si elles n'avaient pas de lien direct avec ChatGPT[187]. Ils ont attribué cette montée en puissance au rôle de ChatGPT dans la mode de l'intelligence artificielle à Wall Street. Une recherche universitaire publiée dans Finance Research Letters a révélé que l' « effet ChatGPT » a incité les investisseurs particuliers à faire grimper les prix des actifs de crypto-monnaies liées à l'IA malgré le fait que le marché plus large des crypto-monnaies soit à la baisse, et que l'intérêt des investisseurs institutionnels ait diminué[188]. Cela confirme les conclusions anecdotiques de Bloomberg selon lesquelles, en réponse au lancement de ChatGPT, les investisseurs en crypto-monnaies ont montré une préférence pour les crypto-actifs liés à l'IA[189]. Une expérience menée par finder.com a révélé que ChatGPT pouvait surpasser les gestionnaires de fonds populaires en sélectionnant des actions sur la base de critères tels que l'historique de croissance et les niveaux d'endettement, ce qui a entraîné une augmentation de 4,9 % d'un compte hypothétique de 38 actions, surpassant 10 fonds d'investissement de référence avec une perte moyenne de 0,8 %[190].

Confiance dans cette IA

Au regard des Lignes directrices en matière d'éthique pour une IA digne de confiance de la Commission européenne[191], ChatGPT déroge à beaucoup des 23 critères caractérisant une IA digne de confiance. ChatGPT peut par exemple manquer de précision et de fiabilité, voire désinformer ou affabuler[192].

L'utilisation de ChatGPT peut représenter un risque de fuite de données. Par défaut, les données partagées avec ChatGPT peuvent en effet être utilisées plus tard pour son entraînement, et peuvent donc ainsi être compromises si ce sont des données sensibles (sauf avec la version ChatGPT Enterprise, ou si l'historique des conversations est désactivé)[193]. Par ailleurs, en , un bogue informatique lié au site internet avait valu pendant plusieurs heures à des données personnelles d'utilisateurs d'être exposées à d'autres utilisateurs[194]. Il est aussi arrivé que de faux sites ou logiciels malveillants imitent ChatGPT afin de voler les données de connexion des utilisateurs[195].

Les réponses de ChatGPT sont conçues pour être partiellement aléatoires afin d'être plus créatives[196], ce qui peut poser un problème de reproductibilité. En , OpenAI annonce ajouter un paramètre seed (« graîne ») à son API, permettant aux développeurs informatiques de fixer la valeur de cet aléa et d'ainsi obtenir des résultats reproductibles[197].

Il ne respecte pas l'accès aux données privées ni n'en assure l'intégrité et n'est donc pas conforme au RGPD (cf. #Problèmes de droit d'auteur)[198].

Enfin, le risque d'accoutumance, de confusion, d'attachement, de manipulation et donc d'atteinte possible à l'autonomie de ses utilisateurs est souligné[source insuffisante], à l'instar de la fiction Her, des expériences amoureuses vécues par des utilisateurs de Replika[199], construit sur GPT-3, ou de cérémonies funéraires organisées par les possesseurs de chiens robots Sony Aibo[200].

Biais

Les mesures prises par OpenAI afin de vérifier en continu la qualité de ses résultats ne sont pas établies. Même si ChatGPT peut sembler être assez neutre sur la question du sexisme[201], certains biais subsistent[202]. ChatGPT lui-même réfute ou minimise parfois ces biais[203].

Par exemple, des chercheurs ayant testé ChatGPT sur la rédaction de lettres de recommandation ont observé une tendance potentiellement préjudiciable à utiliser davantage des termes relatifs à l'expertise et à l'intégrité pour les hommes, et des termes relatifs à la beauté et au caractère chaleureux pour les femmes[69]. Des recherches suggèrent aussi que ChatGPT a un penchant politique en faveur de la gauche progressiste[70].

Contamination par d'autres IA

GPT-5.2 a ajouté à ses sources d’information l’encyclopédie anti-woke Grokipedia d’Elon Musk, elle-même alimentée par son IA controversée Grok[39],[40],[41]. En plus de propager un discours très conservateur sur des sujets politique et sociétaux, cette intégration pose un problème d’intoxication de l’IA par l’IA[40].

Consommation d'énergie et empreinte carbone

Selon l’institut de recherche Epoch AI, la consommation d’énergie d’une requête typique sur ChatGPT (0,3 wattheures) est faible par rapport à la consommation d’électricité d’un ménage moyen par minute (près de 20 wattheures). Cependant, les requêtes comportant des entrées longues peuvent être nettement plus énergivores (2,5 wattheures pour une requête d’environ 7 500 mots)[204].

ChatGPT s'attire des critiques en raison de sa forte consommation en électricité et en eau nécessaire pour refroidir les serveurs, durant son entraînement et durant l'utilisation proprement dite. L'entreprise OpenAI ne fournit aucune information sur la consommation du programme dans ces deux domaines ni sur la localisation de ses serveurs ; elle n'indique pas non plus combien de modèles fonctionnent en parallèle pour répondre aux requêtes (plus il y en a, plus la consommation est élevée) ; elle ne fournit pas non plus d'informations sur les processus de fabrication des composants électroniques utilisés[205].

Un article de recherche de l'université de Californie paru fin 2023 estime que l'entraînement de GPT-3 a consommé 1 287 MWh d’électricité, et généré 552 tonnes d’équivalent CO2, soit l'équivalent de plus de 205 vols aller-retour entre Paris et New York. L'article fournit une approximation selon laquelle l'utilisation quotidienne de ChatGPT 3 créait 23,04 kg de CO2 par jour – c’est-à-dire 8,4 t CO2 par an, ce qui équivaut à environ six ans de chauffage électrique pour une maison de 100 m2 en France[206],[205]. Une requête effectuée sur ChatGPT consommerait cinq[207] à dix fois plus d’électricité qu’une recherche classique sur le Web[208]. En 2023, des chercheurs ont estimé que la génération de 10 à 50 réponses de longueur moyenne par GPT-3 (lancé par OpenAI en 2020) nécessite environ un demi-litre d’eau douce[209]. En , le dirigeant d’OpenAI, Sam Altman, a déclaré qu’une requête moyenne sur ChatGPT consommait environ 0,34 Wh (1,2 kJ) d’électricité et 0,32 ml d’eau[210].

Cas d’un adolescent américain : accusations d’incitation au suicide

En , des parents américains ont déposé une plainte contre OpenAI devant la cour supérieure de l’État de Californie, accusant ChatGPT d’avoir encouragé leur fils adolescent à se suicider. Selon la plainte, l’intelligence artificielle aurait contribué à l’isolement de l’adolescent et lui aurait fourni des conseils sur les méthodes pour mettre fin à ses jours. Ce cas a relancé le débat sur les risques psychologiques liés à l’utilisation des agents conversationnels, notamment chez les publics vulnérables, et a soulevé des questions sur la responsabilité des entreprises développant ces technologies face à leur impact sur la santé mentale des utilisateurs[211].

Impact sur Wikipédia

En 2025, la Fondation Wikimedia a documenté et commenté l'interaction croissante entre les résumés produits par des systèmes d'IA (comme ChatGPT) et la fréquentation des pages de Wikipédia. Des études et rapports internes ont signalé que certains formats de contenu et certains sujets ont vu une variation de leur lectorat liée aux usages d'outils d'IA fournissant des réponses « zero-click », tandis que Wikipédia restait une source de référence pour des sujets détaillés et vérifiables. Des analyses de la communauté et du Wikipedia Signpost[212] ont par ailleurs discuté des méthodologies employées pour distinguer trafic humain et trafic automatisé, et des conséquences pour la mesure d'audience[213].

Appel à la résiliation

Afin de s'opposer au soutien financier de 25 millions de dollars apporté à Donald Trump par le président d’OpenAI Greg Brockman (en) et sa femme, une initiative baptisée QuitGTP est lancée sur Reddit et incite les usagers de ChatGPT à résilier leur abonnement. Une autre motivation était d'entraver le travail de l’agence américaine de contrôle de l’immigration (ICE), qui utilisait un outil alimenté par GPT-4 pour recruter ses membres[214].

En , le Pentagone et l'administration de Donald Trump ont rejeté Anthropic, un concurrent d'OpenAI qui a refusé d'autoriser l'utilisation de son modèle Claude pour la surveillance domestique de masse et les armes complètement autonomes. Peu de temps après, OpenAI a annoncé un accord avec le Pentagone. Sam Altman affirme que son accord inclut des restrictions similaires[215], mais le sujet est débattu et le mouvement de contestation a pris de l'ampleur[216],[217].

Interdictions

États-Unis

En , les services de la ville de New York interdisent l'accès à ChatGPT sur les postes informatiques des écoles publiques de la ville. Une porte-parole de la ville de New York justifie cette décision en raison de « préoccupations concernant la sécurité et l'exactitude du contenu »[218].

France

En , Sciences Po Paris annonce interdire l'usage de l'outil à ses étudiants sous peine d'exclusion, puis change de position en autorisant ChatGPT tant qu'il figure dans les sources des travaux produits[219].

À Montpellier, en 2023 la municipalité décide d'interdire à ses employés l'utilisation de ChatGPT au travail par mesure de précaution et en attendant que plus d'études soient faites sur l'intelligence artificielle. Une inquiétude concernant le traitement des données a notamment motivé cette décision[220].

Italie

Fin , l'autorité italienne de protection des données personnelles (GDPD (it)) demande à OpenAI de ne plus traiter les données des italiens. Motivée par « l’absence d’une note d’information aux utilisateurs dont les données sont récoltées », elle ne considère pas comme justifiés « le recueil et la conservation en masse des données personnelles, dans le but d’entraîner les algorithmes faisant fonctionner la plateforme ». Elle lui reproche également de ne pas respecter le Règlement général sur la protection des données européen (RGPD) concernant la collecte des informations et l’accuse de ne pas demander l'âge des utilisateurs de ChatGPT. L'entreprise affirme en effet dans sa FAQ récolter notamment les noms, coordonnées, lieux de résidence et informations de cartes de paiement de ses utilisateurs[221].

Le [221],[222], ChatGPT est interdit sur le territoire italien et l'autorité italienne de protection des données personnelles donne à OpenAI un délai de 20 jours pour se mettre en conformité avec le RGPD, faute de quoi elle s'expose à une amende de 40 millions d'euros ou de 4 % du chiffre d'affaires de l'entreprise[222]. C'est la première interdiction de l'intelligence artificielle par un pays européen. Cette interdiction est levée le après qu'OpenAI a rendu certaines informations plus visibles sur la version de son engin disponible en Italie[223].

Autres

En , le site Web de questions-réponses Stack Overflow interdit l'utilisation de ChatGPT pour apporter des réponses à des questions, en raison de la nature ambiguë des réponses de ChatGPT[224].

Notes et références

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  8. La rigueur et l'orientation idéologique des réponses pourraient dépendre de la langue, en fonction du corpus utilisé par le système ; ainsi, les réponses sur la politique chinoise seraient beaucoup plus proches de la position du gouvernement dans les langues locales qu'en anglais : voir (en) Devin Coldewey, « Why ChatGPT lies in some languages more than others », sur TechCrunch, (consulté le ).
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Voir aussi

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Bibliographie

Article
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Articles connexes

Liens externes

Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://fr.wikipedia.org/wiki/ChatGPT
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Consensus est un moteur de recherche scientifique (de type métamoteur) assisté par intelligence artificielle (IA agentique), conçu pour extraire et synthétiser rapidement des résultats issus de la littérature académique évaluée par les pairs. Créé en 2021 aux États‑Unis par Eric Olson et Christian Salem, il est développé par la société Consensus Inc. Il peut notamment fournir des synthèses d'études sourcées, assorties d'indicateurs de degré d'accord entre études[1].

Fonctions

Le moteur, un peu à la manière de Google scholar répond à des demandes factuelles en s'appuyant uniquement sur des publications scientifiques, mais en utilisant également une IA plus sophistiquée et en proposant des fonctions poussées de recherche et analyse documentaire, en indiquant clairement ses sources (pour faciliter la traçabilité des informations), à partir d'un corpus (de plus de 200 millions d'articles en 2025). Conçu pour agir comme un assistant intelligent de revue de littérature : il ne se contente pas de donner une réponse, il montre d'où elle vient et dans quelle mesure la communauté scientifique est d'accord. Il produit une synthèse structurée, souvent accompagnée d'un indicateur visuel (Consensus Meter) montrant le degré d'accord ou de divergence entre les études, avec :

  • des résumés automatiques d'articles ;
  • une liste de références directes, cliquable, d'articles évalués par les pairs, avec résumé et données (voir ci-dessous) ;
  • des extractions de données clés (données chiffrées, méthodologie, taille d'échantillon, résultats clé) ;
  • la possibilité de poser des questions ciblées sur un article précis (Ask Paper) ;
  • la possibilité de filtrer par type d'étude (ex. : essai contrôlé randomisé, méta‑analyse, étude observationnelle) ;
  • des outils d'analyse thématique et de comparaison d'études.

Utilisateurs

Cet outil est principalement destiné aux chercheurs, étudiants, journalistes scientifiques ou professionnels souhaitant accéder rapidement à l'état des connaissances sur un sujet, tout en vérifiant les sources originales.

Accès

Le service est proposé selon un modèle freemium : un accès gratuit permet d'effectuer un nombre limité de requêtes et de consulter des fonctionnalités de base, tandis qu'une offre payante par abonnement, déclinée en formules individuelles, professionnelles et institutionnelles, donne accès à des recherches illimitées, à des filtres avancés et à des analyses approfondies, constituant la principale source de revenus de l'entreprise.

Références

  1. (en) Allison Faix, « Consensus: Using AI to Analyze Scientific Literature », Library Trends, vol. 73, no 3 « Generative AI and Libraries: Applications and Ethics, Part I », , p. 344-354 (ISSN 0024-2594, e-ISSN 1559-0682, DOI 10.1353/lib.2025.a961198).

Voir aussi

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Automatisation

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Gamma (app)

Gamma
Operating systemWeb
TypePresentation software; document creation software
LicenseProprietary
Websitegamma.app

Gamma is a web-based software platform that uses artificial intelligence to generate presentations, documents, webpages, and other visual content.[1][2] The platform allows users to create structured layouts and draft text based on prompts or uploaded material.[3]

History

Gamma was established in 2020.[1] In November 2025, the company announced a Series B funding round that raised $68 million at a reported valuation of approximately $2.1 billion.[4] Investors in the round included Andreessen Horowitz, Accel, and Uncork Capital, among others.[5][6]

In 2025, cybersecurity researchers reported that Gamma had been used in a phishing campaign targeting Microsoft accounts.[7]

References

  1. 1 2 "Gamma brings in $7M to bring the slide deck into the 21st century". TechCrunch. 28 October 2021. Retrieved 10 April 2026.
  2. "Gamma founder Grant Lee on making slide creation effortless". Fast Company. 29 May 2024. Retrieved 10 April 2026.
  3. "Gamma app: From creating engaging presentations to webpages, know how this AI tool helps". Hindustan Times. 13 March 2024. Retrieved 10 April 2026.
  4. "Gamma, a PowerPoint for the A.I. Era, Raises $68 Million". The New York Times. 10 November 2025. Retrieved 10 April 2026.
  5. "Investing in Gamma". Andreessen Horowitz. Retrieved 13 April 2026.
  6. "AI 'PowerPoint killer' Gamma hits $2.1B valuation". TechCrunch. 10 November 2025. Retrieved 13 April 2026.
  7. Fadilpašić, Sead (17 April 2025). "Popular AI program spoofed in phishing campaign spawning fake Microsoft Sharepoint logins". TechRadar. Retrieved 14 August 2026.
Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://en.wikipedia.org/wiki/Gamma_(app)

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GitHub Copilot

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  • par Sam Zhang
    See how four GitHub agent apps can help you scope, secure, roll out, and ship a feature across the SDLC–all without leaving GitHub. The post How to bring your software delivery workflow into GitHub with agent apps appeared first on The GitHub Blog.
  • par Kayla Cinnamon
    Learn how to write your first prompt in the GitHub Copilot app, choose the right context and model, and start your first task with confidence. The post Write your first prompt with the GitHub Copilot app appeared first on The GitHub Blog.
  • par Jacklyn Carroll
    Go beyond chat in the GitHub Copilot app with these slash commands. They'll help you plan, collaborate, automate, and customize your dev workflow. The post A guide to slash commands in the GitHub Copilot app appeared first on The GitHub Blog.
  • par Bria Ford
    Learn how to build tools to simplify how you work—without writing a single line of code. The post How the GitHub legal team used Copilot CLI to streamline their workflows appeared first on The GitHub Blog.
  • par Cassidy Williams
    Learn how I modernized an old codebase of mine using stacked sessions and pull requests in the GitHub Copilot app. The post Stacked sessions and pull requests in the GitHub Copilot app appeared first on The GitHub Blog.
  • par Burke Holland
    A practical GitHub Copilot workflow for prototyping, planning, implementing, and reviewing software without chasing every new AI tool. The post The harness is all you need (mostly) appeared first on The GitHub Blog.
  • par Christopher Harrison
    New to the GitHub Copilot app? Learn how to start projects, work with AI agents, explore canvases, and streamline your development workflow. The post GitHub Copilot app for Beginners: Getting started appeared first on The GitHub Blog.
  • par Andrea Griffiths
    Copilot now bills usage at listed API rates. Compare direct model access with the coding workflow, policy, and harness work around it. The post Copilot vs. raw API access: What are you actually paying for? appeared first on The GitHub Blog.
  • par Jacklyn Carroll
    Canvases turn AI into interactive workspaces where you can visualize information, explore workflows, and take action across complex tasks. The post How to build interactive experiences with canvases appeared first on The GitHub Blog.
  • par Napalys Klicius
    How migrating Copilot code review to shared Unix-style code exploration tools reduced review cost by reshaping agent workflows around pull request evidence. The post Better tools made Copilot code review worse. Here’s how we actually improved it. appeared first on The GitHub Blog.

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GitHub Copilot

GitHub Copilot est une extension d'environnement de développement intégré (IDE) fondée sur l'intelligence artificielle et développée par GitHub et OpenAI pour aider les développeurs en proposant des auto-complétions de code[1].

Disponible par abonnement pour les développeurs individuels et les entreprises, l'outil a été annoncé pour la première fois le et a notamment été entrainé sur un grand nombre de dépôts publics GitHub.

Historique

Le , GitHub a annoncé GitHub Copilot pour un aperçu technique dans l'environnement de développement Visual Studio Code[2].

GitHub Copilot a été publié en tant que plugin sur le marché JetBrains le [3].

GitHub a annoncé la disponibilité de Copilot pour l'IDE Visual Studio le [4].

Le , GitHub a annoncé que Copilot n'était plus en « aperçu technique » et est disponible en tant que service par abonnement pour les développeurs individuels[5].

GitHub Copilot est l'évolution du plugin « Bing Code Search » pour Visual Studio 2013, un projet de Microsoft Research sorti en [6]. Ce plugin gratuit exploitait diverses sources, notamment MSDN et Stack Overflow, pour fournir des extraits de code adaptés au contexte (renommage de variables) et de haute qualité (compilations transparentes dans le contexte du projet utilisateur pour valider la compatibilité du code fourni, exploitation des votes utilisateurs) en réponse à des requêtes en langage naturel[7].

Caractéristiques

GitHub Copilot est capable de générer un code de solution lorsqu'on lui fournit un problème de programmation en langage naturel. Il est également capable de décrire un code d'entrée en anglais et de traduire ce code dans un langage de programmation différent[8].

L'outil inclut des fonctionnalités d'aide au développement, telles que la conversion des commentaires de code en code exécutable et la saisie semi-automatique de morceaux de code, des sections de code répétitives, des méthodes et fonctions entières[9].

D'après GitHub, la fonctionnalité de saisie semi-automatique de Copilot est précise environ la moitié du temps. En ayant seulement l'en-tête d'une fonction Python, par exemple, Copilot a correctement complété le reste du code de la fonction 43% du temps au premier essai et 57% du temps après dix tentatives[10].

GitHub indique que les fonctionnalités de Copilot permettent aux développeurs d'utiliser des framework et des langages de programmation inconnus en réduisant le temps passé à lire la documentation.

Le logiciel est gratuit pour les étudiants, les enseignants et les développeurs contribuant à des projets open-source populaires.

Mise en œuvre

GitHub Copilot est alimenté par Codex d'OpenAI[11], qui est une version modifiée de GPT-3[12]. Le modèle Codex a en outre été entraîné sur des gigaoctets de code source provenant notamment de dépôts publics GitHub, et faisant intervenir une douzaine de langages de programmation[13]. Cela inclut un ensemble de données filtré de 159 gigaoctets de code Python provenant de 54 millions de dépôts GitHub publics[14]. Le modèle GPT-3 d'Open AI a fait l'objet d'une licence exclusive accordée à Microsoft, la société mère de GitHub[15].

En , Copilot Chat a été mis à jour pour utiliser le modèle GPT-4 de OpenAI[16]. En 2024, Copilot a commencé à laisser aux utilisateurs le choix du grand modèle de langage utilisé pour la génération, incluant notamment GPT-4o et Claude 3.5[17].

Notes et références

  1. « GitHub met l'intelligence artificielle au service des développeurs », sur Les Echos, (consulté le )
  2. Gershgorn, « GitHub and OpenAI launch a new AI tool that generates its own code », The Verge, (consulté le )
  3. « GitHub Copilot - IntelliJ IDEs Plugin | Marketplace », JetBrains Marketplace (consulté le )
  4. (en-US) « GitHub Copilot now available for Visual Studio 2022 », The GitHub Blog, (consulté le )
  5. Par Mary Jo Foley |, « GitHub Copilot se lance et dévoile ses prix », sur ZDNet France (consulté le )
  6. (en-US) Frederic Lardinois, « Microsoft Launches Smart Visual Studio Add-On For Code Snippet Search », sur TechCrunch, (consulté le )
  7. (en-US) « Bing Code Search », sur Microsoft Research, (consulté le )
  8. Finnie-Ansley, Denny, Becker et Luxton-Reilly, « The Robots Are Coming: Exploring the Implications of OpenAI Codex on Introductory Programming », Australasian Computing Education Conference, New York, NY, USA, Association for Computing Machinery, aCE '22, , p. 10–19 (ISBN 978-1-4503-9643-1, DOI 10.1145/3511861.3511863, S2CID 246681316)
  9. Sobania, Schweim et Rothlauf, « A Comprehensive Survey on Program Synthesis with Evolutionary Algorithms », IEEE Transactions on Evolutionary Computation, vol. 27, , p. 82–97 (ISSN 1941-0026, DOI 10.1109/TEVC.2022.3162324, S2CID 247721793, lire en ligne)
  10. (en) « GitHub Copilot · Your AI pair programmer », sur GitHub (consulté le )
  11. (en) Krill, « OpenAI offers API for GitHub Copilot AI model », InfoWorld, (consulté le )
  12. (en-US) « OpenAI Releases GPT-3, The Largest Model So Far », Analytics India Magazine, (consulté le )
  13. « GitHub Copilot · Your AI pair programmer », GitHub Copilot (consulté le )
  14. (en) « OpenAI Announces 12 Billion Parameter Code-Generation AI Codex », InfoQ (consulté le )
  15. (en) « OpenAI is giving Microsoft exclusive access to its GPT-3 language model », MIT Technology Review (consulté le )
  16. (en) « GitHub Copilot – November 30th Update », sur The GitHub Blog, (consulté le )
  17. (en) Tom Warren, « GitHub Copilot will support models from Anthropic, Google, and OpenAI », sur The Verge, (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://fr.wikipedia.org/wiki/GitHub_Copilot
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Hugging Face

Hugging Face
Logo de Hugging Face.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Domaine d'activité
Siège
Pays
Organisation
Effectif
250 employés (), 170 employés (), 160 employés ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs
Clément Delangue (en), Julien Chaumond (en), Thomas Wolf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Organisme affilié
Hugging Face SAS (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires
15 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Produit
Hugging Face Hub (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
OpenCorporates

Hugging Face est une entreprise (licorne) américaine du domaine de l'intelligence artificielle créée en 2016 en France et qui développe des outils pour utiliser l'apprentissage automatique. Elle propose notamment une bibliothèque, open source, de transformeurs conçue pour les applications de traitement automatique des langues, et une plate-forme permettant le partage des modèles et des ensembles de données nécessaires à l'apprentissage automatique, permettant notamment l'entraînement de nouveaux modèles, y compris de grands modèles. Hugging Face, en 2023, emploie 80 salariés en France[1]. En 2024, la plateforme collaborative Hub de l'entreprise stocke 1,3 million de modèles d'intelligence artificielle, 450 000 jeux de données, 680 000 espaces, avec environ 1 milliard de requêtes par jour.

Histoire

La société a été fondée en 2016 par les entrepreneurs français Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf[2], initialement pour développer une application de chatbot destinée aux adolescents[3]. Après avoir ouvert le modèle de cette application, l'entreprise développe une plate-forme d'apprentissage automatique. En 2017, Hugging Face déménage aux États-Unis pour espérer lever des fonds[2].

Le , la société annonce mettre à disposition une version entreprise de son Hugging Face Hub public qui prend en charge le déploiement SaaS ou sur site[4].

En , la société présente un partenariat avec Amazon Web Services (AWS) qui rend ses produits disponibles aux clients AWS. La société indique également que la prochaine génération de BLOOM sera exécutée sur Trainium, une puce d'apprentissage automatique créée par Amazon[5],[6].

En 2024, l'entreprise a acheté XetHub pour améliorer ses capacités de stockage et de gestion des données, afin de répondre aux besoins croissants d'intelligence artificielle de plus en plus complexes[7]. XetHub est une start-up américaine, créée en 2021 à Seattle par des anciens de l'équipe de machine learning d'Apple, spécialisée dans la gestion de fichiers de projets d'intelligence artificielle, dont fichiers fragmentés et de déduplication (permettant d'importants gains de place et de vitesse), et qui a dopé le logiciel Git pour gérer des référentiels géants de données[7]. Hugging Face pourrait ainsi remplacer Git LFS par une version optimisée de son propre système de stockage et de gestion de versions, intégrant les avancées technologiques de XetHub : la bande passante serait ainsi réduite, de même que le temps de téléchargement et de mise à jour de très gros fichiers (ex. : « dans un scénario où un fichier Parquet de 10 Go nécessite une mise à jour d'une seule ligne, les utilisateurs ne devront plus télécharger l'intégralité du fichier, mais seulement les fragments modifiés »[7].

En , l'entreprise fait l'objet d'une intrusion dans son architecture, identifiée comme étant menée par des agents IA autonomes[8].

Financement

En , Hugging Face lève 40 millions de dollars lors d'un financement de série B.[9]. Le , la société annonce un financement de série C [10] qui la valorise à deux milliards de dollars[11]. En , elle lève 235 millions de dollars auprès de plusieurs grandes multinationales américaines, incluant Google, Amazon et Nvidia, ce qui amène sa valorisation à 4,5 milliards de dollars[12].

La start-up a réalisé un chiffre d'affaires de 15 millions de dollars en 2022, et prévoit de dépasser 100 millions en 2024 en profitant de l'essor du secteur[11].

Produits

Hugging Face Hub

La plateforme Hugging Face Hub permet aux utilisateurs d'y héberger[13] :

  • des dépôts utilisant Git, avec des fonctionnalités similaires à GitHub, y compris des discussions et des propositions de modifications (pull-requests) des projets.
  • des modèles, également enregistrés dans Git. 500 000 modèles mis en ligne par les utilisateurs y sont hébergés[14].
  • des ensembles de données, principalement sous forme de texte, d'images et d'audio ;
  • des applications web spaces » et « widgets »), permettant d'héberger des preuves de concept.

La société se veut ouverte et agnostique, à contre-courant des modèles économiques des GAFAM ou d'OpenAI. Le grand public peut accéder à ses services gratuitement, mais Hugging Face fait payer les entreprises lorsqu'elles ont besoin d'importante puissance de calcul[2],[1]. La société s'est dotée d'une équipe consacrée aux questions d'éthique et de droit qui résultent du déploiement des systèmes d'intelligence artificielle[15].

En , une étude de JFrog[16] affirme que la plateforme héberge au moins une centaine de modèles de machine learning malveillants. En effet ceux-ci abriteraient des portes dérobées qui permettraient ensuite de prendre le contrôle à distance des appareils concernés[17].

Bibliothèque de transformers

La bibliothèque Transformers est un package Python qui contient des implémentations open source de modèles de transformers pour les tâches de texte, d'image et audio. Il est compatible avec les bibliothèques d'apprentissage profond PyTorch, TensorFlow et JAX et inclut des implémentations de modèles notables tels que BERT et GPT-2[source secondaire souhaitée].

BLOOM

La société lance en 2021 le BigScience Research Workshop en collaboration avec plusieurs autres groupes de recherche pour publier un grand modèle de langage ouvert[18]. 1 000 chercheurs européens ont participé[11], notamment du CNRS, du GENCI et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[19].

La collaboration donne naissance l'année suivante à BLOOM (BigScience Large Open-science Open-access Multilingual Language Model), un grand modèle de langage multilingue (comprenant 46 langues et 13 langages de programmation) disposant de 176 milliards de paramètres[20]. Les chercheurs ont privilégié l’entraînement sur un corpus de 1,4 téraoctet de texte composé de données fiables dans chaque langue. L'apprentissage a été effectué avec 8 pétaflops du supercalculateur Jean Zay de l'Institut du développement et des ressources en informatique scientifique. Durant 11 semaines, des centaines de processeurs graphiques ont fonctionné en parallèle, totalisant 5 millions d’heures de calcul. Le modèle a la particularité d'être mis à disposition publiquement (open source), mais la licence interdit certaines utilisations comme l'écriture de fake news ou de conseils de santé. L'entreprise travaille à réduire les ressources nécessaires par l'utilisation du modèle pour le rendre plus accessible[21].

Critiques, problèmes

Sécurité des jetons d'API

Des chercheurs en sécurité ont découvert plus de 1 500 jetons d'API exposés sur la plateforme Hugging Face, appartenant à des géants de la technologie comme Meta, Microsoft, Google et VMware, ce qui a mis en danger de nombreuses organisations (cf. risques de vol de données, mais aussi d'empoisonnement de modèles d'intelligence artificielle)[22].

Modèles d'intelligence artificielle malveillants

La plateforme héberge ou a hébergé de nombreux modèles d'intelligence artificielle malveillants, malgré les mesures de sécurité mises en place pour empêcher leur diffusion[23].

Droit d'auteur

En , un demi-million d’ouvrages et d'articles scientifiques protégés par le droit d'auteur entrainent l'intelligence artificielle en dépit des accords pourtant nécessaires[24].

Liens externes

Références

  1. 1 2 « Intelligence artificielle : Hugging Face va doubler ses effectifs en France », sur Le Point, (consulté le ).
  2. 1 2 3 « Comment trois Français exilés aux Etats-Unis sont devenus des incontournables de l'IA », sur BFMTV (consulté le ).
  3. (en-US) « Hugging Face wants to become your artificial BFF », TechCrunch, (consulté le )
  4. Par Victor Cousin et Maxime Poul Le 25 août 2023 à 11h08, « Intelligence artificielle : c’est quoi Hugging Face, la pépite française valorisée à 4,5 milliards d’euros ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
  5. Dina Bass, « Amazon's Cloud Unit Partners With Startup Hugging Face as AI Deals Heat Up », Bloomberg News, (lire en ligne)
  6. Stephen Nellis, « Amazon Web Services pairs with Hugging Face to target AI developers », Reuters, (lire en ligne)
  7. 1 2 3 « Hugging Face renforce son infrastructure IA avec l'acquisition de XetHub », ActuIA, (lire en ligne, consulté le ).
  8. Naïm Bada, « Piraté par un agent IA, Hugging Face a dû se défendre avec un modèle chinois » Accès libre, Clubic, (consulté le )
  9. « Hugging Face raises $40 million for its natural language processing library »,
  10. (en) Cai, « The $2 Billion Emoji: Hugging Face Wants To Be Launchpad For A Machine Learning Revolution », Forbes (consulté le )
  11. 1 2 3 Guillaume Grallet, « Intelligence artificielle : ces Français qui défient ChatGPT », sur Le Point, (consulté le )
  12. « La start-up d'IA Hugging Face lève 235 millions de dollars auprès de Google, Amazon, Nvidia... », Usine-digitale.fr, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Hugging Face Hub documentation », huggingface.co (consulté le )
  14. Victor Cousin et Maxime Poul à 11h08, « Intelligence artificielle : c’est quoi Hugging Face, la pépite française valorisée à 4,5 milliards d’euros ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
  15. « Hugging Face: dans l’atelier français de l’intelligence artificielle », sur RFI, (consulté le )
  16. JFrog est une entreprise et une plateforme universelle de chaîne d’approvisionnement logicielle pour Devops, la sécurité et MLOps. On peut y assembler, distribuer et automatiser les mises à jour logicielles à la périphérie. JFrog aide à améliorer et sécuriser et à mettre en conformité les modèles d’IA, dont via le DevSecOps (développement, sécurité et opérations ; méthode visant à sécuriser les logiciels, dès le début de leur conception et tout au long de leur développement
  17. Chloé Claessens, « Au moins une centaine de modèles d'IA malveillants seraient hébergés par la plateforme Hugging Face » Accès libre, Clubic, (consulté le )
  18. « Inside BigScience, the quest to build a powerful open language model »,
  19. « Bloom : l'intelligence artificielle qui gère 46 langues », sur Génération NT, (consulté le )
  20. « BLOOM », bigscience.huggingface.co (consulté le )
  21. « Un système d'analyse multilingue ultra-innovant entraîné dans l'Essonne », sur Les Echos, (consulté le )
  22. « Les jetons de l'API Hugging Face exposés offrent un accès complet au lama 2 de Meta, selon Lasso Security », sur Developpez.com (consulté le ).
  23. Chloé Claessens, « Au moins une centaine de modèles d'IA malveillants seraient hébergés par la plateforme Hugging Face », sur clubic.com, (consulté le ).
  24. Pilier de l’intelligence artificielle, Hugging Face diffuse des centaines de milliers de documents soumis au droit d’auteur, Mediapart, Clément Pouré, 6 avril 2026
Source Wikipédia (CC BY-SA 4.0) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugging_Face
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